Derrière le Néerlandais Lars Boom, vainqueur de l'étape à l'ancien site minier d'Arenberg, Nibali a distancé tous ses adversaires, sous la pluie battante qui a rendu cette journée épique.

L'Espagnol Alberto Contador, distancé sur les pavés, a évité la chute. Mais il a terminé à plus de deux minutes et demie de Nibali, au bout des 152,5 kilomètres de cette étape comportant sept secteurs pavés, deux d'entre eux ayant été supprimés par les organisateurs en raison des risques.

L'Australien Richie Porte, appelé à suppléer probablement Froome dans l'équipe Sky, a lâché près de deux minutes, l'Espagnol Alejandro Valverde quelques secondes supplémentaires.

L'étape tant redoutée, sous la pluie, a justifié les craintes de ceux qui redoutaient un carnage. Elle a donné lieu à une cascade de chutes... mais le plus souvent sur le bitume.

C'est sur le goudron que Froome a chuté à deux reprises, une première fois après une trentaine de kilomètres, une seconde fois au 85e kilomètre. Cette troisième chute en deux jours s'est avérée de trop pour le Britannique, accablé depuis le début de la saison (problèmes dorsaux, infection pulmonaire, chute au Dauphiné).

Le vainqueur du Tour 2013, le cuissard déchiré laissant entrevoir une plaie au côté droit et le bras droit apparemment touché, a pris place à l'arrière de sa voiture d'équipe. Bouvines, haut lieu de l'histoire de France voici 800 ans, a signifié pour lui la fin de ses espoirs.

Boom de boue

Il faut remonter à 1980 pour trouver trace d'un vainqueur sortant abandonnant le Tour dans des conditions à peu près similaires. Bernard Hinault portait alors le maillot jaune et avait renoncé à Pau, non pas sur chute mais à cause d'un problème à un genou.

Le peloton s'est présenté déjà morcelé sur les premiers pavés, à 84 kilomètres de l'arrivée, derrière les rescapés d'une échappée lancée en début d'étape (Westra, Gallopin, Clarke, Hayman, Taaramae, puis S. Dumoulin et T. Martin).

Contador, moins à l'aise que Nibali sur le secteur très boueux de Pont-Thibault, a dû laisser partir le groupe du maillot jaune, conquérant malgré une grosse émotion quand l'un de ses coéquipiers (M. Iglinskiy) a chuté juste devant lui.

A l'avant, les échappés ont été rejoints à 28 kilomètres de l'arrivée par le premier groupe de poursuite (Nibali, Kwiatkowski). Les équipiers de Nibali (Westra, Fuglsang) ont fait le forcing à 12 kilomètres de l'arrivée où Boom a été le seul à pouvoir les suivre.

Pour le gain de l'étape, Boom, le visage couvert de boue, s'est dégagé avant l'entrée du dernier secteur pavé, à moins de 7 kilomètres de la ligne.

Ancien champion du monde de cyclo-cross, le puissant Néerlandais, qui est âgé de 28 ans, s'est imposé pour la première fois dans le Tour de France. Il a précédé de 19 secondes Nibali, qui n'avait plus à ses côtes que le Danois Jakob Fuglsang (désormais 2e du classement général, à 2 secondes).

Le Slovaque Peter Sagan, maillot vert, et le Suisse Fabian Cancellara, candidats au prestigieux succès d'étape dans cette étape des pavés, ont terminé à un peu plus d'une minute de Boom, un habitué lui aussi de Paris-Roubaix.

Derrière le Néerlandais Lars Boom, vainqueur de l'étape à l'ancien site minier d'Arenberg, Nibali a distancé tous ses adversaires, sous la pluie battante qui a rendu cette journée épique. L'Espagnol Alberto Contador, distancé sur les pavés, a évité la chute. Mais il a terminé à plus de deux minutes et demie de Nibali, au bout des 152,5 kilomètres de cette étape comportant sept secteurs pavés, deux d'entre eux ayant été supprimés par les organisateurs en raison des risques. L'Australien Richie Porte, appelé à suppléer probablement Froome dans l'équipe Sky, a lâché près de deux minutes, l'Espagnol Alejandro Valverde quelques secondes supplémentaires. L'étape tant redoutée, sous la pluie, a justifié les craintes de ceux qui redoutaient un carnage. Elle a donné lieu à une cascade de chutes... mais le plus souvent sur le bitume. C'est sur le goudron que Froome a chuté à deux reprises, une première fois après une trentaine de kilomètres, une seconde fois au 85e kilomètre. Cette troisième chute en deux jours s'est avérée de trop pour le Britannique, accablé depuis le début de la saison (problèmes dorsaux, infection pulmonaire, chute au Dauphiné). Le vainqueur du Tour 2013, le cuissard déchiré laissant entrevoir une plaie au côté droit et le bras droit apparemment touché, a pris place à l'arrière de sa voiture d'équipe. Bouvines, haut lieu de l'histoire de France voici 800 ans, a signifié pour lui la fin de ses espoirs. Boom de boue Il faut remonter à 1980 pour trouver trace d'un vainqueur sortant abandonnant le Tour dans des conditions à peu près similaires. Bernard Hinault portait alors le maillot jaune et avait renoncé à Pau, non pas sur chute mais à cause d'un problème à un genou. Le peloton s'est présenté déjà morcelé sur les premiers pavés, à 84 kilomètres de l'arrivée, derrière les rescapés d'une échappée lancée en début d'étape (Westra, Gallopin, Clarke, Hayman, Taaramae, puis S. Dumoulin et T. Martin). Contador, moins à l'aise que Nibali sur le secteur très boueux de Pont-Thibault, a dû laisser partir le groupe du maillot jaune, conquérant malgré une grosse émotion quand l'un de ses coéquipiers (M. Iglinskiy) a chuté juste devant lui. A l'avant, les échappés ont été rejoints à 28 kilomètres de l'arrivée par le premier groupe de poursuite (Nibali, Kwiatkowski). Les équipiers de Nibali (Westra, Fuglsang) ont fait le forcing à 12 kilomètres de l'arrivée où Boom a été le seul à pouvoir les suivre. Pour le gain de l'étape, Boom, le visage couvert de boue, s'est dégagé avant l'entrée du dernier secteur pavé, à moins de 7 kilomètres de la ligne. Ancien champion du monde de cyclo-cross, le puissant Néerlandais, qui est âgé de 28 ans, s'est imposé pour la première fois dans le Tour de France. Il a précédé de 19 secondes Nibali, qui n'avait plus à ses côtes que le Danois Jakob Fuglsang (désormais 2e du classement général, à 2 secondes). Le Slovaque Peter Sagan, maillot vert, et le Suisse Fabian Cancellara, candidats au prestigieux succès d'étape dans cette étape des pavés, ont terminé à un peu plus d'une minute de Boom, un habitué lui aussi de Paris-Roubaix.