• Si aucune équipe n'est placée en quarantaine après les tests coronavirus du jour de repos, nous aurons, au début de cette étape, un classement général constitué de douze coureurs de douze équipes différentes aux douze premières places. C'est une première sur le Tour après neuf jours de course. Le premier "doublé" est pour Trek-Segafredo, avec Richie Porte 11e et Bauke Mollema 13e. Les duos suivants sont pour les deux grandes armadas, Jumbo-Visma et INEOS Grenadiers : Primoz Roglic (1er) et Tom Dumoulin (14e) ainsi que Egan Bernal (2e) et Richard Carapaz (15e).
  • Remarquable également, les différences de temps entre le top du classement général et la suite. Les sept premiers, de Roglic à Pogacar, se tiennent en 44 secondes. Tout cela après de nombreuses chutes, deux arrivées au sommet, une étape de bordures et trois étapes de montagne (Nice et les Pyrénées). Roglic ne doit d'ailleurs son avance de 21 secondes sur Bernal qu'aux seules bonifications. Le contraste est énorme avec le reste du peloton. Sergio Higuita est 19e à 6'08'', suivi par Esteban Chaves, 20e à 12'13'' déjà. 147 des 166 coureurs sont déjà à plus de dix minutes, 109 sont à plus d'une heure et 59 à plus de deux heures. Pavel Sivakov, la lanterne rouge, pointe à 2h39'54''.
Les premiers du général se tiennent en une poignée de secondes., belga
Les premiers du général se tiennent en une poignée de secondes. © belga
  • Pour la première fois dans l'histoire du Tour, une étape part d'une île pour arriver sur une autre. Les passages sur les deux ponts reliant les îles au continent fourniront sans aucun doute des images fantastiques. Christian Prudhomme en raffole. Le départ réel est donné sur le viaduc d'Oléron (2,8 km), tandis le pont de l'île de Ré (3 km) se trouve dans la finale, à seulement 16 km de l'arrivée à Saint-Martin-de Ré.
  • Le lieu de départ, l'île d'Oléron, est la deuxième plus grande île française, en Europe, après la Corse. Une autre île toute proche est également très connue: Fort Boyard. L'île d'Oléron a servi une fois d'arrivée au Tour, en 1983 lors d'une étape partie de Nantes. L'Italien Riccardo Magrini avait fait le coup du kilomètre et surpris les sprinteurs pour l'emporter. Eric Vanderaerden a terminé deuxième, Etienne De Wilde, quatrième. C'était la première victoire d'étape italienne depuis 1979 et Serge Parsani. Pour l'île de Ré, une arrivée du Tour est une première. De fait, en 1983, l'île n'était pas encore reliée au continent. Le pont de l'île de Ré n'a été ouvert que cinq ans plus tard, en 1988, 22 ans après le viaduc d'Oléron.
Verra-t-on des bordures, aujourd'hui ?, belga
Verra-t-on des bordures, aujourd'hui ? © belga
  • Le patron du Tour, Christian Prudhomme, espère voir se former des bordures le long du littoral, mais d'après les dernières prévisions, les dieux du vent devraient se montrer cléments avec le peloton. Il ne devrait y avoir de vent dans le dos que durant les 47 premiers kilomètres, et dans la finale (environ 20 km/h) quand les coureurs tourneront vers l'ouest vers de l'île de Ré, à L'Houmeau. Le peloton pourrait bien voler en éclats sur le pont, mais il ne devrait pas y avoir de gros écarts à l'arrivée.