• Chaque étape du Tour depuis hier est un peu historique puisque jamais avant cette année une étape de la Grande Boucle n'avait eu lieu en septembre. Le 2 septembre est d'ailleurs une journée historique pour le cyclisme belge. Il y a tout juste trente ans, en 1990, Rudy Dhaenens devenait champion du monde à Utsunomiya, au Japon, devant son compatriote Dirk De Wolf. Et cela arrivait exactement six ans après la victoire de Claudy Criquielion au Mondial de Barcelone. Un présage de succès belge aujourd'hui ?
  • Le départ du jour est donné à Gap, qui a déjà été ville-étape du Tour à 26 reprises. L'année dernière, Gap a été le cadre de l'arrivée de la 19e étape, remportée par Matteo Trentin. Exceptionnellement, les coureurs prendront la direction de l'ouest. Par le passé, après un départ à Gap, le peloton se dirigeait presque toujours vers l'est, vers une arrivée dans les Alpes, ou vers la Provence ou la Côte d'Azur. Il n'y a qu'en 1996 que l'ouest avait également été privilégié avec une arrivée à Valence, où le Colombien Chepe Gonzalez s'était imposé.
Le profil de la 5e étape., Tour
Le profil de la 5e étape. © Tour
  • Un départ de Gap ne porte pas toujours chance. Marco Lietti, l'Italien qui a gagné ici en 1991, a heurté une voiture le lendemain pendant l'échauffement. Résultat : fracture du fémur et de la clavicule. Les risques de chutes ne sont pas non plus minimes aujourd'hui, car nous aurons droit à une étape très rapide à travers les Hautes-Alpes, la Drôme et l'Ardèche. On peut également s'attendre à des éventails, surtout entre le sommet du Col de Serre (53 kilomètres de l'arrivée) et Teil (trente kilomètres de l'arrivée). Le mistral - selon les prévisions météorologiques actuelles - soufflerait à environ 25 à 35 km/h, en provenance du nord-est. Le final est également dangereux : entre le cinquième kilomètre avant l'arrivée et la flamme rouge, le peloton va se farcir une succession de ronds-points, de courbes et de rétrécissements, qui pourraient perturber la préparation du sprint. Selon Steven Verstockt, un professeur à l'Université de Gand qui a développé un modèle qui évalue objectivement la sécurité d'un itinéraire, cette étape (avec celle vers l'île de Ré) est même la plus dangereuse de ce Tour.
  • Entrecinq et 1,3 kilomètre avant la ligne d'arrivée, les coureurs auront droit à une montée à 2% de moyenne, avec un pic à 4%. Le dernier kilomètre est (selon le road book du Tour) presque plat. Avec une dernière ligne "droite", comprenant une légère courbe d'environ 250 mètres sur le boulevard du Vivarais à Privas. Sans doute pas suffisant pour se débarrasser de Caleb Ewan ou Sam Bennett. Au début de cette saison, ils ont déjà terminé premier et deuxième après le beaucoup plus raide Dam Hatta au Tour des Émirats Arabes Unis. Mais Wout Van Aert a également jeté son dévolu sur cette étape. Et cette fois, il voudra peut-être prendre un peu plus de risques. Sa super condition est déjà là, comme il l'a prouvé vers Orcières-Merlette. Jasper Stuyven et Greg Van Avermaet ne devraient probablement pas finir très loin non plus.
  • Privas, commune de seulement 8.700 habitants, est surtout connue comme "la capitale des châtaignes confites". Mais elle possède également une prison, construite en 1820. Petite, elle peut contenir 62 détenus. Dans le cadre du Tour, ils effectueront aujourd'hui un trajet de 34 kilomètres en vélo électrique, puis disputeront également une mini-course dans la cour de la prison.