C'est la question que se posent tous les observateurs ainsi que les Anglais amateurs de cyclisme. L'année dernière, une chute l'a privé du maillot jaune à Bastia. Il obtient une nouvelle chance de décrocher tout de suite la précieuse tunique, en Angleterre cette fois, devant des centaines de milliers de spectateurs, à Harrogate, la ville natale de sa mère. La vedette britannique ne trouvera jamais autant de motifs de motivation.

En outre, l'année dernière, Marcel Kittel l'a jeté bas du trône de roi du sprint, une place que l'ambitieux Cavendish veut récupérer à tout prix. Il a même laissé de côté le Giro afin d'être frais au départ de la Grande Boucle. L'année dernière, il a roulé tout le Tour car il voulait gagner le maillot par points du Giro mais ça lui a coûté son punch au Tour - sans oublier un refroidissement quelques jours avant le départ.

Cavendish devrait posséder la fraîcheur requise cette année et mener avec Kittel le sprint de l'année, même s'il ne faudrait pas oublier André Greipel. Pour la deuxième fois de suite, il n'y a pas de prologue. Ce n'est pas grave. Les sprinters doivent avoir l'occasion d'enfiler le maillot jaune aussi, surtout qu'on a supprimé les points de bonification. Il serait regrettable que Cavendish, élu meilleur sprinter de tous les temps par L'Equipe l'année passée, n'ait jamais cet honneur.

Je crains qu'il ne batte pas le record du nombre de victoires d'étapes d'Eddy Merckx (35). Il était bien parti lors de ses quatre premiers Tours, avec cinq succès en moyenne, mais il n'a ensuite gagné que trois étapes en 2012 et deux en 2013, ce qui lui en fait 25. Il doit donc gagner souvent, ce qui ne sera pas évident contre Kittel, de trois ans son cadet. Il peut toutefois signer un record en devenant le premier coureur à avoir enlevé au moins deux étapes par édition pendant sept années d'affilée.

Pas plat

Réussir à Harrogate, l'arrivée la plus au nord de l'histoire de la Grande Boucle, ne sera pas une sinécure pour le Cav'. Cette étape comporte trois côtes traîtresses et jusqu'au 140e kilomètre, le parcours ne cesse de monter et de descendre. Les 60 derniers kilomètres sont presque plats mais ils empruntent de petites routes cernées de murets en pierre. Chutes et panique garanties donc, surtout s'il pleut. D'après Barry Hoban, un ancien coureur originaire de cette région, le peloton va éclater et il n'y aura pas de sprint massif. Si on sprinte quand même, ce sera en légère pente puisque le peloton franchit 42 mètres d'altitude dans les deux derniers kilomètres. C'est donc davantage une étape pour Kittel que pour Cavendish...

Il y aura du spectacle avant même que les coureurs n'aient pris le départ car la présentation des équipes du jeudi soir sera la plus belle de tous les temps. Elle n'aura pas lieu sur un podium quelconque mais à la Leeds Arena, un hall événementiel ouvert il y a un an au centre de la ville. Elton John, Bruce Springsteen, Robbie Williams et Eric Clapton, entre autres, s'y sont déjà produits devant 13.000 spectateurs. Le 3 juillet, ce sera au tour de Cavendish et Compagnie dans un show avec live entertainement and acts, concocté par Martin Green, l'homme qui a mis sur pied les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux. Hélas, ce ne sera pas gratuit, contrairement à la tradition : le billet le moins cher coûte 55 euros. Une tendance regrettable.

L'analyste

Christophe Vandegoor (42 ans) s'est distingué une première fois à la fin des années 80 en remportant une course pour Débutants. Ses professeurs en sociologie ont sauté en l'air quand il a demandé à faire sa thèse sur le cyclisme des jeunes. Après ses études, il débute à la rédaction sportive de la VRT-radio, sous la direction de Jan Wauters. Durant ses premières années, il présente Wat is er van de Sport, Open Doel, Sportmarathon et Radio Tour. A partir de 2004, Vandegoor travaille également pour Sporza-TV et commente des matches de football quelques années durant. En 2007, il succède à Luc Vanlangenhove comme commentateur en cyclisme à la radio.

Le Limbourgeois, qui vit à Scherpenheuvel-Zichem, a suivi deux éditions des Jeux Olympiques - Pékin et Londres, durant lesquels il a commenté les épreuves de cyclisme, de basketball et de hockey. Vandegoor a présenté quelques programmes musicaux sur Radio 1 et en 2006, et il a écrit la biographie de Stefan Everts.

C'est la question que se posent tous les observateurs ainsi que les Anglais amateurs de cyclisme. L'année dernière, une chute l'a privé du maillot jaune à Bastia. Il obtient une nouvelle chance de décrocher tout de suite la précieuse tunique, en Angleterre cette fois, devant des centaines de milliers de spectateurs, à Harrogate, la ville natale de sa mère. La vedette britannique ne trouvera jamais autant de motifs de motivation.En outre, l'année dernière, Marcel Kittel l'a jeté bas du trône de roi du sprint, une place que l'ambitieux Cavendish veut récupérer à tout prix. Il a même laissé de côté le Giro afin d'être frais au départ de la Grande Boucle. L'année dernière, il a roulé tout le Tour car il voulait gagner le maillot par points du Giro mais ça lui a coûté son punch au Tour - sans oublier un refroidissement quelques jours avant le départ.Cavendish devrait posséder la fraîcheur requise cette année et mener avec Kittel le sprint de l'année, même s'il ne faudrait pas oublier André Greipel. Pour la deuxième fois de suite, il n'y a pas de prologue. Ce n'est pas grave. Les sprinters doivent avoir l'occasion d'enfiler le maillot jaune aussi, surtout qu'on a supprimé les points de bonification. Il serait regrettable que Cavendish, élu meilleur sprinter de tous les temps par L'Equipe l'année passée, n'ait jamais cet honneur.Je crains qu'il ne batte pas le record du nombre de victoires d'étapes d'Eddy Merckx (35). Il était bien parti lors de ses quatre premiers Tours, avec cinq succès en moyenne, mais il n'a ensuite gagné que trois étapes en 2012 et deux en 2013, ce qui lui en fait 25. Il doit donc gagner souvent, ce qui ne sera pas évident contre Kittel, de trois ans son cadet. Il peut toutefois signer un record en devenant le premier coureur à avoir enlevé au moins deux étapes par édition pendant sept années d'affilée.Pas platRéussir à Harrogate, l'arrivée la plus au nord de l'histoire de la Grande Boucle, ne sera pas une sinécure pour le Cav'. Cette étape comporte trois côtes traîtresses et jusqu'au 140e kilomètre, le parcours ne cesse de monter et de descendre. Les 60 derniers kilomètres sont presque plats mais ils empruntent de petites routes cernées de murets en pierre. Chutes et panique garanties donc, surtout s'il pleut. D'après Barry Hoban, un ancien coureur originaire de cette région, le peloton va éclater et il n'y aura pas de sprint massif. Si on sprinte quand même, ce sera en légère pente puisque le peloton franchit 42 mètres d'altitude dans les deux derniers kilomètres. C'est donc davantage une étape pour Kittel que pour Cavendish...Il y aura du spectacle avant même que les coureurs n'aient pris le départ car la présentation des équipes du jeudi soir sera la plus belle de tous les temps. Elle n'aura pas lieu sur un podium quelconque mais à la Leeds Arena, un hall événementiel ouvert il y a un an au centre de la ville. Elton John, Bruce Springsteen, Robbie Williams et Eric Clapton, entre autres, s'y sont déjà produits devant 13.000 spectateurs. Le 3 juillet, ce sera au tour de Cavendish et Compagnie dans un show avec live entertainement and acts, concocté par Martin Green, l'homme qui a mis sur pied les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux. Hélas, ce ne sera pas gratuit, contrairement à la tradition : le billet le moins cher coûte 55 euros. Une tendance regrettable.