• Aujourd'hui, les coureurs n'auront pas beaucoup le temps d'admirer le paysage : 4.400 mètres de dénivelé positif (le record pour une étape de ce Tour 2020) et sept ascensions répertoriées au classement de la montagne. Avec 191,5 kilomètres, c'est également la plus longue étape de montagne de cette édition. Les trois étapes alpestres à venir obtiennent toutefois un meilleur score au Cycling Cols Index, qui détermine la difficulté des étapes de montagne. Sans parler des trois monstrueuses étapes de montagne prévues lors de la dernière semaine du Giro, longues d'environ 200 kilomètres, avec plus de 5.000 mètres de dénivelé positif.
  • Après 25 kilomètres dans cette "étape des volcans", le peloton attaquera déjà une montée de première catégorie : le Col de Ceyssat (10,2 km à 6,1%). Il a été escaladé durant le Tour pour la dernière fois en 1983, lors du contre-la-montre entre Clermont-Ferrand et le Puy de Dôme, remporté par l'Espagnol Angel Arroyo. Même si, à l'époque, l'histoire de la journée/semaine était celle du maillot jaune, Pascal Simon. Souffrant d'une fracture de l'omoplate depuis quatre jours, le Français n'avait pas abandonné. Malgré des douleurs atroces, Simon, porté par les supporters français, a terminé ce chrono à la 55e place, à cinq minutes du vainqueur. De quoi conserver 52 secondes d'avance sur son compatriote, Laurent Fignon. Deux jours plus tard, l'étape de L'Alpe d'Huez était toutefois de trop et Simon a finalement dû abandonner.
Le profil de la 13e étape.
  • Les cinq derniers kilomètres du Pas de Peyrol grimpés aujourd'hui figuraient déjà au parcours d'une étape en 2016. Thomas De Gendt, Greg Van Avermaet et Andriy Grivko s'étaient portés à l'attaque. Dans le Pas de Peyrol, les deux Belges avaient lâché l'Ukrainien. De Gendt est arrivé premier au sommet, mais Van Avermaet a finalement remporté l'étape du Lioran et s'est retrouvé avec le maillot jaune, tandis que De Gendt enfilait les pois.
Richard Virenque avec Axel Merckx, en 2004., belga
Richard Virenque avec Axel Merckx, en 2004. © belga
  • Richard Virenque a connu l'un de ses jours de gloire lors du Tour 2004, en s'imposant un 14 juillet dans une étape passée notamment par le Pas de Peyrol. Le Français l'avait emporté au terme d'une échappée d'environ 200 kilomètres, après avoir lâché son compagnon de route, Axel Merckx, à soixante bornes de l'arrivée. Cette prestation ne relevait pas du hasard. En mai déjà, Virenque, alors chez Quick-Step-Davitamon, avait appelé Patrick Lefevere. L'avion privé du co-sponsor Luc Maes pouvait-il le disposer au départ de Limoges ? Et était-il possible d'obtenir une voiture suiveuse, avec soigneur, pour effectuer la reconnaissance des 230 kilomètres de l'étape ? Aussitôt dit, aussitôt fait. Le soir-même, Virenque rappelait Lefevere : "C'est là que je vais frapper". Et deux mois plus tard, il tenait parole.
  • Jurgen van den Broeck a eu moins de chance, lors du Tour 2011, lorsqu'il a chuté dans la descente du Pas de Peyrol. Il s'est retrouvé dans le ravin, tout comme Alexandre Vinokourov. Le Kazakh s'est cassé le bassin, tandis que VDB s'est fracturé l'omoplate et deux côtes. Une énorme déception, car le Campinois était dans la forme de sa vie et est toujours convaincu qu'il aurait pu gagner ce Tour à la place de Cadel Evans. Van den Broeck en a conservé une grande appréhension dans les descentes. Une peur qu'il n'a surmontée qu'avec l'aide d'un psychologue.
Jürgen Van den Broeck., belga
Jürgen Van den Broeck. © belga