Après le deuxième jour de repos, nous entamons l'ultime semaine, décisive, dans les Pyrénées, à commencer, comme je l'ai déjà dit, par cet échauffement beaucoup trop long. Le peloton parcourt 199 kilomètres, 150 sur le plat avant de franchir le Col de Portet-d'Aspet et le Col des Ares, jusqu'au pied du Port de Balès. C'est un col hors-catégorie (11,7 kilomètres à 7,7%), connu à cause de l'accident de la chaîne au Tour 2010, dans une copie de cette étape. Avant le sommet, Andy Schleck était descendu de vélo. Alberto Contador s'était envolé et, avec l'appui de Samuel Sanchez, un maître de la descente, il avait porté son avantage de 17 à 39 secondes, dans la descente vers Luchon. Il avait pris le maillot jaune au Luxembourgeois et le soir, il s'était excusé dans une vidéo ridicule : "Je n'avais pas remarqué la panne d'Andy." Non, bien sûr.

Ce jour-là, Thomas Voeckler s'était imposé, comme en 2012, chaque fois au terme d'une longue échappée. Le connaissant, il va encore être à l'affût d'une ouverture. Il faut lui reconnaître ça: il roule toujours offensivement. Tant pis s'il montre la langue. D'ailleurs, il faudrait même plus de personnalités dans ce peloton bien trop gris. C'est pour ça que j'aime bien les longues barbes de Luca Paolini et de Simon Geschke.

Valverde ?

Avec deux étapes cruciales au menu, les favoris ne vont sans doute pas se démener aujourd'hui. Un coureur comme Alejandro Valverde pourrait cependant peut-être jouer les trouble-fêtes car il roule mieux que pendant sa période Fuentes. Est-ce suspect ? Il faut au moins se poser la question, même si l'Espagnol regorge de talent. Sans sa crevaison dans l'étape en éventail de Saint-Amand-Montrond, qui lui a fait perdre dix minutes, il aurait sans doute accédé au podium l'année passée. Il n'en sera pas loin cette année.

Je suis curieux de voir si Tejay van Garderen est capable de rouler trois semaines sans connaître de jour sans. Il y a aussi les lieutenants orphelins de Froome (Richie Porte et Mikel Nieve)et Contador (Roman Kreuziger, cinquième l'année passée) ainsi que ceux de Nibali (Jakob Fuglsang, septième en 2013) lui toujours actif. Plus Bauke Mollema, Michal Kwiatkowski, Jurgen Van den Broeck, j'espère...

L'analyste

Christophe Vandegoor (42 ans) s'est distingué une première fois à la fin des années 80 en remportant une course pour Débutants. Ses professeurs en sociologie ont sauté en l'air quand il a demandé à faire sa thèse sur le cyclisme des jeunes. Après ses études, il débute à la rédaction sportive de la VRT-radio, sous la direction de Jan Wauters. Durant ses premières années, il présente Wat is er van de Sport, Open Doel, Sportmarathon et Radio Tour. A partir de 2004, Vandegoor travaille également pour Sporza-TV et commente des matches de football quelques années durant. En 2007, il succède à Luc Vanlangenhove comme commentateur en cyclisme à la radio.

Le Limbourgeois, qui vit à Scherpenheuvel-Zichem, a suivi deux éditions des Jeux Olympiques - Pékin et Londres, durant lesquels il a commenté les épreuves de cyclisme, de basketball et de hockey. Vandegoor a présenté quelques programmes musicaux sur Radio 1 et en 2006, et il a écrit la biographie de Stefan Everts.

Après le deuxième jour de repos, nous entamons l'ultime semaine, décisive, dans les Pyrénées, à commencer, comme je l'ai déjà dit, par cet échauffement beaucoup trop long. Le peloton parcourt 199 kilomètres, 150 sur le plat avant de franchir le Col de Portet-d'Aspet et le Col des Ares, jusqu'au pied du Port de Balès. C'est un col hors-catégorie (11,7 kilomètres à 7,7%), connu à cause de l'accident de la chaîne au Tour 2010, dans une copie de cette étape. Avant le sommet, Andy Schleck était descendu de vélo. Alberto Contador s'était envolé et, avec l'appui de Samuel Sanchez, un maître de la descente, il avait porté son avantage de 17 à 39 secondes, dans la descente vers Luchon. Il avait pris le maillot jaune au Luxembourgeois et le soir, il s'était excusé dans une vidéo ridicule : "Je n'avais pas remarqué la panne d'Andy." Non, bien sûr. Ce jour-là, Thomas Voeckler s'était imposé, comme en 2012, chaque fois au terme d'une longue échappée. Le connaissant, il va encore être à l'affût d'une ouverture. Il faut lui reconnaître ça: il roule toujours offensivement. Tant pis s'il montre la langue. D'ailleurs, il faudrait même plus de personnalités dans ce peloton bien trop gris. C'est pour ça que j'aime bien les longues barbes de Luca Paolini et de Simon Geschke. Valverde ? Avec deux étapes cruciales au menu, les favoris ne vont sans doute pas se démener aujourd'hui. Un coureur comme Alejandro Valverde pourrait cependant peut-être jouer les trouble-fêtes car il roule mieux que pendant sa période Fuentes. Est-ce suspect ? Il faut au moins se poser la question, même si l'Espagnol regorge de talent. Sans sa crevaison dans l'étape en éventail de Saint-Amand-Montrond, qui lui a fait perdre dix minutes, il aurait sans doute accédé au podium l'année passée. Il n'en sera pas loin cette année. Je suis curieux de voir si Tejay van Garderen est capable de rouler trois semaines sans connaître de jour sans. Il y a aussi les lieutenants orphelins de Froome (Richie Porte et Mikel Nieve)et Contador (Roman Kreuziger, cinquième l'année passée) ainsi que ceux de Nibali (Jakob Fuglsang, septième en 2013) lui toujours actif. Plus Bauke Mollema, Michal Kwiatkowski, Jurgen Van den Broeck, j'espère...