Après trois journées animées en Angleterre et la spectaculaire étape pavée, l'arc reste tendu car ASO a inséré un passage très intéressant dans les Vosges, à commencer par cette étape courte et explosive. Elle démarre à Tomblaine, le port d'attache de l'AS Nancy-Lorraine, le club de football de Ligue 2 où Michel Platini a effectué ses débuts pros. Il a également joué son match d'adieu au stade Marcel Picot en 1988, avec Diego Maradona sur le terrain et Pelé dans la tribune.

Après Tomblaine, il y a 132 kilomètres plats jusqu'au pied du Col de la Croix des Moinats, une ascension de deuxième catégorie, suivie par le Col de Grosse Pierre - 3 kilomètres avec un tronçon à 16% et l'ascension finale, encore plus raide, de Gérardmer La Mauselaine (1,8 kilomètre à 10%). C'est comparable au Mur de Bretagne, la côte où Cadel Evans a tenu Alberto Contador et Alexandre Vinokourov à distance en 2011. Une telle pente ne ment pas et elle pourra donc donner une indication sur les rapports de force entre les favoris.

Si aucun groupe d'échappés ne résiste, Alejandro Valverde a ici une chance de remporter l'étape, pour autant qu'il surpasse d'autres spécialistes des côtes courtes et raides : Michal Kwiatkowski et Joaquim Rodriguez qui vise les victoires d'étapes, suite à sa chute au Giro. Peter Sagan doit normalement pouvoir franchir ces pentes et prendre une option sur le maillot vert.

Je me réjouis de voir la prestation de Kwiatkowski. Avec Sagan, il est le talent de sa génération mais il est difficile de dire déjà s'il a l'envergure d'un vainqueur potentiel du Tour. Il est explosif et ne manque pas d'aptitudes contre le chrono mais le Polonais est encore un peu juste dans les cols face à des grimpeurs style Contador. Il doit toutefois faire mieux que sa onzième place de l'année dernière.

Une nouvelle levée de Bataves

C'est à Gérardmer, la perle des Vosges, qu'on a enregistré en 2005 le plus petit écart entre le vainqueur, Pieter Weening, et son dauphin, Andreas Klöden : 0,0002 seconde ! C'est la dernière victoire néerlandaise au Tour. Weening n'a pas poursuivi sur sa lancée mais une nouvelle levée est apparue : Tom-Jelte Slagter, Wilco Kelderman, Moreno Hofland, les frères Van Poppel et même Mathieu van der Poel. Elle devrait se distinguer sur tous les parcours. Ce sont tous des jeunes dotés d'assurance et d'ambition.

Pour cette édition, les espoirs des Pays-Bas reposent surtout sur Bauke Mollema, secondé par Laurens Ten Dam. Monter sur le podium sera difficile mais il figure parmi les candidats au top 5. Il aurait pu réaliser ce rêve l'année passée, s'il n'était pas tombé malade pendant la dernière semaine. C'est dommage mais d'un autre côté, c'est un signe rassurant d'humanité.

Mollema est un coureur de la nouvelle génération, qui ose s'en prendre aux anciens dopés, comme l'année dernière dans ce numéro spécial, quand il a attaqué Alejandro Valverde. Marcel Kittel et John Degenkolb ont également exprimé leurs doutes quant à certains coureurs et même Chris Froome a twitté sur l'absence de contrôles à Ténériffe. La mentalité a beaucoup changé en l'espace de dix ans.

L'analyste

Christophe Vandegoor (42 ans) s'est distingué une première fois à la fin des années 80 en remportant une course pour Débutants. Ses professeurs en sociologie ont sauté en l'air quand il a demandé à faire sa thèse sur le cyclisme des jeunes. Après ses études, il débute à la rédaction sportive de la VRT-radio, sous la direction de Jan Wauters. Durant ses premières années, il présente Wat is er van de Sport, Open Doel, Sportmarathon et Radio Tour. A partir de 2004, Vandegoor travaille également pour Sporza-TV et commente des matches de football quelques années durant. En 2007, il succède à Luc Vanlangenhove comme commentateur en cyclisme à la radio.

Le Limbourgeois, qui vit à Scherpenheuvel-Zichem, a suivi deux éditions des Jeux Olympiques - Pékin et Londres, durant lesquels il a commenté les épreuves de cyclisme, de basketball et de hockey. Vandegoor a présenté quelques programmes musicaux sur Radio 1 et en 2006, et il a écrit la biographie de Stefan Everts.

Après trois journées animées en Angleterre et la spectaculaire étape pavée, l'arc reste tendu car ASO a inséré un passage très intéressant dans les Vosges, à commencer par cette étape courte et explosive. Elle démarre à Tomblaine, le port d'attache de l'AS Nancy-Lorraine, le club de football de Ligue 2 où Michel Platini a effectué ses débuts pros. Il a également joué son match d'adieu au stade Marcel Picot en 1988, avec Diego Maradona sur le terrain et Pelé dans la tribune.Après Tomblaine, il y a 132 kilomètres plats jusqu'au pied du Col de la Croix des Moinats, une ascension de deuxième catégorie, suivie par le Col de Grosse Pierre - 3 kilomètres avec un tronçon à 16% et l'ascension finale, encore plus raide, de Gérardmer La Mauselaine (1,8 kilomètre à 10%). C'est comparable au Mur de Bretagne, la côte où Cadel Evans a tenu Alberto Contador et Alexandre Vinokourov à distance en 2011. Une telle pente ne ment pas et elle pourra donc donner une indication sur les rapports de force entre les favoris.Si aucun groupe d'échappés ne résiste, Alejandro Valverde a ici une chance de remporter l'étape, pour autant qu'il surpasse d'autres spécialistes des côtes courtes et raides : Michal Kwiatkowski et Joaquim Rodriguez qui vise les victoires d'étapes, suite à sa chute au Giro. Peter Sagan doit normalement pouvoir franchir ces pentes et prendre une option sur le maillot vert.Je me réjouis de voir la prestation de Kwiatkowski. Avec Sagan, il est le talent de sa génération mais il est difficile de dire déjà s'il a l'envergure d'un vainqueur potentiel du Tour. Il est explosif et ne manque pas d'aptitudes contre le chrono mais le Polonais est encore un peu juste dans les cols face à des grimpeurs style Contador. Il doit toutefois faire mieux que sa onzième place de l'année dernière.Une nouvelle levée de BatavesC'est à Gérardmer, la perle des Vosges, qu'on a enregistré en 2005 le plus petit écart entre le vainqueur, Pieter Weening, et son dauphin, Andreas Klöden : 0,0002 seconde ! C'est la dernière victoire néerlandaise au Tour. Weening n'a pas poursuivi sur sa lancée mais une nouvelle levée est apparue : Tom-Jelte Slagter, Wilco Kelderman, Moreno Hofland, les frères Van Poppel et même Mathieu van der Poel. Elle devrait se distinguer sur tous les parcours. Ce sont tous des jeunes dotés d'assurance et d'ambition.Pour cette édition, les espoirs des Pays-Bas reposent surtout sur Bauke Mollema, secondé par Laurens Ten Dam. Monter sur le podium sera difficile mais il figure parmi les candidats au top 5. Il aurait pu réaliser ce rêve l'année passée, s'il n'était pas tombé malade pendant la dernière semaine. C'est dommage mais d'un autre côté, c'est un signe rassurant d'humanité.Mollema est un coureur de la nouvelle génération, qui ose s'en prendre aux anciens dopés, comme l'année dernière dans ce numéro spécial, quand il a attaqué Alejandro Valverde. Marcel Kittel et John Degenkolb ont également exprimé leurs doutes quant à certains coureurs et même Chris Froome a twitté sur l'absence de contrôles à Ténériffe. La mentalité a beaucoup changé en l'espace de dix ans.