Arras est réputée pour ses lâchers de pigeons. Pourvu que les coureurs ne doivent pas attendre, comme en avril 1917, une offensive de l'armée britannique, ni le Main Square festival, le grand concert rock qui se déroule chaque année début juillet dans le Nord de l'Hexagone. Cette fois encore, le plateau est prestigieux : Iron Maiden, Triggerfinger, Stromae, David Guetta,... Avant, il avait lieu sur la magnifique Grand-Place d'Arras mais il a quitté le centre-ville entre-temps. Je n'y ai jamais assisté et c'est un des inconvénients du Tour, pour moi qui adore la musique : je rate tous les festivals de juillet. Je ne peux assister qu'à Pukkelpop, en août.

Reims, la ville d'arrivée, est magnifique aussi, avec la cathédrale Notre-Dame où Clovis aurait été baptisé en 496 et où les rois français étaient couronnés il y a mille ans. En 2010, le soir de l'étape, j'ai assisté à un superbe son et lumière sur le parvis de la cathédrale. C'est une des rares fois où, pendant le Tour, j'ai trouvé du temps pour un événement de ce genre.

Ce jour-là, Alessandro Petacchi s'était imposé et il allait ensuite enfiler le maillot vert, dans la foulée de Djamolidine Abdoujaparov et de Robbie McEwen, les sprinters victorieux à Reims en 1991 et en 2001. Voilà de quoi ravir les prétendants du jour, qu'on trouvera sans doute parmi les sprinters car le parcours est plat, à l'exception de deux petites montées insignifiantes. Certes, après 125 kilomètres, le peloton emprunte le Chemin des Dames, un endroit stratégique où les troupes allemandes et françaises se sont livré de farouches combats quatre années durant, pendant la première guerre mondiale.

Steegmans critiqué

Je me demande quel sera l'état d'esprit de Gert Steegmans dans ce Tour. Il se fait souvent critiquer mais Tom Boonen a paré durement ces coups de griffe au Tour de Belgique. Selon lui, Steegmans est le meilleur lead-out man du monde et il est capable de développer une puissance énorme.

Mais quid de Mark Renshaw ? Peut-être faut-il placer l'Australien devant Steegmans mais on n'a pas encore vu cette combinaison cette année, alors dans l'agitation et le stress du Tour... C'est dix fois pire qu'au Tour de Belgique et Gert en a déjà souffert.

Pas de sprinters belges

Il ne faut sans doute pas compter sur une victoire belge au sprint car Jürgen Roelandts se consacre pleinement au train d'André Greipel. Il possède pourtant les qualités requises pour lutter avec les meilleurs, plutôt dans un sprint légèrement pentu. S'il n'avait pas été enfermé au Mondial de Copenhague et si Philippe Gilbert n'avait pas sprinté pour lui, il serait monté sur le podium. Mais quand on roule si longtemps au service de Greipel, il est difficile de tourner la page au moment où on obtient sa chance.

C'est dommage car notre pays brille par son absence dans les sprints massifs, depuis des années. Deux jeunes, Tom Van Asbroeck et Kenneth Vanbilsen, ont émergé mais vont-ils atteindre l'élite absolue ? Sinon, nous n'avons que Boonen, qui est davantage qu'un sprinter pur. Et après Boonen, il faut remonter à Tom Steels, et avant à la génération Planckaert / Vanderaerden. Pourquoi ? La formation est-elle mauvaise ou est-ce tout simplement un manque de talent, donc un hasard ? Je l'ignore.

L'analyste

Christophe Vandegoor (42 ans) s'est distingué une première fois à la fin des années 80 en remportant une course pour Débutants. Ses professeurs en sociologie ont sauté en l'air quand il a demandé à faire sa thèse sur le cyclisme des jeunes. Après ses études, il débute à la rédaction sportive de la VRT-radio, sous la direction de Jan Wauters. Durant ses premières années, il présente Wat is er van de Sport, Open Doel, Sportmarathon et Radio Tour. A partir de 2004, Vandegoor travaille également pour Sporza-TV et commente des matches de football quelques années durant. En 2007, il succède à Luc Vanlangenhove comme commentateur en cyclisme à la radio.

Le Limbourgeois, qui vit à Scherpenheuvel-Zichem, a suivi deux éditions des Jeux Olympiques - Pékin et Londres, durant lesquels il a commenté les épreuves de cyclisme, de basketball et de hockey. Vandegoor a présenté quelques programmes musicaux sur Radio 1 et en 2006, et il a écrit la biographie de Stefan Everts.

Arras est réputée pour ses lâchers de pigeons. Pourvu que les coureurs ne doivent pas attendre, comme en avril 1917, une offensive de l'armée britannique, ni le Main Square festival, le grand concert rock qui se déroule chaque année début juillet dans le Nord de l'Hexagone. Cette fois encore, le plateau est prestigieux : Iron Maiden, Triggerfinger, Stromae, David Guetta,... Avant, il avait lieu sur la magnifique Grand-Place d'Arras mais il a quitté le centre-ville entre-temps. Je n'y ai jamais assisté et c'est un des inconvénients du Tour, pour moi qui adore la musique : je rate tous les festivals de juillet. Je ne peux assister qu'à Pukkelpop, en août.Reims, la ville d'arrivée, est magnifique aussi, avec la cathédrale Notre-Dame où Clovis aurait été baptisé en 496 et où les rois français étaient couronnés il y a mille ans. En 2010, le soir de l'étape, j'ai assisté à un superbe son et lumière sur le parvis de la cathédrale. C'est une des rares fois où, pendant le Tour, j'ai trouvé du temps pour un événement de ce genre.Ce jour-là, Alessandro Petacchi s'était imposé et il allait ensuite enfiler le maillot vert, dans la foulée de Djamolidine Abdoujaparov et de Robbie McEwen, les sprinters victorieux à Reims en 1991 et en 2001. Voilà de quoi ravir les prétendants du jour, qu'on trouvera sans doute parmi les sprinters car le parcours est plat, à l'exception de deux petites montées insignifiantes. Certes, après 125 kilomètres, le peloton emprunte le Chemin des Dames, un endroit stratégique où les troupes allemandes et françaises se sont livré de farouches combats quatre années durant, pendant la première guerre mondiale.Steegmans critiquéJe me demande quel sera l'état d'esprit de Gert Steegmans dans ce Tour. Il se fait souvent critiquer mais Tom Boonen a paré durement ces coups de griffe au Tour de Belgique. Selon lui, Steegmans est le meilleur lead-out man du monde et il est capable de développer une puissance énorme.Mais quid de Mark Renshaw ? Peut-être faut-il placer l'Australien devant Steegmans mais on n'a pas encore vu cette combinaison cette année, alors dans l'agitation et le stress du Tour... C'est dix fois pire qu'au Tour de Belgique et Gert en a déjà souffert.Pas de sprinters belgesIl ne faut sans doute pas compter sur une victoire belge au sprint car Jürgen Roelandts se consacre pleinement au train d'André Greipel. Il possède pourtant les qualités requises pour lutter avec les meilleurs, plutôt dans un sprint légèrement pentu. S'il n'avait pas été enfermé au Mondial de Copenhague et si Philippe Gilbert n'avait pas sprinté pour lui, il serait monté sur le podium. Mais quand on roule si longtemps au service de Greipel, il est difficile de tourner la page au moment où on obtient sa chance.C'est dommage car notre pays brille par son absence dans les sprints massifs, depuis des années. Deux jeunes, Tom Van Asbroeck et Kenneth Vanbilsen, ont émergé mais vont-ils atteindre l'élite absolue ? Sinon, nous n'avons que Boonen, qui est davantage qu'un sprinter pur. Et après Boonen, il faut remonter à Tom Steels, et avant à la génération Planckaert / Vanderaerden. Pourquoi ? La formation est-elle mauvaise ou est-ce tout simplement un manque de talent, donc un hasard ? Je l'ignore.