1. Il sort d'une année charnière

"C'est une année où tout a changé dans ma vie, pas seulement le côté sportif", a expliqué van Aert, 24 ans. "Mon épouse et moi, on s'est mariés voici un an. Dans mon équipe précédente (Verandas Willems), j'ai eu quelques difficultés, tout ne s'est pas passé comme je voulais".

Le Belge, qui a couru des épreuves de cyclo-cross l'automne dernier avec une tenue neutre, a fini par obtenir sa liberté. En février, il a eu le feu vert de l'Union cycliste internationale pour rejoindre l'équipe Jumbo, qui l'a fait signer pour trois ans.

Auteur d'une bonne campagne de classiques, sans jouer toutefois la victoire, il dit avoir retrouvé son "vrai niveau voici deux mois". Son commentaire ? "Le petit coup d'arrêt m'a rendu plus fort."

2. Il succède à Sagan

Le Belge a pris la suite de Peter Sagan, le dernier à s'être imposé à Albi dans le Tour. Six ans plus tard, van Aert affiche un profil qui le rapproche du Slovaque même s'il est a priori moins rapide dans un sprint massif. Mais son déboulé sur la place du Vigan, où était jugée l'arrivée, laisse à penser qu'il peut rivaliser. Et devenir à terme son principal rival pour le maillot vert.

Au récent Dauphiné, où il a gagné deux étapes, il évoquait encore sa répugnance à se risquer dans les sprints massifs qu'il jugeait "un peu fous". Interrogé sur le sujet, il a rectifié: "Les années passées, je n'avais pas la puissance pour me battre. C'est aussi une question de positionnement. Aujourd'hui, ce n'était pas compliqué, j'ai choisi la roue de Peter Sagan et cela s'est avéré assez facile."

3. Il est un ambassadeur du cyclo-cross

Trois fois champion du monde de la discipline (2016 à 2018), van Aert a mené des duels homériques avec l'autre star du cyclo-cross, le Néerlandais Mathieu van der Poel, sensationnel vainqueur de la dernière Amstel Gold Race. Après l'arrivée à Albi, son équipe Jumbo a d'ailleurs posté une photo représentant le Belge en compagnie de Raymond Poulidor, le grand-père de "VDP".

"A mon avis, c'est une très bonne chose de commencer par le cyclo-cross, on apprend à bien conduire le vélo et on travaille nécessairement l'explosivité", a expliqué van Aert.

La réussite de son équipier néerlandais Mike Teunissen, premier maillot jaune du Tour 2019 passé lui aussi par la discipline hivernale, appuie l'argument: "J'espère que nos performances sur le Tour vont donner un coup de fouet au cyclo-cross et augmenter sa popularité dans davantage de pays que la Belgique et les Pays-Bas. Il peut être pratiqué partout et il n'est jamais ennuyeux."