Philippe Gilbert: "Imaginez quand vous entendez dire 10 minutes avant la fin que la ligne d'arrivée est avancée de trois kilomètres. Ça a créé une sorte de chaos et ensuite la course est devenue dangereuse."

"Malheureusement, j'ai fait partie de ceux qui ont été pris dans la chute. Je roulais en 25e position à peu près et ils sont tombés devant moi. C'est dommage, bien sûr, car van Garderen était dans ma roue."

Greipel: "Une déception énorme, j'ai manqué la chance de ma vie"

"Je suis bien entendu extrêmement déçu, cette occasion de prendre le maillot jaune était probablement unique. C'était la chance de ma vie", a commenté le sprinter allemand André Greipel (Lotto-Belisol) à l'issue de la première étape du Tour.

"Je ne suis pas tombé lors de cet énorme crash, mais mon changement de vitesse a été touché. Quelques centaines de mètres plus loin, j'ai dû m'arrêter sur le bord de la route. Six kilomètres avant l'arrivée, on nous a annoncé que la ligne aurait été avancée de trois kilomètres en raison d'un incident avec un bus à l'arrivée. Comme équipe, nous avons tout mis en oeuvre pour réaliser un bon sprint, mais c'est là que l'histoire s'est terminée pour moi. Tu ne peux rien faire contre la malchance, tu dois aussitôt l'accepter, mais cela ne diminue pas la déception."

Kittel: "Le rêve s'est réalisé"

Marcel Kittel, 25 ans, vainqueur de l'étape et maillot jaune, était évidemment le plus heureux des hommes après son 12e succès de la saison à Bastia. "C'est un rêve qui se réalise et qui m'a fait oublier ma déception de l'an dernier."

"Que Mark Cavendish, Peter Sagan et André Greipel n'étaient plus là, je ne l'ai pas su tout de suite. Mais j'ai ensuite été tenu au courant. Je ne savais en rien en revanche du chaos né du bus bloqué sur la ligne d'arrivée".

"Je suis tellement fier ! J'ai travaillé dur depuis des années pour ça. C'est comme si j'avais de l'or sur les épaules... L'équipe existe depuis 2007, elle a des objectifs plus élevés chaque année. A mon arrivée en 2011, j'ai trouvé un soutien total et un projet motivant. Un des buts était de gagner une étape au Tour. C'est fait et c'est une belle récompense. J'ai beaucoup de chance d'être dans cette équipe, j'ai apprécié leurs projets pour un sport propre et la promotion des jeunes coureurs. Cela démontre aussi qu'un coureur propre peut gagner une étape du Tour. L'équipe a été montée dans cet esprit et ça donne encore plus d'importance à ma victoire. La chute collective ? elle a bouleversé les prévisions. Aux 400 mètres, j'ai pris la roue de Roelandts et j'ai compris que c'était possible de gagner. Le maillot vert ? non, ce n'est pas un objectif, je suis trop jeune", a conclu celui qui a notamment remporté cette année le GP de l'Escaut à Schoten et la 2e étape de Paris-Nice.

Sergeant:"Heureusement, personne chez nous n'est impliqué dans la chute"

"Heureusement, nous n'avons personne d'impliqué dans la chute", a déclaré le directeur sportif de la formation Lotto-Belisol Marc Sergeant.

"La chute a tout désorganisé et lorsque André Greipel, un kilomètre et demi plus tard, a également dû mettre pied à terre (NDLR: pour un ennui mécanique), nous ne pouvions rien faire. Dommage, car notre train était sur les rails. Demain nous aurons peut-être une nouvelle possibilité."

Boom sur le maillot à pois manqué de peu: "J'aurais dû être plus patient"

Le Néerlandais Lars Boom serait volontiers monter sur le podium pour enfiler le maillot pois. Le coureur de la formation Belkin s'était fixé cet objectif en faisant partie de l'échappée du jour sprintant ainsi pour obtenir le seul point mis en jeu pour le classement de la montagne. "Tout se passait bien, mais sur cette petite ascension j'aurais dû être plus patient", a expliqué Boom.

Il a en effet été devancé au sommet par l'Espagnol Juan José Lobato (Euskaltel). "Je râle, car j'étais trop enthousiaste. J'ai réussi à revenir sur un gars de Saur Sojasun juste avant le sprint, mais j'aurais dû attendre plus longtemps et laisser aller ce coureur. Immédiatement, cet Espagnol m'a dépassé."

Coucke: "Au moins une fracture de la clavicule pour Tony Martin"

Premier jour de course et premier coup dur pour la formation Omega Pharma-Quick Step. Que Mark Cavendish n'ait pas pu sprinter pour la victoire et le maillot jaune est regrettable, mais l'équipe dirigée par Wilfried Peeters a connu un autre coup du sort lourd de conséquences. "Lors de la violente chute, Tony Martin s'est fracturé la clavicule, au moins", a déclaré Marc Coucke, sponsor d'OPQS.

"C'est assez sérieux pour Tony Martin. Il a très mal réagi aux premiers soins pratiqués dans notre bus, ce qui nous donne la certitude qu'il s'agit d'une fracture de la clavicule. Nous attendons désormais les résultats des examens plus approfondis faits à l'hôpital. C'est cruel de perdre d'une telle manière notre moteur pour le contre-la-montre par équipes, un de nos meneurs pour Mark Cavendish et notre favori pour le premier contre-la-montre. Je regarde d'un oeil fâché la direction du Tour. Ce chaos aurait pu être évité s'ils avaient immédiatement opté pour une neutralisation de la course quand ils ont appris qu'un bus bloquait la ligne d'arrivée", a ajouté Coucke.

Gert Steegmans, la locomotive de Cavendish dans les sprints, s'est lui aussi retrouvé au sol se procurant quelques éraflures. "Steegmans s'en est bien sorti", a conclu Marc Coucke.

van Poppel: "C'est une folie"

Le Néerlandais Danny van Poppel (Vacansoleil-DCM) s'est illustré samedi. Le coureur de 19 ans a obtenu une brillante troisième place lors du sprint qui a conclu une étape chaotique, derrière l'Allemand Marcel Kittel (Argos-Shimano) et le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha).

"C'est une folie ici", a déclaré van Poppel, encore impressionné par les événements. "Il y a eu des chutes que j'ai pu éviter de justesse. Après, il s'agissait de suivre les bonnes personnes. Automatiquement, tu arrives jusqu'à la ligne d'arrivée", a ajouté le plus jeune participant au Tour depuis la Seconde Guerre Mondiale.

"Kris Boeckmans et mon frère Boy m'ont amené à l'avant. Non, je n'ai jamais eu peur. Tu ne peux avoir peur si tu veux atteindre le sommet", a conclu van Poppel, dont le père Jean-Paul était un illustre sprinter.

Comme le vainqueur du jour Marcel Kittel a enfilé le maillot jaune, le Néerlandais disputera l'étape de dimanche avec le maillot blanc de meilleur jeune sur les épaules.

Alberto Contador touché à une épaule L'Espagnol Alberto Contador (Saxo-Tinkoff) a été touché à l'épaule gauche dans sa chute du final. "Je vais bien, il faudra voir maintenant comment je vais me sentir demain (dimanche)", a déclaré le double vainqueur du Tour de France (2007, 2009) après l'arrivée.

"Dans le Tour, on ne sait jamais comment ça va se passer, a ajouté Contador. Il y a un coureur qui n'a pas freiné devant moi et je me suis retrouvé à terre".

"Une chute laisse des ecchymoses. C'est le lendemain surtout qu'on ressent la douleur", a confirmé son directeur sportif Philippe Mauduit.

Contador avait déjà été victime d'une chute dès la première étape, en 2011, lors de sa précédente participation au Tour. A Bastia, l'Espagnol n'a pas perdu de temps au classement, les coureurs étant classés ex-aequo après un final chaotique.

Philippe Gilbert: "Imaginez quand vous entendez dire 10 minutes avant la fin que la ligne d'arrivée est avancée de trois kilomètres. Ça a créé une sorte de chaos et ensuite la course est devenue dangereuse." "Malheureusement, j'ai fait partie de ceux qui ont été pris dans la chute. Je roulais en 25e position à peu près et ils sont tombés devant moi. C'est dommage, bien sûr, car van Garderen était dans ma roue." Greipel: "Une déception énorme, j'ai manqué la chance de ma vie" "Je suis bien entendu extrêmement déçu, cette occasion de prendre le maillot jaune était probablement unique. C'était la chance de ma vie", a commenté le sprinter allemand André Greipel (Lotto-Belisol) à l'issue de la première étape du Tour. "Je ne suis pas tombé lors de cet énorme crash, mais mon changement de vitesse a été touché. Quelques centaines de mètres plus loin, j'ai dû m'arrêter sur le bord de la route. Six kilomètres avant l'arrivée, on nous a annoncé que la ligne aurait été avancée de trois kilomètres en raison d'un incident avec un bus à l'arrivée. Comme équipe, nous avons tout mis en oeuvre pour réaliser un bon sprint, mais c'est là que l'histoire s'est terminée pour moi. Tu ne peux rien faire contre la malchance, tu dois aussitôt l'accepter, mais cela ne diminue pas la déception." Kittel: "Le rêve s'est réalisé" Marcel Kittel, 25 ans, vainqueur de l'étape et maillot jaune, était évidemment le plus heureux des hommes après son 12e succès de la saison à Bastia. "C'est un rêve qui se réalise et qui m'a fait oublier ma déception de l'an dernier." "Que Mark Cavendish, Peter Sagan et André Greipel n'étaient plus là, je ne l'ai pas su tout de suite. Mais j'ai ensuite été tenu au courant. Je ne savais en rien en revanche du chaos né du bus bloqué sur la ligne d'arrivée". "Je suis tellement fier ! J'ai travaillé dur depuis des années pour ça. C'est comme si j'avais de l'or sur les épaules... L'équipe existe depuis 2007, elle a des objectifs plus élevés chaque année. A mon arrivée en 2011, j'ai trouvé un soutien total et un projet motivant. Un des buts était de gagner une étape au Tour. C'est fait et c'est une belle récompense. J'ai beaucoup de chance d'être dans cette équipe, j'ai apprécié leurs projets pour un sport propre et la promotion des jeunes coureurs. Cela démontre aussi qu'un coureur propre peut gagner une étape du Tour. L'équipe a été montée dans cet esprit et ça donne encore plus d'importance à ma victoire. La chute collective ? elle a bouleversé les prévisions. Aux 400 mètres, j'ai pris la roue de Roelandts et j'ai compris que c'était possible de gagner. Le maillot vert ? non, ce n'est pas un objectif, je suis trop jeune", a conclu celui qui a notamment remporté cette année le GP de l'Escaut à Schoten et la 2e étape de Paris-Nice. Sergeant:"Heureusement, personne chez nous n'est impliqué dans la chute" "Heureusement, nous n'avons personne d'impliqué dans la chute", a déclaré le directeur sportif de la formation Lotto-Belisol Marc Sergeant. "La chute a tout désorganisé et lorsque André Greipel, un kilomètre et demi plus tard, a également dû mettre pied à terre (NDLR: pour un ennui mécanique), nous ne pouvions rien faire. Dommage, car notre train était sur les rails. Demain nous aurons peut-être une nouvelle possibilité." Boom sur le maillot à pois manqué de peu: "J'aurais dû être plus patient" Le Néerlandais Lars Boom serait volontiers monter sur le podium pour enfiler le maillot pois. Le coureur de la formation Belkin s'était fixé cet objectif en faisant partie de l'échappée du jour sprintant ainsi pour obtenir le seul point mis en jeu pour le classement de la montagne. "Tout se passait bien, mais sur cette petite ascension j'aurais dû être plus patient", a expliqué Boom. Il a en effet été devancé au sommet par l'Espagnol Juan José Lobato (Euskaltel). "Je râle, car j'étais trop enthousiaste. J'ai réussi à revenir sur un gars de Saur Sojasun juste avant le sprint, mais j'aurais dû attendre plus longtemps et laisser aller ce coureur. Immédiatement, cet Espagnol m'a dépassé." Coucke: "Au moins une fracture de la clavicule pour Tony Martin" Premier jour de course et premier coup dur pour la formation Omega Pharma-Quick Step. Que Mark Cavendish n'ait pas pu sprinter pour la victoire et le maillot jaune est regrettable, mais l'équipe dirigée par Wilfried Peeters a connu un autre coup du sort lourd de conséquences. "Lors de la violente chute, Tony Martin s'est fracturé la clavicule, au moins", a déclaré Marc Coucke, sponsor d'OPQS. "C'est assez sérieux pour Tony Martin. Il a très mal réagi aux premiers soins pratiqués dans notre bus, ce qui nous donne la certitude qu'il s'agit d'une fracture de la clavicule. Nous attendons désormais les résultats des examens plus approfondis faits à l'hôpital. C'est cruel de perdre d'une telle manière notre moteur pour le contre-la-montre par équipes, un de nos meneurs pour Mark Cavendish et notre favori pour le premier contre-la-montre. Je regarde d'un oeil fâché la direction du Tour. Ce chaos aurait pu être évité s'ils avaient immédiatement opté pour une neutralisation de la course quand ils ont appris qu'un bus bloquait la ligne d'arrivée", a ajouté Coucke. Gert Steegmans, la locomotive de Cavendish dans les sprints, s'est lui aussi retrouvé au sol se procurant quelques éraflures. "Steegmans s'en est bien sorti", a conclu Marc Coucke. van Poppel: "C'est une folie" Le Néerlandais Danny van Poppel (Vacansoleil-DCM) s'est illustré samedi. Le coureur de 19 ans a obtenu une brillante troisième place lors du sprint qui a conclu une étape chaotique, derrière l'Allemand Marcel Kittel (Argos-Shimano) et le Norvégien Alexander Kristoff (Katusha). "C'est une folie ici", a déclaré van Poppel, encore impressionné par les événements. "Il y a eu des chutes que j'ai pu éviter de justesse. Après, il s'agissait de suivre les bonnes personnes. Automatiquement, tu arrives jusqu'à la ligne d'arrivée", a ajouté le plus jeune participant au Tour depuis la Seconde Guerre Mondiale. "Kris Boeckmans et mon frère Boy m'ont amené à l'avant. Non, je n'ai jamais eu peur. Tu ne peux avoir peur si tu veux atteindre le sommet", a conclu van Poppel, dont le père Jean-Paul était un illustre sprinter. Comme le vainqueur du jour Marcel Kittel a enfilé le maillot jaune, le Néerlandais disputera l'étape de dimanche avec le maillot blanc de meilleur jeune sur les épaules. Alberto Contador touché à une épaule L'Espagnol Alberto Contador (Saxo-Tinkoff) a été touché à l'épaule gauche dans sa chute du final. "Je vais bien, il faudra voir maintenant comment je vais me sentir demain (dimanche)", a déclaré le double vainqueur du Tour de France (2007, 2009) après l'arrivée. "Dans le Tour, on ne sait jamais comment ça va se passer, a ajouté Contador. Il y a un coureur qui n'a pas freiné devant moi et je me suis retrouvé à terre". "Une chute laisse des ecchymoses. C'est le lendemain surtout qu'on ressent la douleur", a confirmé son directeur sportif Philippe Mauduit. Contador avait déjà été victime d'une chute dès la première étape, en 2011, lors de sa précédente participation au Tour. A Bastia, l'Espagnol n'a pas perdu de temps au classement, les coureurs étant classés ex-aequo après un final chaotique.