Plus que jamais, je vais vous parler tourisme dans cette étape qui traverse la vallée de la Loire, célèbre pour ses châteaux de la Renaissance (notamment ceux de Langeais et Villandry) et leurs magnifiques jardins. C'est l'un des paradoxes du Tour: on traverse des paysages magnifiques et on passe devant des monuments historiques mais, à l'arrivée, on installe le village du Tour dans des quartiers gris et affreux, voire sur des terrains industriels plutôt que dans le centre. C'est plus sûr pour les coureurs et, surtout, il y a plus de place. Il n'en ira pas différemment à Tours: l'arrivée n'est pas située sur l'Avenue de Grammont, comme à Paris-Tours, mais devant le hall des expositions, un immense complexe en dehors du centre.

Ce n'est pas la seule différence avec la classique automnale: cette étape est plate comme la main tandis que les dix derniers kilomètres du parcours de Paris-Tours sont juchés de petites côtes: Beau Soleil, Epan... Dommage qu'on les ait laissées de côté ici, car cela aurait animé le final de l'étape. Ici, on aura sans doute droit à un sprint massif.

De nos jours, c'est le peloton qui contrôle la course. Si les équipes de sprinters le veulent vraiment, les sprints massifs sont quasi inévitables. De plus, hormis Fabian Cancellara, il n'y a plus de Willy Teirlinck. En 1971, le Brabançon avait remporté trois étapes du Tour (La Grande Motte, Pontarlier et Paris) en s'échappant dans le dernier kilomètre. C'était un spécialiste du genre, comme Etienne De Wilde, Jelle Nijdam ou Thierry Marie après lui.

En 1992, Marie avait démarré sous la flamme rouge. Il avait été rejoint un peu plus loin par Nijdam et Acacio Da Silva. Assis sur sa selle, le Français avait pu faire la différence sur Nijdam et le peloton dans un dernier effort. Il avait terminé avec un petit mètre d'avance sur Johan Museeuw.

Deux Belges ont remporté une étape du Tour à Tours: Tom Boonen en 2005 (sur l'Avenue de Grammont, alors qu'il n'a jamais triomphé à Paris-Tours) et Jean Branckart cinquante ans plus tôt, à l'occasion de la toute première arrivée à Tours. Il s'agissait d'un contre-la-montre mais Branckart était plutôt un grimpeur. Avant cela, il avait déjà gagné à Pau. Et au classement final, il ne fut devancé que par Louison Bobet. Malheureusement, beaucoup de gens l'ont oublié.

Jonas Creteur et Pierre Bilic, avec Rodrigo Beenkens

Plus que jamais, je vais vous parler tourisme dans cette étape qui traverse la vallée de la Loire, célèbre pour ses châteaux de la Renaissance (notamment ceux de Langeais et Villandry) et leurs magnifiques jardins. C'est l'un des paradoxes du Tour: on traverse des paysages magnifiques et on passe devant des monuments historiques mais, à l'arrivée, on installe le village du Tour dans des quartiers gris et affreux, voire sur des terrains industriels plutôt que dans le centre. C'est plus sûr pour les coureurs et, surtout, il y a plus de place. Il n'en ira pas différemment à Tours: l'arrivée n'est pas située sur l'Avenue de Grammont, comme à Paris-Tours, mais devant le hall des expositions, un immense complexe en dehors du centre. Ce n'est pas la seule différence avec la classique automnale: cette étape est plate comme la main tandis que les dix derniers kilomètres du parcours de Paris-Tours sont juchés de petites côtes: Beau Soleil, Epan... Dommage qu'on les ait laissées de côté ici, car cela aurait animé le final de l'étape. Ici, on aura sans doute droit à un sprint massif. De nos jours, c'est le peloton qui contrôle la course. Si les équipes de sprinters le veulent vraiment, les sprints massifs sont quasi inévitables. De plus, hormis Fabian Cancellara, il n'y a plus de Willy Teirlinck. En 1971, le Brabançon avait remporté trois étapes du Tour (La Grande Motte, Pontarlier et Paris) en s'échappant dans le dernier kilomètre. C'était un spécialiste du genre, comme Etienne De Wilde, Jelle Nijdam ou Thierry Marie après lui. En 1992, Marie avait démarré sous la flamme rouge. Il avait été rejoint un peu plus loin par Nijdam et Acacio Da Silva. Assis sur sa selle, le Français avait pu faire la différence sur Nijdam et le peloton dans un dernier effort. Il avait terminé avec un petit mètre d'avance sur Johan Museeuw. Deux Belges ont remporté une étape du Tour à Tours: Tom Boonen en 2005 (sur l'Avenue de Grammont, alors qu'il n'a jamais triomphé à Paris-Tours) et Jean Branckart cinquante ans plus tôt, à l'occasion de la toute première arrivée à Tours. Il s'agissait d'un contre-la-montre mais Branckart était plutôt un grimpeur. Avant cela, il avait déjà gagné à Pau. Et au classement final, il ne fut devancé que par Louison Bobet. Malheureusement, beaucoup de gens l'ont oublié. Jonas Creteur et Pierre Bilic, avec Rodrigo Beenkens