Avant la dernière étape, une formalité destinée aux sprinteurs, Pogacar compte 59 secondes d'avance sur son aîné. Le podium est complété par l'Australien Richie Porte (3e), qui sera lui aussi présent pour la première fois sur le podium, dont il a délogé le Colombien Miguel Angel Lopez.

En 36,2 kilomètres, Pogacar a réussi le coup parfait: il a gagné l'étape, son troisième succès depuis le départ, endossé le maillot jaune, conservé le maillot blanc de meilleur jeune (il fêtera lundi son 22e anniversaire) et conquis le maillot à pois de meilleur grimpeur.

Mais la performance la plus étonnante du Slovène de l'équipe UAE Emirates, qui court sa deuxième saison chez les professionnels et découvre le Tour de France, tient à la gifle magistrale assénée à la plus forte équipe du peloton, la Néerlandaise Jumbo, jusque-là dominatrice sur ce Tour.

La déconfiture de Jumbo

Jumbo a réalisé un tir groupé inutile dans ce contre-la-montre, le seul du Tour 2020. Roglic s'est classé 5e de l'étape à 1 min 56 sec de Pogacar. Le Néerlandais Tom Dumoulin, deuxième, a concédé 1 min 21 sec au vainqueur (dans la même seconde que Richie Porte) et le Belge Wout van Aert, toujours aussi impressionnant, a pris la quatrième place, à 1 min 31 sec.

Stupéfaits, comme incrédules, Dumoulin et van Aert ont assisté à l'arrivée triomphante de Pogacar, qui signifiait la déconfiture pour leur formation, qui a basé sa stratégie sur le seul Roglic, en tête du Tour depuis la sortie des Pyrénées (9e étape).

Pareil renversement de situation ne s'était pas produit dans le Tour depuis la mémorable édition de 1989, quand l'Américain Greg LeMond avait dépossédé Laurent Fignon du maillot jaune le dernier jour dans le "chrono" se terminant sur les Champs-Elysées.

Roglic, 30 ans, s'est situé constamment en retard sur Pogacar. De 13 secondes au premier pointage intermédiaire (Km 14,5), l'écart a augmenté à 36 secondes, au pied de la montée finale longue de 5,9 kilomètres.

"Je ne réalise pas, il va me falloir du temps", a réagi Pogacar, presque groggy. "J'ai l'impression que ma tête va exploser. J'étais déjà content au départ, avec ma deuxième place, et maintenant j'ai le maillot jaune !"

Dénouement imprévu

"J'avais des informations par l'oreillette, j'écoutais les consignes d'équipes. Mais, après avoir repris Miguel Angel Lopez (parti deux minutes avant lui), je ne me suis plus occupé des écarts. J'y suis allé plein gaz. Dans l'ascension, je n'entendais plus rien, les spectateurs faisaient trop de bruit !", a poursuivi le Slovène.

"Honnêtement, je ne pensais pas pouvoir reprendre tout ce temps à Roglic. Il a eu sans doute une mauvaise journée. Mais je ne pensais pas pouvoir le faire. C'est quand il a franchi la ligne que je me suis rendu compte que j'allais gagner le Tour", a triomphé Pogacar.

En passe de devenir le deuxième plus jeune vainqueur du Tour, après le Français Henri Cornet vainqueur sur tapis vert en 1904 lors de la deuxième édition de l'épreuve, Pogacar n'a plus qu'à dérouler dimanche sur les 122 kilomètres de la dernière étape entre Mantes-la-Jolie (Yvelines) et les Champs-Elysées.

Pour la Slovénie, dont le président Borut Pahor, a prévu de venir sur les Champs-Elysées, ce sera quoi qu'il en soit la première victoire dans le Tour. L'une des plus étonnantes aussi de l'histoire, tant par le scénario imprévu que par le résultat final au profit de l'un des benjamins du peloton, encore plus jeune que le Colombien Egan Bernal (22 ans en 2019) à qui il devrait succèder au palmarès. Il deviendrait donc le plus jeune vainqueur du Tour de France de l'après-guerre.

Le Suisse Marc Hirschi a été désigné samedi coureur le plus combatif du Tour de France 2020 par le jury présidé par le directeur de course Thierry Gouvenou.

Le Suisse, vainqueur d'une étape et plusieurs fois à l'avant de la course durant les trois semaines de course, succède au palmarès au Français Julian Alaphilippe.

Six coureurs (Hirschi, Rolland, Carapaz, Kämna, Alaphilippe, Powless) étaient en lice pour ce trophée.

Dans l'histoire du Tour, la combativité a commencé à être récompensée en 1952. Le premier "super-combatif" a été désigné en 1956, en la personne d'André Darrigade. Eddy Merckx a remporté ce prix à quatre reprises. Paul Wellens, en 1978, est le dernier Belge à avoir été récompensé.

Les derniers lauréats:

2020: Marc Hirschi (SUI)

2019: Julian Alaphilippe (FRA)

2018: Dan Martin (IRL)

2017: Warren Barguil (FRA)

2016: Peter Sagan (SVK)

Avant la dernière étape, une formalité destinée aux sprinteurs, Pogacar compte 59 secondes d'avance sur son aîné. Le podium est complété par l'Australien Richie Porte (3e), qui sera lui aussi présent pour la première fois sur le podium, dont il a délogé le Colombien Miguel Angel Lopez.En 36,2 kilomètres, Pogacar a réussi le coup parfait: il a gagné l'étape, son troisième succès depuis le départ, endossé le maillot jaune, conservé le maillot blanc de meilleur jeune (il fêtera lundi son 22e anniversaire) et conquis le maillot à pois de meilleur grimpeur.Mais la performance la plus étonnante du Slovène de l'équipe UAE Emirates, qui court sa deuxième saison chez les professionnels et découvre le Tour de France, tient à la gifle magistrale assénée à la plus forte équipe du peloton, la Néerlandaise Jumbo, jusque-là dominatrice sur ce Tour.La déconfiture de JumboJumbo a réalisé un tir groupé inutile dans ce contre-la-montre, le seul du Tour 2020. Roglic s'est classé 5e de l'étape à 1 min 56 sec de Pogacar. Le Néerlandais Tom Dumoulin, deuxième, a concédé 1 min 21 sec au vainqueur (dans la même seconde que Richie Porte) et le Belge Wout van Aert, toujours aussi impressionnant, a pris la quatrième place, à 1 min 31 sec.Stupéfaits, comme incrédules, Dumoulin et van Aert ont assisté à l'arrivée triomphante de Pogacar, qui signifiait la déconfiture pour leur formation, qui a basé sa stratégie sur le seul Roglic, en tête du Tour depuis la sortie des Pyrénées (9e étape).Pareil renversement de situation ne s'était pas produit dans le Tour depuis la mémorable édition de 1989, quand l'Américain Greg LeMond avait dépossédé Laurent Fignon du maillot jaune le dernier jour dans le "chrono" se terminant sur les Champs-Elysées.Roglic, 30 ans, s'est situé constamment en retard sur Pogacar. De 13 secondes au premier pointage intermédiaire (Km 14,5), l'écart a augmenté à 36 secondes, au pied de la montée finale longue de 5,9 kilomètres."Je ne réalise pas, il va me falloir du temps", a réagi Pogacar, presque groggy. "J'ai l'impression que ma tête va exploser. J'étais déjà content au départ, avec ma deuxième place, et maintenant j'ai le maillot jaune !"Dénouement imprévu "J'avais des informations par l'oreillette, j'écoutais les consignes d'équipes. Mais, après avoir repris Miguel Angel Lopez (parti deux minutes avant lui), je ne me suis plus occupé des écarts. J'y suis allé plein gaz. Dans l'ascension, je n'entendais plus rien, les spectateurs faisaient trop de bruit !", a poursuivi le Slovène."Honnêtement, je ne pensais pas pouvoir reprendre tout ce temps à Roglic. Il a eu sans doute une mauvaise journée. Mais je ne pensais pas pouvoir le faire. C'est quand il a franchi la ligne que je me suis rendu compte que j'allais gagner le Tour", a triomphé Pogacar.En passe de devenir le deuxième plus jeune vainqueur du Tour, après le Français Henri Cornet vainqueur sur tapis vert en 1904 lors de la deuxième édition de l'épreuve, Pogacar n'a plus qu'à dérouler dimanche sur les 122 kilomètres de la dernière étape entre Mantes-la-Jolie (Yvelines) et les Champs-Elysées.Pour la Slovénie, dont le président Borut Pahor, a prévu de venir sur les Champs-Elysées, ce sera quoi qu'il en soit la première victoire dans le Tour. L'une des plus étonnantes aussi de l'histoire, tant par le scénario imprévu que par le résultat final au profit de l'un des benjamins du peloton, encore plus jeune que le Colombien Egan Bernal (22 ans en 2019) à qui il devrait succèder au palmarès. Il deviendrait donc le plus jeune vainqueur du Tour de France de l'après-guerre.