1. La caravane visite le quatrième massif de ce Tour. Après les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées, place au Jura. Pour les Alpes, il faudra attendre mardi.
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1. La caravane visite le quatrième massif de ce Tour. Après les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées, place au Jura. Pour les Alpes, il faudra attendre mardi. Le compte twitter de @cyclingalps a bien expliqué la différence.2. Après 98 kilomètres plutôt plats, le peloton aborde trois ascensions qui font partie de la pyramide de Bugey, du nom du parc naturel voisin. Depuis 1992, les cyclotouristes qui gravissent deux, trois ou quatre faces de cette pyramide (ou du Grand Colombier) en une journée reçoivent le brevet des Fêlés du Grand Colombier, en analogie avec le Club des Cinglés du Mont Ventoux, qu'on intègre si on gravit en un jour les trois faces de la Montagne Chauve. Les coureurs s'attaquent donc aux trois faces de la pyramide de Bugey. Ils commencent par la Montée de la Selle de Fromentel (11,1 kilomètres à 8,1%). Elle est apparue au Tour de l'Avenir 1978 et 1979. Son dernier tronçon, trois kilomètres à 12,8% avait contraint beaucoup de coureurs à mettre pied à terre, faute de braquet adapté. L'avant-dernier kilomètre est le plus pentu de tout le Tour: 14,5% en moyenne avec un pic de 22%. 3. Deuxième obstacle, le Col de la Biche. Il faisait partie du parcours en 2017 mais par la face est, également hors-catégorie. Cette année, le peloton franchit la face ouest, à partir de Lochieu, une peu plus facile : 6,9 kilomètres à 8,9%. C'est par cette face que le peloton était descendu il y a trois ans. Ses lacets avaient été fatals à Geraint Thomas et Robert Gesink. Ils avaient chuté et avaient abandonné, l'un à cause d'une fracture de la clavicule, l'autre suite à une fracture d'une vertèbre lombaire.Richie Porte avait dû quitter la course après une grave chute dans la descente du Mont du Chat, le col suivant. Il ne figure pas au menu du jour mais les descentes de la Montée de la Selle de Fromentel et du Col de la Biche n'en sont pas moins redoutables.4. Enfin, le Grand Colombier, qui n'a intégré le Tour qu'en 2012. Thomas Voeckler l'a franchi en premier. Enthousiaste, Christian Prudhomme s'est écrié : "Nous y reviendrons !" Le col offre une vue fabuleuse sur le Lac du Bourget, le plus grand lac naturel de France. Le peloton démarre comme en 2012 de Culoz mais cette fois, la ligne d'arrivée est au sommet en non en vallée, où Voeckler s'était imposé. C'est une première au Tour mais c'est une reproduction de la troisième étape du Tour de l'Ain à partir du kilomètre 67,5. Primoz Roglic a gagné cette étape avec quatre secondes d'avance sur Egan Bernal et six sur Nairo Quintana. Le Slovène va-t-il battre à nouveau les Colombiens, avec l'aide de Tadej Pogacar ? Le Grand Colombier est le préféré de Thibaut Pinot. En 2010, à vingt ans, il l'a franchi en tête et un an plus tard, il a battu David Moncoutié -cette fois, l'arrivée était au sommet. Huit ans plus tard, en 2019, le Français a encore gagné l'étape du Grand Colombier au Tour de l'Ain, après l'ascension partant de Culoz. C'est une fameuse motivation, du moins si Pinot est délivré de ses problèmes de dos. 5. Samedi, Thibaut Pinot est arrivé à Lyon en 115e position, à près de vingt minutes du vainqueur, Sören Kragh Andersen. Etait-il à bout de forces ou s'est-il ménagé?Sunweb a prouvé ces trois derniers jours que cette tactique était rentable, dans un Tour au niveau très relevé. Le lendemain de la première, troisième et dixième places de Marc Hirschi, Kragh Andersen et Nicolas Roche à Sarran jeudi, les huit coureurs Sunweb sont arrivés avec 27 minutes de retard à Puy Mary. Hier, reposés, ils ont lancé trois attaques : Tiesj Benoot puis Hirschi et enfin Kragh Andersen, qui a brillamment conclu la journée. Casper Pederson a terminé cinquième et Hirschi dixième. Un jour, Tom Boonen a dit qu'il ne fallait pas nécessairement un plan mais des big balls. Sunweb a les deux. Et ça fonctionne.