Le phénomène ne s'était pas limité à Londres. Frank Hoste, mon analyste et moi, nous étions perdus dans la banlieue de Londres, en voulant nous rendre à Canterbury, à l'arrivée de la première étape. Nota bene, c'était mon premier Tour complet. Chouette entrée en matière ! Après avoir longtemps cherché, nous sommes enfin arrivés sur le parcours, après avoir écarté des ballots de paille de deux mètres de haut. Il devait être dix heures du matin, soit trois ou quatre heures avant le passage de la caravane, mais les gens se pressaient déjà en trois ou quatre rangs. Or, à l'époque, il n'était pas encore question de Mark Cavendish ou de Chris Froome, et Bradley Wiggins était seulement un spécialiste du prologue.

Prud'homme a tenu sa promesse, sept ans plus tard. C'est logique car les succès des Britanniques ont démultiplié l'intérêt des Anglais pour le cyclisme. On peut donc s'attendre à la grande foule durant ces trois étapes, surtout à Londres, comme pour la course sur route olympique, qui s'était malheureusement terminée sur une fausse note avec la victoire d'Alexandre Vinokourov devant Rigoberto Uran.

Cette fois, ce sera sans doute différent car nous assisterons probablement à un deuxième duel au sprint. Comme aux Jeux, l'arrivée est fixée à The Mall, juste avant Buckingham Palace, après des passages au parc olympique, à Tower Bridge, à Big Ben, à l'Abbaye de Westminster,... On ne peut imaginer plus beau décor.

En l'absence de Mark Cavendish, la victoire devrait se jouer entre André Greipel et Marcel Kittel. Ce sera tout sauf évident pour le colosse allemand quand on voit ce que Kittel a réussi lors de la première étape, au dernier Tour et au récent Giro. Il a été impressionnant dans les deux étapes irlandaises. Certes, ce n'était que contre Elia Viviani et Nacer Bouhanni, mais à deux reprises, il est revenu alors que l'affaire semblait perdue, son train n'ayant pas fonctionné. Kittel a prouvé qu'il pouvait gagner ans aide.

Kittel allie la souplesse de Cavendish à la force pure de Greipel. Il a progressé à pas de géant, grâce au suivi très scientifique de Giant-Shimano. Depuis des années, cette équipe a placé ses oeufs dans le panier de l'Allemand, avec beaucoup de succès. Elle n'a laissé aucun détail au hasard, dans le train du sprint. Fin avril, par exemple, Kittel et Cie ont reconnu les trois étapes anglaises et surtout les derniers kilomètres. Ils l'ont fait savoir au monde, Kittel twittant qu'il était très confiant. Il sait que les wagons de son train sont très bien soudés. Timmer, Curvers, Degenkolb, De Kort et Veelers sont des costauds capables de s'effacer - même Degenkolb, doté d'un timing parfait. Immer gerade aus mit dem Marcel. Toujours droit devant avec Marcel. Les trains de Cavendish et de Greipel devront tenter de faire dérailler les wagons de Kittel.

L'analyste

Christophe Vandegoor (42 ans) s'est distingué une première fois à la fin des années 80 en remportant une course pour Débutants. Ses professeurs en sociologie ont sauté en l'air quand il a demandé à faire sa thèse sur le cyclisme des jeunes. Après ses études, il débute à la rédaction sportive de la VRT-radio, sous la direction de Jan Wauters. Durant ses premières années, il présente Wat is er van de Sport, Open Doel, Sportmarathon et Radio Tour. A partir de 2004, Vandegoor travaille également pour Sporza-TV et commente des matches de football quelques années durant. En 2007, il succède à Luc Vanlangenhove comme commentateur en cyclisme à la radio.

Le Limbourgeois, qui vit à Scherpenheuvel-Zichem, a suivi deux éditions des Jeux Olympiques - Pékin et Londres, durant lesquels il a commenté les épreuves de cyclisme, de basketball et de hockey. Vandegoor a présenté quelques programmes musicaux sur Radio 1 et en 2006, et il a écrit la biographie de Stefan Everts.

Le phénomène ne s'était pas limité à Londres. Frank Hoste, mon analyste et moi, nous étions perdus dans la banlieue de Londres, en voulant nous rendre à Canterbury, à l'arrivée de la première étape. Nota bene, c'était mon premier Tour complet. Chouette entrée en matière ! Après avoir longtemps cherché, nous sommes enfin arrivés sur le parcours, après avoir écarté des ballots de paille de deux mètres de haut. Il devait être dix heures du matin, soit trois ou quatre heures avant le passage de la caravane, mais les gens se pressaient déjà en trois ou quatre rangs. Or, à l'époque, il n'était pas encore question de Mark Cavendish ou de Chris Froome, et Bradley Wiggins était seulement un spécialiste du prologue.Prud'homme a tenu sa promesse, sept ans plus tard. C'est logique car les succès des Britanniques ont démultiplié l'intérêt des Anglais pour le cyclisme. On peut donc s'attendre à la grande foule durant ces trois étapes, surtout à Londres, comme pour la course sur route olympique, qui s'était malheureusement terminée sur une fausse note avec la victoire d'Alexandre Vinokourov devant Rigoberto Uran.Cette fois, ce sera sans doute différent car nous assisterons probablement à un deuxième duel au sprint. Comme aux Jeux, l'arrivée est fixée à The Mall, juste avant Buckingham Palace, après des passages au parc olympique, à Tower Bridge, à Big Ben, à l'Abbaye de Westminster,... On ne peut imaginer plus beau décor.En l'absence de Mark Cavendish, la victoire devrait se jouer entre André Greipel et Marcel Kittel. Ce sera tout sauf évident pour le colosse allemand quand on voit ce que Kittel a réussi lors de la première étape, au dernier Tour et au récent Giro. Il a été impressionnant dans les deux étapes irlandaises. Certes, ce n'était que contre Elia Viviani et Nacer Bouhanni, mais à deux reprises, il est revenu alors que l'affaire semblait perdue, son train n'ayant pas fonctionné. Kittel a prouvé qu'il pouvait gagner ans aide.Kittel allie la souplesse de Cavendish à la force pure de Greipel. Il a progressé à pas de géant, grâce au suivi très scientifique de Giant-Shimano. Depuis des années, cette équipe a placé ses oeufs dans le panier de l'Allemand, avec beaucoup de succès. Elle n'a laissé aucun détail au hasard, dans le train du sprint. Fin avril, par exemple, Kittel et Cie ont reconnu les trois étapes anglaises et surtout les derniers kilomètres. Ils l'ont fait savoir au monde, Kittel twittant qu'il était très confiant. Il sait que les wagons de son train sont très bien soudés. Timmer, Curvers, Degenkolb, De Kort et Veelers sont des costauds capables de s'effacer - même Degenkolb, doté d'un timing parfait. Immer gerade aus mit dem Marcel. Toujours droit devant avec Marcel. Les trains de Cavendish et de Greipel devront tenter de faire dérailler les wagons de Kittel.