Le compteur de la Belgique dans les classiques reste bloqué à zéro victoire ce printemps, un fait unique dans le cyclisme d'après-guerre et un énorme contraste avec la décennie précédente. Aucune nation n'a récolté plus de succès dans les cinq grandes classiques printanières (Milan-Sanremo, le Ronde, Paris-Roubaix, l'Amstel et la Doyenne) ces dix dernières années -de 2003 à 2012. Un compatriote a triomphé à seize reprises. L'Italie (10), l'Espagne (5), le Kazakhstan (4), la Suisse (4) et l'Australie (3) suivent de très loin.

Suite aux maux physiques et à la moindre forme de nos ténors, Tom Boonen et Philippe Gilbert, nous avons été confrontés à un zéro pointé. D'aucuns craignent que ces dix années de vaches grasses ne soient suivies de dix années de vaches maigres. S'ils sont épargnés par la poisse, Boonen et Gilbert peuvent encore courir deux ou trois ans mais ensuite ? L'avenir est moins rose.

Gianni Meersman, Jürgen Roelandts, Greg Van Avermaet et Sep Vanmarcke, tous au milieu de la vingtaine, ont un grand potentiel et ils l'ont révélé l'année dernière mais ils ne possèdent pas la classe absolue ni le killer-instinct. Cela n'exclut pas un succès dans une classique mais il y a peu de chances qu'ils nous offrent un chapelet de victoires prestigieuses comme Boonen et Gilbert.

En outre, ils sont confrontés à une levée plus jeune et particulièrement talentueuse, au sein de laquelle on trouve Michael Kwiatkowski (22 ans) et surtout Peter Sagan (23 ans). La Belgique, elle, compte sur Guillaume Van Keirsbulck (22 ans), Tosh Van der Sande (22 ans) et le grimpeur Tim Wellens (22 ans) mais ils n'ont pas encore dévoilé de traces de talent hors-normes.

En espoirs aussi, la levée est peu étoffée. Seul Jasper Stuyven (21 ans) émerge. Il est un mélange de Boonen et de Gilbert, selon les observateurs. En plus, il a une bonne présentation. Une vedette en devenir mais, malheureusement, nous avons déjà terminé notre passage en revue.

Conclusion: notre pays ne va pas connaître le trou noir dans les prochaines années mais il semble peu vraisemblable que dans dix ans, la Belgique soit toujours en tête du classement des victoires en classiques, dans un sport qui reste international.

Par Jonas Créteur

Le compteur de la Belgique dans les classiques reste bloqué à zéro victoire ce printemps, un fait unique dans le cyclisme d'après-guerre et un énorme contraste avec la décennie précédente. Aucune nation n'a récolté plus de succès dans les cinq grandes classiques printanières (Milan-Sanremo, le Ronde, Paris-Roubaix, l'Amstel et la Doyenne) ces dix dernières années -de 2003 à 2012. Un compatriote a triomphé à seize reprises. L'Italie (10), l'Espagne (5), le Kazakhstan (4), la Suisse (4) et l'Australie (3) suivent de très loin.Suite aux maux physiques et à la moindre forme de nos ténors, Tom Boonen et Philippe Gilbert, nous avons été confrontés à un zéro pointé. D'aucuns craignent que ces dix années de vaches grasses ne soient suivies de dix années de vaches maigres. S'ils sont épargnés par la poisse, Boonen et Gilbert peuvent encore courir deux ou trois ans mais ensuite ? L'avenir est moins rose.Gianni Meersman, Jürgen Roelandts, Greg Van Avermaet et Sep Vanmarcke, tous au milieu de la vingtaine, ont un grand potentiel et ils l'ont révélé l'année dernière mais ils ne possèdent pas la classe absolue ni le killer-instinct. Cela n'exclut pas un succès dans une classique mais il y a peu de chances qu'ils nous offrent un chapelet de victoires prestigieuses comme Boonen et Gilbert.En outre, ils sont confrontés à une levée plus jeune et particulièrement talentueuse, au sein de laquelle on trouve Michael Kwiatkowski (22 ans) et surtout Peter Sagan (23 ans). La Belgique, elle, compte sur Guillaume Van Keirsbulck (22 ans), Tosh Van der Sande (22 ans) et le grimpeur Tim Wellens (22 ans) mais ils n'ont pas encore dévoilé de traces de talent hors-normes.En espoirs aussi, la levée est peu étoffée. Seul Jasper Stuyven (21 ans) émerge. Il est un mélange de Boonen et de Gilbert, selon les observateurs. En plus, il a une bonne présentation. Une vedette en devenir mais, malheureusement, nous avons déjà terminé notre passage en revue.Conclusion: notre pays ne va pas connaître le trou noir dans les prochaines années mais il semble peu vraisemblable que dans dix ans, la Belgique soit toujours en tête du classement des victoires en classiques, dans un sport qui reste international.Par Jonas Créteur