Encore une épreuve contre le chrono qui se déroule dans un panorama somptueux, avec, au loin, le Col de Vars et le Col d'Izoard, mais surtout, après le départ en Corse et l'arrivée au Mont-Saint-Michel, un décor composé essentiellement d'eau. Le tracé de ce contre-la-montre longe le lac de Serre Ponçon, un des plus grands réservoirs artificiels d'eau d'Europe, avec une capacité d'un milliard de litres cubes. C'est un paradis pour les adeptes du kitesurfing car le vent peut être violent et, en général, le temps est bon. Ce n'est pas un hasard si on appelle Embrun "la Nice des Alpes."

Sportivement, c'est le véritable début d'une dernière semaine particulièrement astreignante, qui sera décisive pour le classement final. Il s'agit donc d'être en forme au bon moment et certainement de ne pas être trop bien en juin. Le fait que l'ASO ait programmé cet ultime contre-la-montre le mercredi est frappant. Il n'a eu lieu aussi tôt qu'en 1948 et en 1975. Dans la plupart des autres éditions, comme ces trois dernières années, il a été programmé le samedi.

C'est la confirmation que les organisateurs veulent faire quelque chose de spécial à l'occasion de ce centième Tour : pas de prologue, un début difficile en Corse, le premier contre-la-montre après les Pyrénées et le dernier avant les Alpes, afin d'avoir encore le plus possible de vainqueurs potentiels au pied de l'Alpe d'Huez, dans l'étape du lendemain.

La distance est assez limitée: à peine 32 kilomètres, ce qui porte le nombre de kilomètres contre le chrono à 65, alors qu'on était à cent l'année dernière. Il s'agissait alors de deux étapes relativement plates alors que le tracé menant à la station de ski de Chorges est plus ardu. Jean François Pescheux, le directeur de course, estime même que c'est le plus dur qu'il ait jamais concocté. Ce n'est certes pas un vrai contre-la-montre en côte car à part les deux cols de deuxième catégorie - la Côte de Puy-Sanières (6,4 kilomètres à 6% en moyenne) et la Côte de Réallon (6,9 kilomètres à 6,3%), les coureurs ont également deux descentes techniques.

Le parcours est fait pour les coureurs polyvalents et Tony Martin n'est pas dépourvu de chances, dans la mesure où les deux ascensions ne sont pas très raides. Il a déjà enlevé un contre-la-montre très dur de 24 kilomètres au Tour du Pays Basque et le champion du monde allemand se concentrera beaucoup plus sur cette étape que les coureurs de classement. Il est sans doute le seul spécialiste à pouvoir rivaliser avec eux.

Le parcours permettra de voir la différence entre le top dix du premier contre-la-montre et celui du second, car la fraîcheur mentale et physique est bien plus décisive que les capacités de rouleur dans la troisième semaine. Même Axel Merckx a terminé neuvième de l'ultime épreuve contre-la-montre en 1998. Les forçats patentés gaspillent souvent trop d'énergie dans les cols, même quand ils ne roulent pas pour la victoire. On l'a notamment vu dans la dernière épreuve contre le chrono du Tour 2009, au lac d'Annecy, quand Alberto Contador a pris trois secondes au spécialiste par excellence, Fabian Cancellara, avec un coup de pédale quasi machinal.

Le leader de Saxo semble être un des principaux favoris de cette étape. Il peut ainsi poursuivre la tradition espagnole car Vicente Lopez-Carril et Carlos Sastre ont également gagné des étapes débutant à Embrun, en 1973 et en 2008 (vers Nice et l'Alpe d'Huez). Cette saison, Contador a dû se contenter de places d'honneur mais il s'est préparé en fonction du Tour et il est nettement mieux encadré que les années précédentes, avec Roman Kreuziger, Nicolas Roche, Michael Rogers, Nicki et Chris Anker Sörensen.

Chris Froome sera évidemment son principal opposant.

Jonas Creteur et Pierre Bilic, avec Rodrigo Beenkens

Encore une épreuve contre le chrono qui se déroule dans un panorama somptueux, avec, au loin, le Col de Vars et le Col d'Izoard, mais surtout, après le départ en Corse et l'arrivée au Mont-Saint-Michel, un décor composé essentiellement d'eau. Le tracé de ce contre-la-montre longe le lac de Serre Ponçon, un des plus grands réservoirs artificiels d'eau d'Europe, avec une capacité d'un milliard de litres cubes. C'est un paradis pour les adeptes du kitesurfing car le vent peut être violent et, en général, le temps est bon. Ce n'est pas un hasard si on appelle Embrun "la Nice des Alpes." Sportivement, c'est le véritable début d'une dernière semaine particulièrement astreignante, qui sera décisive pour le classement final. Il s'agit donc d'être en forme au bon moment et certainement de ne pas être trop bien en juin. Le fait que l'ASO ait programmé cet ultime contre-la-montre le mercredi est frappant. Il n'a eu lieu aussi tôt qu'en 1948 et en 1975. Dans la plupart des autres éditions, comme ces trois dernières années, il a été programmé le samedi. C'est la confirmation que les organisateurs veulent faire quelque chose de spécial à l'occasion de ce centième Tour : pas de prologue, un début difficile en Corse, le premier contre-la-montre après les Pyrénées et le dernier avant les Alpes, afin d'avoir encore le plus possible de vainqueurs potentiels au pied de l'Alpe d'Huez, dans l'étape du lendemain. La distance est assez limitée: à peine 32 kilomètres, ce qui porte le nombre de kilomètres contre le chrono à 65, alors qu'on était à cent l'année dernière. Il s'agissait alors de deux étapes relativement plates alors que le tracé menant à la station de ski de Chorges est plus ardu. Jean François Pescheux, le directeur de course, estime même que c'est le plus dur qu'il ait jamais concocté. Ce n'est certes pas un vrai contre-la-montre en côte car à part les deux cols de deuxième catégorie - la Côte de Puy-Sanières (6,4 kilomètres à 6% en moyenne) et la Côte de Réallon (6,9 kilomètres à 6,3%), les coureurs ont également deux descentes techniques. Le parcours est fait pour les coureurs polyvalents et Tony Martin n'est pas dépourvu de chances, dans la mesure où les deux ascensions ne sont pas très raides. Il a déjà enlevé un contre-la-montre très dur de 24 kilomètres au Tour du Pays Basque et le champion du monde allemand se concentrera beaucoup plus sur cette étape que les coureurs de classement. Il est sans doute le seul spécialiste à pouvoir rivaliser avec eux. Le parcours permettra de voir la différence entre le top dix du premier contre-la-montre et celui du second, car la fraîcheur mentale et physique est bien plus décisive que les capacités de rouleur dans la troisième semaine. Même Axel Merckx a terminé neuvième de l'ultime épreuve contre-la-montre en 1998. Les forçats patentés gaspillent souvent trop d'énergie dans les cols, même quand ils ne roulent pas pour la victoire. On l'a notamment vu dans la dernière épreuve contre le chrono du Tour 2009, au lac d'Annecy, quand Alberto Contador a pris trois secondes au spécialiste par excellence, Fabian Cancellara, avec un coup de pédale quasi machinal. Le leader de Saxo semble être un des principaux favoris de cette étape. Il peut ainsi poursuivre la tradition espagnole car Vicente Lopez-Carril et Carlos Sastre ont également gagné des étapes débutant à Embrun, en 1973 et en 2008 (vers Nice et l'Alpe d'Huez). Cette saison, Contador a dû se contenter de places d'honneur mais il s'est préparé en fonction du Tour et il est nettement mieux encadré que les années précédentes, avec Roman Kreuziger, Nicolas Roche, Michael Rogers, Nicki et Chris Anker Sörensen. Chris Froome sera évidemment son principal opposant. Jonas Creteur et Pierre Bilic, avec Rodrigo Beenkens