Au terme d'un splendide numéro dans le final de cette 16e étape du Tour de France, le Portugais Rui Alberto Costa s'impose en solitaire à Gap ce mardi. Le vainqueur des deux derniers Tour de Suisse n'a laissé aucune chance à ses compagnons d'échappés, dont Thomas Voeckler, faisant la décision sur les pentes du col de Manse (2e cat), dernière difficulté du jour. Il y a trois ans, Gap avait déjà vu un Portugais s'imposé dans ses rues avec Sergio Paulinho.

Le coureur de la Movistar a parfaitement mené son affaire, au lendemain de la journée de repos. Sous une chaleur accablante (35° C), il a profité de l'apathie du peloton pour sortir en compagnie de 25 autres coureurs à la faveur du col de Macuègne. Tous ses hommes ont très bien collaboré pour creuser l'écart et se disputer la victoire finale. "Je n'ai pas eu trop à puiser dans mes réserves jusqu'à présent, j'espère que ça va servir à quelque chose", se disait Philippe Gilbert (BMC), présent à l'avant. Mais le champion du monde n'a pas eu son mot à dire quand les choses se sont décantées aux abords du col de Manse.

Si Blel Kadri (AG2R-La Mondiale) et Jean-Marc Marino (Sojasun) ont tenté leur chance et fait la course en tête quelques minutes, ils ont du rendre les armes dès les premières rampes de la dernière difficulté du jour. A la moitié de l'ascension, Rui Costa a décidé d'accélérer, lâchant irrémédiablement ses compagnons d'échappés, et s'est envolé pour aller décrocher sa seconde victoire sur le Tour de France, après celle obtenue au sommet de Super-Besse en 2011.

Derrière le combatif Portugais, c'est Christophe Riblon (AG2R-La Mondiale) qui s'est montré le plus malin pour terminer deuxième. Le Français devance ses compatriotes Arnold Jeannesson (FDJ.fr) et Jérôme Coppel (Cofidis) et l'Allemand Andreas Klöden (RadioShack-Leopard), qui ont mené la chasse sans succès. Un nouvel échec pour le cyclisme français, qui n'a toujours pas gagné sur ce Tour de France.

Purito et Contador testent Froome

Jeannesson ne s'était pas trompé quand il avait prédit qu'il y aurait "une belle bataille". Alors que l'on attendait une journée calme pour les leaders, ces derniers n'ont pas chômé. La faute à Joachim "Purito" Rodriguez et la Katusha. Sur les premières rampes du col de Manse, la formation russe a fait exploser le peloton. Seuls huit hommes sont parvenus à suivre le rythme imprimé par le puncheur espagnol, dont Froome, Porte et Contador.

Au relais de son compatriote, qui a gagné dans la manoeuvre une place au général au profit de Jakob Fuglsang (7e), le leader de la Saxo-Tinkoff n'a pas ménagé ses efforts et attaqué par trois fois son rival britannique, toujours ramené par son équipier australien Richie Porte. L'Espagnol a bien tenté sa chance dans la descente, là même où il avait piégé Andy Schleck en 2011, mais à nouveau en vain. Sorti trop large d'un virage, en compagnie de Froome, il s'est finalement résigné pour finir dans la roue du leader, au même titre que les Movistar Quintana, nouveau 5e, et Valverde.
Distancé dans la montée, Jean-Christophe Péraud a concédé une minute aux leaders, comme Ten Dam et Fuglsang, mais reste 9e au général et premier français.

Christopher Buet

Au terme d'un splendide numéro dans le final de cette 16e étape du Tour de France, le Portugais Rui Alberto Costa s'impose en solitaire à Gap ce mardi. Le vainqueur des deux derniers Tour de Suisse n'a laissé aucune chance à ses compagnons d'échappés, dont Thomas Voeckler, faisant la décision sur les pentes du col de Manse (2e cat), dernière difficulté du jour. Il y a trois ans, Gap avait déjà vu un Portugais s'imposé dans ses rues avec Sergio Paulinho. Le coureur de la Movistar a parfaitement mené son affaire, au lendemain de la journée de repos. Sous une chaleur accablante (35° C), il a profité de l'apathie du peloton pour sortir en compagnie de 25 autres coureurs à la faveur du col de Macuègne. Tous ses hommes ont très bien collaboré pour creuser l'écart et se disputer la victoire finale. "Je n'ai pas eu trop à puiser dans mes réserves jusqu'à présent, j'espère que ça va servir à quelque chose", se disait Philippe Gilbert (BMC), présent à l'avant. Mais le champion du monde n'a pas eu son mot à dire quand les choses se sont décantées aux abords du col de Manse. Si Blel Kadri (AG2R-La Mondiale) et Jean-Marc Marino (Sojasun) ont tenté leur chance et fait la course en tête quelques minutes, ils ont du rendre les armes dès les premières rampes de la dernière difficulté du jour. A la moitié de l'ascension, Rui Costa a décidé d'accélérer, lâchant irrémédiablement ses compagnons d'échappés, et s'est envolé pour aller décrocher sa seconde victoire sur le Tour de France, après celle obtenue au sommet de Super-Besse en 2011. Derrière le combatif Portugais, c'est Christophe Riblon (AG2R-La Mondiale) qui s'est montré le plus malin pour terminer deuxième. Le Français devance ses compatriotes Arnold Jeannesson (FDJ.fr) et Jérôme Coppel (Cofidis) et l'Allemand Andreas Klöden (RadioShack-Leopard), qui ont mené la chasse sans succès. Un nouvel échec pour le cyclisme français, qui n'a toujours pas gagné sur ce Tour de France. Purito et Contador testent Froome Jeannesson ne s'était pas trompé quand il avait prédit qu'il y aurait "une belle bataille". Alors que l'on attendait une journée calme pour les leaders, ces derniers n'ont pas chômé. La faute à Joachim "Purito" Rodriguez et la Katusha. Sur les premières rampes du col de Manse, la formation russe a fait exploser le peloton. Seuls huit hommes sont parvenus à suivre le rythme imprimé par le puncheur espagnol, dont Froome, Porte et Contador. Au relais de son compatriote, qui a gagné dans la manoeuvre une place au général au profit de Jakob Fuglsang (7e), le leader de la Saxo-Tinkoff n'a pas ménagé ses efforts et attaqué par trois fois son rival britannique, toujours ramené par son équipier australien Richie Porte. L'Espagnol a bien tenté sa chance dans la descente, là même où il avait piégé Andy Schleck en 2011, mais à nouveau en vain. Sorti trop large d'un virage, en compagnie de Froome, il s'est finalement résigné pour finir dans la roue du leader, au même titre que les Movistar Quintana, nouveau 5e, et Valverde. Distancé dans la montée, Jean-Christophe Péraud a concédé une minute aux leaders, comme Ten Dam et Fuglsang, mais reste 9e au général et premier français. Christopher Buet