"Une ascension comme le Ventoux, une étape de plus de 240 kilomètres, ça sera brutal, il n'y a pas d'autre mot. Il y aura des écarts", a déclaré le Britannique.

A partir de Givors, la 15e étape, la plus longue de l'épreuve (242,5 km), prend la direction du sud. Trois petites côtes figurent sur le parcours avant le célébrissime Mont Chauve, abordé par Bédoin sur le versant sud.

Les 20,8 kilomètres d'ascension, d'une pente moyenne de 7,5 %, mènent à l'Observatoire à l'altitude de 1912 mètres. Au Chalet Reynard (1435 m), il reste encore 6,5 kilomètres de montée dans un univers de pierres, minéral et lunaire, surchauffé en cas de canicule, où le Britannique Tom Simpson est décédé dans le Tour 1967.

Le Tour a franchi quatorze fois le Géant de Provence. Mais l'arrivée de l'étape n'a été jugée au sommet qu'à huit reprises, la dernière en 2009 (victoire de l'Espagnol Juan Manuel Garate).

Départ de Givors à 10h35 (lancé à 10h45), arrivée au Mont Ventoux vers 17h18 (prévision à 37 km/h de moyenne).

Matteo Trentin : "Ma plus grande victoire, et en plus dans le Tour"

Matteo Trentin, 23 ans, s'est joué de tout le monde dans les rues de Lyon. L'Italien de la formation Omega Pharma-Quick.Step a laissé derrière lui, notamment, le Suisse Michael Albasini et l'Américain Andrew Talansky pour s'offrir la 14e étape du Tour de France, samedi.

"Nous avons disputé une étape rapide. Mon compteur indiquait à l'arrivée une moyenne de 47 kilomètres par heure. C'est rapide pour une étape accidentée comme aujourd'hui", a déclaré Trentin. "Dès que nous avons pris une minute sur le peloton, le grand groupe nous a laissé aller. Dès lors, nous pouvions rouler un peu plus calmement. Hier, j'ai connu une étape difficile. Je ne suis dès lors pas surpris d'avoir souffert de crampes pendant la dernière montée. Toutefois, j'ai pu garder ma place. Je n'avais plus le temps de réfléchir. J'ai été un temps à l'arrière du groupe. Avec ce vent de face, attaquer n'était pas une option. Albasini a accéléré et c'était le signal pour moi que je devais donner tout ce qu'il me restait dans les jambes. J'ai gagné et j'étais ému quand tous mes équipiers sont venus me féliciter pour ma victoire. Cela signifie énormément pour moi. C'est la première grande victoire de ma carrière et je l'ai remportée au Tour de France, la plus grande course d'entre toutes."

Philippe Gilbert: "J'ai essayé au début"

Cité comme un des favoris de la 14e étape du Tour de France, Philippe Gilbert (BMC) n'a pu se glisser dans l'échappée décisive et a terminé l'étape dans le peloton à la 41e place, à 7:17 du vainqueur Matteo Trentin.

"Beaucoup de monde a essayé. J'ai essayé aussi au début", a déclaré le champion du monde à la RTBF. "Puis, on a eu deux coureurs devant, c'était bien pour l'équipe. C'était Van Garderen et Burghardt, à qui le final aurait pu convenir. Dommage qu'ils n'aient pas gagné.

C'était une étape très dure. En deuxième semaine, c'est toujours plus difficile aussi", a ajouté Gilbert, qui n'exclut pas de tenter sa chance dimanche dans l'étape du Mont Ventoux. "Ca va de nouveau être une étape mouvementée, avec beaucoup de vent dans cette région".

Philippe Gilbert avait également noté les étapes corses dans son agenda, mais son meilleur résultat sur l'Ile de Beauté est une 5e place. "Il ne faut pas vivre avec les regrets et regarder vers le futur", selon le champion du monde.

L'actualité pour le Remoucastrien, c'est aussi sa prolongation de contrat, jusqu'en 2016, avec l'équipe BMC. "C'est aussi un signe de confiance de la part de BMC. Vu les problèmes que connaît le cyclisme actuellement, ça serait très bête de refuser une offre pareille. J'ai encore beaucoup d'ambitions, des courses que j'ai envie de gagner. J'espère qu'on essaiera d'avoir un noyau qui ne pensera qu'aux classiques", a dit Gilbert.

Patrick Lefevere : "Mon coeur s'est emballé"

Après Mark Cavendish à Saint-Amand-Montrond vendredi, la formation Omega Pharma-Quick.Step du manager Patrick Lefevere a réussi un beau doublé grâce à Matteo Trentin à Lyon, samedi, lors de la 14e étape du Tour de France.

"C'est vraiment incroyable. Nous remportons notre deuxième victoire d'étape en autant de jours", s'est réjoui Patrick Lefevere. "Je savais que Matteo Trentin avait d'énormes qualités, mais qu'il puisse rester aussi calme dans le final de l'étape est une nouvelle découverte."

"Je pensais à un moment donné qu'il avait attendu trop longtemps. Je pensais réellement qu'il était cuit. Dès que qu'Albasini est parti, il est resté froid et calme mais il a finalement pu conclure brillamment. Mon coeur s'est complètement emballé. C'est un gros numéro qu'il a accompli ici. Il était déjà très bien l'an passé à Milan-Sanremo. Il est fort et travaille toujours au service de l'équipe, mais il a aussi ses propres ambitions. On va encore beaucoup entendre parler de ce gars. Il était extrêmement vigilant aujourd'hui, n'a donné aucun coup de trop et a pu ainsi gagner."

Auteur de la première victoire italienne sur le Tour depuis Petacchi en 2010, Trentin a signé la 4e victoire d'Omega Pharma-QuickStep sur ce Tour 2013, après les deux succès de Cavendish (Marseille, Saint-Amand-Montrond) et la victoire de l'Allemand Tony Martin dans le "chrono" du Mont-Saint-Michel.

Jan Bakelants : "Le final n'était pas assez dur" À 16 kilomètres de l'arrivée, Jan Bakelants a accéléré mais a été repris assez rapidement, samedi lors de la 14e étape du Tour de France. Suite à son attaque, son équipier Jens Voigt a dû jeter l'éponge. Dans le final, Bakelants a tenté d'attaquer une nouvelle fois, en vain. Le vainqueur de l'étape d'Ajaccio a dû se contenter de la douzième place dans les rues de Lyon.

"Cette douzième place n'était certainement pas mon objectif", a déclaré Bakelants. "J'avais la victoire à portée de main. Cela n'a finalement pas réussi. Ce n'était pas si dur jusqu'à l'arrivée, c'est évident quand tu vois que des gars ont pu se joindre au groupe et qui autrement n'auraient pas pu le faire. J'ai attaqué à 16 kilomètres de l'arrivée car je me sentais bien. Ce n'était visiblement pas assez. J'ai tenté ma chance encore une fois, mais là aussi je n'ai pas pu partir et j'ai pensé que le sprint devenait certain. Trentin a bien joué. Il n'était pas le meilleur, mais il a bien gagné. Avec Voigt, j'avais l'équipier idéal. Il a fait un beau travail. Le final n'était pas assez dur pour moi. Si je crains le Mont-Ventoux demain? Non.

Le parcours est, en effet, complètement plat et après il y a l'ascension. Une ascension qui titille l'imagination de chacun."

Julien Simon: "Avec des virages, ça aurait pu le faire" Le Français Julien Simon a tenté sa chance dans les derniers kilomètres de la 14e étape du Tour de France, samedi à Lyon. Le Breton, qui a répondu à une attaque de Jan Bakelants, à 15 kilomètres de l'arrivée, a pris une vingtaine de secondes d'avance dans la dernière côte (la Croix-Rousse) et a résisté le long des quais du Rhône. Mais il a été rejoint dans l'interminable ligne droite finale (2100 m), la victoire revenant finalement à l'Italien Matteo Trentin.

"Sur l'avant-dernière ascension, j'ai contré au moment où j'ai pu, et j'ai réussi à sortir", a déclaré Julien Simon. "Ensuite, c'était très difficile sur la fin. Ces 2 kilomètres étaient vraiment trop longs, en ligne droite. C'est surtout dommage d'avoir eu à me défendre sur du tout droit : avec des virages, ça aurait pu le faire. C'est rageant de passer à côté, car nous savons que dans notre équipe, les opportunités seront rares. Il y avait celle-là, et ensuite dans les Alpes nous serons sur un terrain qui ne nous est pas favorable. On n'est pas passé loin", a conclu le coureur de Sojasun, qui a remporté le prix de la combativité.

"Une ascension comme le Ventoux, une étape de plus de 240 kilomètres, ça sera brutal, il n'y a pas d'autre mot. Il y aura des écarts", a déclaré le Britannique. A partir de Givors, la 15e étape, la plus longue de l'épreuve (242,5 km), prend la direction du sud. Trois petites côtes figurent sur le parcours avant le célébrissime Mont Chauve, abordé par Bédoin sur le versant sud. Les 20,8 kilomètres d'ascension, d'une pente moyenne de 7,5 %, mènent à l'Observatoire à l'altitude de 1912 mètres. Au Chalet Reynard (1435 m), il reste encore 6,5 kilomètres de montée dans un univers de pierres, minéral et lunaire, surchauffé en cas de canicule, où le Britannique Tom Simpson est décédé dans le Tour 1967. Le Tour a franchi quatorze fois le Géant de Provence. Mais l'arrivée de l'étape n'a été jugée au sommet qu'à huit reprises, la dernière en 2009 (victoire de l'Espagnol Juan Manuel Garate). Départ de Givors à 10h35 (lancé à 10h45), arrivée au Mont Ventoux vers 17h18 (prévision à 37 km/h de moyenne). Matteo Trentin : "Ma plus grande victoire, et en plus dans le Tour" Matteo Trentin, 23 ans, s'est joué de tout le monde dans les rues de Lyon. L'Italien de la formation Omega Pharma-Quick.Step a laissé derrière lui, notamment, le Suisse Michael Albasini et l'Américain Andrew Talansky pour s'offrir la 14e étape du Tour de France, samedi. "Nous avons disputé une étape rapide. Mon compteur indiquait à l'arrivée une moyenne de 47 kilomètres par heure. C'est rapide pour une étape accidentée comme aujourd'hui", a déclaré Trentin. "Dès que nous avons pris une minute sur le peloton, le grand groupe nous a laissé aller. Dès lors, nous pouvions rouler un peu plus calmement. Hier, j'ai connu une étape difficile. Je ne suis dès lors pas surpris d'avoir souffert de crampes pendant la dernière montée. Toutefois, j'ai pu garder ma place. Je n'avais plus le temps de réfléchir. J'ai été un temps à l'arrière du groupe. Avec ce vent de face, attaquer n'était pas une option. Albasini a accéléré et c'était le signal pour moi que je devais donner tout ce qu'il me restait dans les jambes. J'ai gagné et j'étais ému quand tous mes équipiers sont venus me féliciter pour ma victoire. Cela signifie énormément pour moi. C'est la première grande victoire de ma carrière et je l'ai remportée au Tour de France, la plus grande course d'entre toutes." Philippe Gilbert: "J'ai essayé au début" Cité comme un des favoris de la 14e étape du Tour de France, Philippe Gilbert (BMC) n'a pu se glisser dans l'échappée décisive et a terminé l'étape dans le peloton à la 41e place, à 7:17 du vainqueur Matteo Trentin. "Beaucoup de monde a essayé. J'ai essayé aussi au début", a déclaré le champion du monde à la RTBF. "Puis, on a eu deux coureurs devant, c'était bien pour l'équipe. C'était Van Garderen et Burghardt, à qui le final aurait pu convenir. Dommage qu'ils n'aient pas gagné. C'était une étape très dure. En deuxième semaine, c'est toujours plus difficile aussi", a ajouté Gilbert, qui n'exclut pas de tenter sa chance dimanche dans l'étape du Mont Ventoux. "Ca va de nouveau être une étape mouvementée, avec beaucoup de vent dans cette région". Philippe Gilbert avait également noté les étapes corses dans son agenda, mais son meilleur résultat sur l'Ile de Beauté est une 5e place. "Il ne faut pas vivre avec les regrets et regarder vers le futur", selon le champion du monde. L'actualité pour le Remoucastrien, c'est aussi sa prolongation de contrat, jusqu'en 2016, avec l'équipe BMC. "C'est aussi un signe de confiance de la part de BMC. Vu les problèmes que connaît le cyclisme actuellement, ça serait très bête de refuser une offre pareille. J'ai encore beaucoup d'ambitions, des courses que j'ai envie de gagner. J'espère qu'on essaiera d'avoir un noyau qui ne pensera qu'aux classiques", a dit Gilbert. Patrick Lefevere : "Mon coeur s'est emballé" Après Mark Cavendish à Saint-Amand-Montrond vendredi, la formation Omega Pharma-Quick.Step du manager Patrick Lefevere a réussi un beau doublé grâce à Matteo Trentin à Lyon, samedi, lors de la 14e étape du Tour de France. "C'est vraiment incroyable. Nous remportons notre deuxième victoire d'étape en autant de jours", s'est réjoui Patrick Lefevere. "Je savais que Matteo Trentin avait d'énormes qualités, mais qu'il puisse rester aussi calme dans le final de l'étape est une nouvelle découverte." "Je pensais à un moment donné qu'il avait attendu trop longtemps. Je pensais réellement qu'il était cuit. Dès que qu'Albasini est parti, il est resté froid et calme mais il a finalement pu conclure brillamment. Mon coeur s'est complètement emballé. C'est un gros numéro qu'il a accompli ici. Il était déjà très bien l'an passé à Milan-Sanremo. Il est fort et travaille toujours au service de l'équipe, mais il a aussi ses propres ambitions. On va encore beaucoup entendre parler de ce gars. Il était extrêmement vigilant aujourd'hui, n'a donné aucun coup de trop et a pu ainsi gagner." Auteur de la première victoire italienne sur le Tour depuis Petacchi en 2010, Trentin a signé la 4e victoire d'Omega Pharma-QuickStep sur ce Tour 2013, après les deux succès de Cavendish (Marseille, Saint-Amand-Montrond) et la victoire de l'Allemand Tony Martin dans le "chrono" du Mont-Saint-Michel. Jan Bakelants : "Le final n'était pas assez dur" À 16 kilomètres de l'arrivée, Jan Bakelants a accéléré mais a été repris assez rapidement, samedi lors de la 14e étape du Tour de France. Suite à son attaque, son équipier Jens Voigt a dû jeter l'éponge. Dans le final, Bakelants a tenté d'attaquer une nouvelle fois, en vain. Le vainqueur de l'étape d'Ajaccio a dû se contenter de la douzième place dans les rues de Lyon. "Cette douzième place n'était certainement pas mon objectif", a déclaré Bakelants. "J'avais la victoire à portée de main. Cela n'a finalement pas réussi. Ce n'était pas si dur jusqu'à l'arrivée, c'est évident quand tu vois que des gars ont pu se joindre au groupe et qui autrement n'auraient pas pu le faire. J'ai attaqué à 16 kilomètres de l'arrivée car je me sentais bien. Ce n'était visiblement pas assez. J'ai tenté ma chance encore une fois, mais là aussi je n'ai pas pu partir et j'ai pensé que le sprint devenait certain. Trentin a bien joué. Il n'était pas le meilleur, mais il a bien gagné. Avec Voigt, j'avais l'équipier idéal. Il a fait un beau travail. Le final n'était pas assez dur pour moi. Si je crains le Mont-Ventoux demain? Non. Le parcours est, en effet, complètement plat et après il y a l'ascension. Une ascension qui titille l'imagination de chacun." Julien Simon: "Avec des virages, ça aurait pu le faire" Le Français Julien Simon a tenté sa chance dans les derniers kilomètres de la 14e étape du Tour de France, samedi à Lyon. Le Breton, qui a répondu à une attaque de Jan Bakelants, à 15 kilomètres de l'arrivée, a pris une vingtaine de secondes d'avance dans la dernière côte (la Croix-Rousse) et a résisté le long des quais du Rhône. Mais il a été rejoint dans l'interminable ligne droite finale (2100 m), la victoire revenant finalement à l'Italien Matteo Trentin. "Sur l'avant-dernière ascension, j'ai contré au moment où j'ai pu, et j'ai réussi à sortir", a déclaré Julien Simon. "Ensuite, c'était très difficile sur la fin. Ces 2 kilomètres étaient vraiment trop longs, en ligne droite. C'est surtout dommage d'avoir eu à me défendre sur du tout droit : avec des virages, ça aurait pu le faire. C'est rageant de passer à côté, car nous savons que dans notre équipe, les opportunités seront rares. Il y avait celle-là, et ensuite dans les Alpes nous serons sur un terrain qui ne nous est pas favorable. On n'est pas passé loin", a conclu le coureur de Sojasun, qui a remporté le prix de la combativité.