Le sprinter australien Caleb Ewan (24), qui fera ses grands débuts au Tour, pourra (notamment) compter sur l'aide de De Buyst, et, comme au Giro, où il a enlevé deux étapes, du double champion du monde allemand de madison sur piste Roger Kluge (33), dont ce sera la troisième participation, après 2010 et 2014. "Il a été assez facile de composer l'équipe", avoue le manager Marc Sergeant.

"C'est tout simplement la plus forte possible. Il y a en gros trois sortes d'étapes: celles pour les sprinters, celles pour les rouleurs et celles pour les grimpeurs, les seules où nous ne sommes pas particulièrement bien armés. Ce qui limite nos ambitions au classement général. L'objectif, ce sont donc des victoires d'étapes, à la portée de Caleb (Ewan), en dépit de son inexpérience dans la Grande Boucle. On a par conséquent voulu emmener des coureurs qui, à l'image de Maxime Monfort (dont la dernière participation au Tour remonte à 2013, ndlr), sont capables de faire comprendre à leurs équipiers qu'ils doivent jouer leur rôle pour que l'étape se termine bien par un sprint. Ce sera sa principale mission, mais cela ne veut pas dire que Maxime ne pourra pas tenter sa chance personnelle à l'occasion. Je compte aussi sur Jens Keukeleire, Tiesj Benoot et Tim Wellens pour participer à la préparation des sprints. Les autres devront également rouler pour Caleb dans certaines étapes. Mais lui aussi pourra se comporter en équipier dans d'autres, au profit de coureurs comme Benoot (4e du Tour de Suisse), De Gendt (lauréat au Ventoux il y a trois ans) et Wellens (double vainqueur d'étape en Andalousie). Donc tout le monde devra finalement rouler pour tout le monde. J'espère qu'on gagnera rapidement une première étape, et pourquoi pas la première", conclut Sergeant, "parce que je sais par expérience que dans ce cas, une deuxième suit généralement peu après..."