Eddy et Axel Merckx conservent des souvenirs particuliers de Vaison-la-Romaine, le lieu de départ de l'étape du jour. En 1977, c'est de ce village qu'avait démarré une étape de Paris-Nice, remportée par le père. Et 23 ans plus tard, Axel y avait remporté une étape du Dauphiné Libéré partie de... Vaison-la-Romaine. En 2002, il avait eu moins de chance car, dans l'étape menant aux Deux Alpes, Axel et Mario Aerts s'étaient heurtés au Colombien Santiago Botero.

Gap n'a pas toujours porté chance à certains coureurs non plus. Lors du Tour 1991, l'Italien Marco Lietti y avait remporté la plus belle étape de sa carrière mais le lendemain, en voulant éviter un spectateur à l'échauffement, il avait embouti une voiture et s'était cassé le fémur et la clavicule... En 2006, Rik Verbrugghe n'avait pas franchi la ligne d'arrivée du chef-lieu des Hautes-Alpes. Lors de l'étape partie de Montélimar, il avait effectué un plongeon effrayant par-dessus un garde-fou et s'était occasionné une triple fracture du fémur gauche. Ce fut la fin de sa carrière.

Lors du Tour 2003, Joseba Beloki avait glissé sur de l'asphalte fondu dans la descente du Col de la Rochette, à quelques kilomètres de l'arrivée. Il s'était fracturé le poignet, le coude et le fémur. Mais l'image la plus marquante fut celle de Lance Armstrong qui coupa un virage en passant par les champs. Dans cette descente, on trouve aujourd'hui une plaque commémorative de la chute de Beloki et du mini-cyclocross d'Armstrong.

Cette fois, les concepteurs du parcours ont laissé tomber le Col de la Rochette pour le remplacer, comme en 2011, par le col de Manse, un casse-patte de deuxième catégorie, neuf km et demi d'ascension à 5,2% de moyenne et dont le sommet se situe à 12km de l'arrivée. Peter Sagan devrait pouvoir s'en sortir mais Mark Cavendish et les autres sprinters purs vont devoir mordre sur leur chique. Si les poursuivants éventuels ne prennent pas trop de points et si les favoris restent calmes, Sagan peut donc encore effectuer une bonne affaire dans l'optique de la course au maillot vert.

A la veille du contre-la-montre difficile menant à Chorges, cela devrait être le cas mais on disait la même chose en 2011, lorsque le final de la 16e étape passait aussi par le col de Manse. Thor Hushovd, Evald Boasson Hagen et Ryder Hesjedal avaient transformé la journée en mini championnat de Norvège avant qu'Alberto Contador, qui souffrait du genou et qu'on n'avait pas encore vu jusque-là, ne fasse éclater l'orage. Dans ce petit col de deuxième catégorie, sous la pluie, il avait accéléré plusieurs fois, jusqu'à ce que seuls Cadel Evans et Samuel Sánchez soient en mesure de le suivre. Distraits, les frères Schleck s'étaient laissé surprendre et avaient perdu encore plus de temps dans la descente mouillée. Evans avait repris trois secondes aux deux Espagnols, un groupe avec Fränk Schleck et le porteur du maillot jaune Thomas Voeckler avait franchi la ligne 19 secondes plus tard. Andy, protégé par Maxime Monfort, était arrivé avec une bonne minute de retard.

Une finale terrible dans une étape considérée comme de transition. C'est pourquoi il est regrettable que Vincenzo Nibali ne soit pas là : le vainqueur du Giro court à l'instinct et ce bon descendeur aurait pu faire éclater la course dans la descente du Col de Manse.

Jonas Creteur et Pierre Bilic, avec Rodrigo Beenkens

Eddy et Axel Merckx conservent des souvenirs particuliers de Vaison-la-Romaine, le lieu de départ de l'étape du jour. En 1977, c'est de ce village qu'avait démarré une étape de Paris-Nice, remportée par le père. Et 23 ans plus tard, Axel y avait remporté une étape du Dauphiné Libéré partie de... Vaison-la-Romaine. En 2002, il avait eu moins de chance car, dans l'étape menant aux Deux Alpes, Axel et Mario Aerts s'étaient heurtés au Colombien Santiago Botero. Gap n'a pas toujours porté chance à certains coureurs non plus. Lors du Tour 1991, l'Italien Marco Lietti y avait remporté la plus belle étape de sa carrière mais le lendemain, en voulant éviter un spectateur à l'échauffement, il avait embouti une voiture et s'était cassé le fémur et la clavicule... En 2006, Rik Verbrugghe n'avait pas franchi la ligne d'arrivée du chef-lieu des Hautes-Alpes. Lors de l'étape partie de Montélimar, il avait effectué un plongeon effrayant par-dessus un garde-fou et s'était occasionné une triple fracture du fémur gauche. Ce fut la fin de sa carrière. Lors du Tour 2003, Joseba Beloki avait glissé sur de l'asphalte fondu dans la descente du Col de la Rochette, à quelques kilomètres de l'arrivée. Il s'était fracturé le poignet, le coude et le fémur. Mais l'image la plus marquante fut celle de Lance Armstrong qui coupa un virage en passant par les champs. Dans cette descente, on trouve aujourd'hui une plaque commémorative de la chute de Beloki et du mini-cyclocross d'Armstrong. Cette fois, les concepteurs du parcours ont laissé tomber le Col de la Rochette pour le remplacer, comme en 2011, par le col de Manse, un casse-patte de deuxième catégorie, neuf km et demi d'ascension à 5,2% de moyenne et dont le sommet se situe à 12km de l'arrivée. Peter Sagan devrait pouvoir s'en sortir mais Mark Cavendish et les autres sprinters purs vont devoir mordre sur leur chique. Si les poursuivants éventuels ne prennent pas trop de points et si les favoris restent calmes, Sagan peut donc encore effectuer une bonne affaire dans l'optique de la course au maillot vert. A la veille du contre-la-montre difficile menant à Chorges, cela devrait être le cas mais on disait la même chose en 2011, lorsque le final de la 16e étape passait aussi par le col de Manse. Thor Hushovd, Evald Boasson Hagen et Ryder Hesjedal avaient transformé la journée en mini championnat de Norvège avant qu'Alberto Contador, qui souffrait du genou et qu'on n'avait pas encore vu jusque-là, ne fasse éclater l'orage. Dans ce petit col de deuxième catégorie, sous la pluie, il avait accéléré plusieurs fois, jusqu'à ce que seuls Cadel Evans et Samuel Sánchez soient en mesure de le suivre. Distraits, les frères Schleck s'étaient laissé surprendre et avaient perdu encore plus de temps dans la descente mouillée. Evans avait repris trois secondes aux deux Espagnols, un groupe avec Fränk Schleck et le porteur du maillot jaune Thomas Voeckler avait franchi la ligne 19 secondes plus tard. Andy, protégé par Maxime Monfort, était arrivé avec une bonne minute de retard. Une finale terrible dans une étape considérée comme de transition. C'est pourquoi il est regrettable que Vincenzo Nibali ne soit pas là : le vainqueur du Giro court à l'instinct et ce bon descendeur aurait pu faire éclater la course dans la descente du Col de Manse.Jonas Creteur et Pierre Bilic, avec Rodrigo Beenkens