• Wout van Aert fête ses 26 ans ce 15 septembre. Étonnamment, c'est la première fois qu'il prend part à une course professionnelle le jour de son anniversaire. Pour qu'il l'emporte aujourd'hui, il faudra empêcher l'échappée d'aller au bout et miser sur un sprint en montée sur la courte pente finale de Villard-de-Lans.
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null © belga
  • Avant le départ de cette étape, la différence entre Primoz Roglic et Tadej Pogacar n'est que de quarante secondes. Lors des dix dernières éditions, l'écart entre les deux premiers à ce stade de la course n'a été qu'une seule fois plus petit : en 2017, quand Chris Froome ne comptait que 18 secondes d'avance sur Fabio Aru. Pour l'instant, l'ensemble du classement général est d'ailleurs assez particulier, avec le quatorzième, Damiano Caruso à 9'02 ", et le quinzième, Warren Barguil, déjà à... 32'27". Remarquable également : seuls 21 coureurs comptent moins d'une heure de retard sur Primoz Roglic. Il faut remonter à 1997 pour trouver moins de coureurs à moins de soixante minutes du leader à ce stade du Tour : ils étaient alors 19. Au fond du classement, Jérôme Cousin pointe déjà à 4h43'19'', soit déjà neuf minutes de plus que Sebastian Langeveld, lanterne rouge, au terme du Tour 2019.
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Egan Bernal. © belga
  • Après l'étape de Grand Colombier, Egan Bernal figure à la treizième place du général. Il y a perdu sept minutes et vingt secondes. C'est la plus grosse perte de temps (par rapport au groupe comportant les favoris) du Colombien dans une étape d'une course du WorldTour depuis la fameuse étape pavée vers Roubaix lors du Tour 2018. Bernal l'avait terminée 136e, à seize minutes. Ce Tour, son premier, est le seul que Bernal n'a pas terminé dans le top 10 depuis son passage chez Team Sky en 2018. Le Colombien, qui avait beaucoup travaillé pour Chris Froome et Geraint Thomas, avait terminé quinzième à Paris.
  • Selon Christian Prud'homme, cette étape dans le Massif du Vercors "sent le piège", bien qu'aucun col impressionnant ne figure sur le parcours. La première ascension, le Col de Porte, est l'un des premiers cols gravis dans l'histoire du Tour de France. Il a même été incontournable entre 1907 et 1910. Depuis, il a encore figuré 17 fois au programme et des noms prestigieux comme Robic, Bartali, Gaul, Poulidor, Bahamontes, Merckx et Ocaña ont franchi son sommet en tête. Les coureurs qui ont participé au récent Critérium du Dauphiné ont eu l'occasion de le découvrir dans la finale de la deuxième étape. C'est Roglic qui s'y est imposé et ce jour-là, Pogacar a concédé une minute.
Lance Armstrong., belga
Lance Armstrong. © belga
  • Villard-de-Lans a été le théâtre d'une arrivée d'étape du Tour pour la dernière fois en 2004. Jan Ullrich avait placé une surprenante offensive et a compté jusqu'à une minute d'avance à soixante kilomètres du but. Floyd Landis et José Azevedo, les équipiers d'Armstrong, ont alors lancé la chasse en compagnie de Jens Voigt, l'équipier d'Ivan Basso. Cela a déclenché des rumeurs selon lesquelles Armstrong avait conclu un pacte avec l'Italien. Ullrich a finalement été repris à quinze kilomètres de l'arrivée et c'est Armstrong qui s'est imposé au sprint, devant Basso et Ullrich.