• Lieu de départ, Le Teil, est une petite commune d'environ 8.750 habitants, sur la rive ouest du Rhône. En novembre dernier, elle a été frappée par un tremblement de terre de 5,4 sur l'échelle de Richter, le tremblement de terre le plus grave depuis seize ans en France métropolitaine. Plus de 400 personnes ont dû passer la nuit dans une salle de sport, car plusieurs maisons ont été gravement endommagées. Aujourd'hui, Le Teil accueille la caravane du Tour pour la première fois. C'est une des douze villes-étapes inédites de ce Tour. L'an dernier, il n'y en avait que trois. En 2014, Le Teil a servi d'arrivée d'une étape du Dauphiné, un sprint massif remporté par Nikias Arndt devant Kris Boeckmans.
Adam Yates, le neuvième Britannique en jaune., belga
Adam Yates, le neuvième Britannique en jaune. © belga
  • Suite à la pénalité de vingt secondes reçue par Julian Alaphilippe, Adam Yates est devenu le neuvième coureur britannique à porter le maillot jaune et le tout premier membre d'une fratrie de jumeaux à porter le maillot de leader du Tour. Contrairement à ce que l'on a souvent dit, Adam et Simon Yates ne sont pas des jumeaux monozygotes ou "vrais jumeaux". Leurs nez, leurs sourires et leurs racines de cheveux permettent de les différencier, tout comme la petite cicatrice à droite du menton d'Adam. Sam Bennett a également écrit une page d'histoire puisqu'il est le premier Irlandais à endosser le maillot vert depuis Sean Kelly, en 1989.
  • L'étape du jour s'achève au Mont Aigoual et est déjà la deuxième arrivée au sommet de ce Tour, en seulement six jours. Le fait que le principal favori Primoz Roglic ait déjà gagné à Orcières-Merlette s'inscrit dans la continuité d'une tendance initiée par Lance Armstrong sous son règne. Durant la dernière décennie, la première arrivée au sommet a aussi souvent été un bon indicateur pour le classement final. Depuis 2012, le maillot jaune final (Bradley Wiggins, Vincenzo Nibali et Geraint Thomas une fois, Chris Froome, quatre fois) a toujours terminé dans le top 3 de l'étape ou dans le top 3 du groupe des coureurs de classement. Une exception à cela : Egan Bernal l'année dernière. Le Colombien n'avait terminé que neuvième du groupe des favoris à la Planche des Belles Filles et avait concédé neuf secondes à son coéquipier Geraint Thomas avant de se rattraper plus tard dans le Tour. Vivrons-nous un scénario similaire cette année ?
  • Le peloton va attaquer le Mont Aigoual depuis le sud et devra donc d'abord gravir le Col des Mouzères (6 km à 4,8%) et le Col de la Lusette. Ce dernier est considéré comme l'un des plus difficiles du Massif Central : 11,7 km à 7,3% en moyenne, comprenant un passage très raide de 6,7 km juste avant le sommet (9,12% en moyenne et des pics jusqu'à 14-15%). Le tout sur une route étroite et granuleuse. Ce qui a fait dire au patron du Tour, Christian Prudhomme, que ne pas reconnaître ce col serait une grossière erreur. On dit même que Bernard Hinault aurait dû mettre pied à terre sur la partie la plus raide, lors du GP du Midi Libre, dans les années 80. "Plus jamais!", aurait-il juré. Trente ans plus tard, le fier Hinault dit toutefois ne plus s'en souvenir.
  • Le Mont Aigoual a été au programme du Tour à une reprise : le 17 juillet 1987 dans une étape partie de Millau. Le peloton avait alors emprunté le versant ouest, depuis Meyrueis et c'est Silvano Contini qui avait atteint le sommet en premier. C'est finalement Jean-Paul van Poppel qui avait décroché la victoire dans cette étape, sa deuxième en 1987, au terme d'un sprint massif à Avignon. La dernière course professionnelle passée par le Mont Aigoual est le Tour du Gévaudan Languedoc-Roussillon, en 2013. À l'époque, deux versants ont même été grimpés et c'est le coureur de la Cofidis, Yoann Bagot qui s'y était montré le plus à l'aise.