À peine 124,5 kilomètres et les 76 derniers comportent 39 kilomètres de grimpe à une moyenne de 7% ! C'est l'étape qui va faire exploser le Tour. Les 50 premiers kilomètres, plats, inciteront peut-être le peloton à prendre un départ très rapide. Par la suite, le parcours, dépourvu de longues vallées, est propice aux attaques ou même au putsch d'une équipe. Si ce n'est pas dans les trois premiers cols - Portillon, Peyresourde et Val Louron-Azet -, il restera la courte (10,2 kilomètres) mais pentue ascension finale, à 8,3 %, vers Saint-Lary, mieux connu sous le nom de Pla d'Adet.

Il ne sera pas évident de tout contrôler pour l'équipe du maillot jaune. La tâche des sprinters ne sera pas simple non plus car comme la distance est courte, le temps-limite sera restreint et ils devront aller dans le rouge pour ne pas arriver au-delà.

Pas d'air conditionné

C'est une étape agréable à commenter, même si elle est pénible pour le dos, avec ces petites chaises repliables. Nous sommes logés dans des petits boxes aux cloisons en plastique, avec une TV - pas d'écran large, un écran communiquant les résultats et les écarts de temps, mais pas d'air conditionné, du moins pour les journalistes radio car les collègues de la télévision disposent de locaux frais - dans la presse aussi, il y a des castes.

L'air conditionné a ses inconvénients. Certains se plaignent parfois qu'il est trop froid alors que nous suons comme des boeufs. Heureusement, nous pouvons ouvrir une petite fenêtre et les shorts ne sont pas interdits - même pas mon short de l'Ajax. Certains collègues jugent que ce n'est pas une tenue convenable mais Frank Hoste et moi nous en moquons, même si je n'irai pas jusqu'à porter des bas blancs avec des sandales !

La plupart des commentateurs TV sont bien habillés, y compris Cyril Saugrain et Laurent Bruwier, son collègue de la RTBF. Le nec plus ultra, c'est Richard Virenque, l'analyste d'Eurosport. Un vrai dandy ! Il a le gros cou mais il est toujours très populaire en France. L'année dernière, il figurait même dans le programme officiel d'ASO, sur une page de pub de l'une ou l'autre société. On maudit Lance Armstrong mais il reste un dieu.

Carl Berteele, mon collègue radio, vit des grands jours car il suit les étapes de montagne en moto, comme au temps de Jan Wauters. C'est un privilège accordé à sept medias, dont une radio néerlandaise. Une autre chaîne ne peut poser sa candidature que quand une place se libère. Il n'est pas possible d'avoir une moto de plus pour l'émission TV.

Piloter une moto dans ces conditions requiert un fameux savoir-faire. La VRT doit louer un petit avion avec deux pilotes pour assurer la liaison avec Bruxelles. Plus un bus, aménagé en studio, qu'on arrête à mi-chemin de l'étape et qui effectue la liaison entre la moto et l'avion. Tous ces gens méritent un bravo pour leur travail dans l'ombre.

Les débuts de Mangeas

L'ultime grimpe vers Pla d'Adet est connue: en 1976, c'est là que Lucien Van Impe a posé les jalons de sa victoire finale. C'est un endroit spécial pour Daniel Mangeas également. Il a effectué ses débuts de speaker ici, dans une étape remportée par Raymond Poulidor, alors âgé de 38 ans. Ce début n'était pas prévu : Mangeas, un pâtissier, était alors l'assistant de Paul Shori, qui a été victime d'une panne en chemin. Depuis cette année, il n'a plus lâché le micro. Même s'il l'agrippera pour la dernière fois, cette année, au bout de 870 étapes assorties de ses commentaires. A partir de 2015, il faudra faire sans ses fameux "Chriseeuh Froomeeeeuh".

L'analyste

Christophe Vandegoor (42 ans) s'est distingué une première fois à la fin des années 80 en remportant une course pour Débutants. Ses professeurs en sociologie ont sauté en l'air quand il a demandé à faire sa thèse sur le cyclisme des jeunes. Après ses études, il débute à la rédaction sportive de la VRT-radio, sous la direction de Jan Wauters. Durant ses premières années, il présente Wat is er van de Sport, Open Doel, Sportmarathon et Radio Tour. A partir de 2004, Vandegoor travaille également pour Sporza-TV et commente des matches de football quelques années durant. En 2007, il succède à Luc Vanlangenhove comme commentateur en cyclisme à la radio.

Le Limbourgeois, qui vit à Scherpenheuvel-Zichem, a suivi deux éditions des Jeux Olympiques - Pékin et Londres, durant lesquels il a commenté les épreuves de cyclisme, de basketball et de hockey. Vandegoor a présenté quelques programmes musicaux sur Radio 1 et en 2006, et il a écrit la biographie de Stefan Everts.

À peine 124,5 kilomètres et les 76 derniers comportent 39 kilomètres de grimpe à une moyenne de 7% ! C'est l'étape qui va faire exploser le Tour. Les 50 premiers kilomètres, plats, inciteront peut-être le peloton à prendre un départ très rapide. Par la suite, le parcours, dépourvu de longues vallées, est propice aux attaques ou même au putsch d'une équipe. Si ce n'est pas dans les trois premiers cols - Portillon, Peyresourde et Val Louron-Azet -, il restera la courte (10,2 kilomètres) mais pentue ascension finale, à 8,3 %, vers Saint-Lary, mieux connu sous le nom de Pla d'Adet. Il ne sera pas évident de tout contrôler pour l'équipe du maillot jaune. La tâche des sprinters ne sera pas simple non plus car comme la distance est courte, le temps-limite sera restreint et ils devront aller dans le rouge pour ne pas arriver au-delà. Pas d'air conditionné C'est une étape agréable à commenter, même si elle est pénible pour le dos, avec ces petites chaises repliables. Nous sommes logés dans des petits boxes aux cloisons en plastique, avec une TV - pas d'écran large, un écran communiquant les résultats et les écarts de temps, mais pas d'air conditionné, du moins pour les journalistes radio car les collègues de la télévision disposent de locaux frais - dans la presse aussi, il y a des castes. L'air conditionné a ses inconvénients. Certains se plaignent parfois qu'il est trop froid alors que nous suons comme des boeufs. Heureusement, nous pouvons ouvrir une petite fenêtre et les shorts ne sont pas interdits - même pas mon short de l'Ajax. Certains collègues jugent que ce n'est pas une tenue convenable mais Frank Hoste et moi nous en moquons, même si je n'irai pas jusqu'à porter des bas blancs avec des sandales ! La plupart des commentateurs TV sont bien habillés, y compris Cyril Saugrain et Laurent Bruwier, son collègue de la RTBF. Le nec plus ultra, c'est Richard Virenque, l'analyste d'Eurosport. Un vrai dandy ! Il a le gros cou mais il est toujours très populaire en France. L'année dernière, il figurait même dans le programme officiel d'ASO, sur une page de pub de l'une ou l'autre société. On maudit Lance Armstrong mais il reste un dieu. Carl Berteele, mon collègue radio, vit des grands jours car il suit les étapes de montagne en moto, comme au temps de Jan Wauters. C'est un privilège accordé à sept medias, dont une radio néerlandaise. Une autre chaîne ne peut poser sa candidature que quand une place se libère. Il n'est pas possible d'avoir une moto de plus pour l'émission TV. Piloter une moto dans ces conditions requiert un fameux savoir-faire. La VRT doit louer un petit avion avec deux pilotes pour assurer la liaison avec Bruxelles. Plus un bus, aménagé en studio, qu'on arrête à mi-chemin de l'étape et qui effectue la liaison entre la moto et l'avion. Tous ces gens méritent un bravo pour leur travail dans l'ombre. Les débuts de Mangeas L'ultime grimpe vers Pla d'Adet est connue: en 1976, c'est là que Lucien Van Impe a posé les jalons de sa victoire finale. C'est un endroit spécial pour Daniel Mangeas également. Il a effectué ses débuts de speaker ici, dans une étape remportée par Raymond Poulidor, alors âgé de 38 ans. Ce début n'était pas prévu : Mangeas, un pâtissier, était alors l'assistant de Paul Shori, qui a été victime d'une panne en chemin. Depuis cette année, il n'a plus lâché le micro. Même s'il l'agrippera pour la dernière fois, cette année, au bout de 870 étapes assorties de ses commentaires. A partir de 2015, il faudra faire sans ses fameux "Chriseeuh Froomeeeeuh".