Y-a-t-il un souci de management au sein du team DSM ? Le problème n'est pas neuf puisque du temps où, elle s'appellait Sunweb ou Giant, la structure germano-néerlandaise avait déjà enregistré des départs anticipés de certaines de ses vedettes. En 2016, c'était Marcel Kittel qui était libéré de son contrat un an avant sa fin pour rejoindre Quick.Step. En 2017, Warren Barguil annonce son départ de la formation pour retourner en France chez Fortuneo. La collaboration finit même en eau de boudin lorsque le Breton est exclu en pleine Vuelta par son équipe parce que cette dernière estime qu'il ne remplit pas les objectifs décidés par la direction sportive. L'année suivante, c'est le vice-champion de Belgique Edward Theuns avec qui la collaboration se passe mal. Il retournera chez Trek, d'où il venait, à peine une saison plus tard.

Sous contrat jusqu'en 2022 avec une formation au sein de laquelle il a remporté le Giro, Tom Dumoulin ne parvient pas à retrouver son meilleur niveau après une grave blessure au genou. Estimant que son équipe ne le soutient pas assez et manque d'ambition, il casse aussi son contrat pour rejoindre l'ambitieuse concurrente de Jumbo-Visma.

En 2020, DSM a autorisé Michael Matthews, qui disposait encore d'une année de contrat, à aller voir ailleurs après que celui-ci n'ait pas été repris pour le Tour de France. Tout ça avant le départ inattendu de Marc Hirschi, annoncé entre-temps comme nouveau fer de lance, en janvier.

Alors que les équipes sont généralement enregistrées dès décembre, le Suisse rompait son contrat de "commun accord" avant de rejoindre l'équipe UAE de Tadej Pogacar.

Cette année, rebelotte avec le soap autour d'Ilan Van Wilder. Grande promessse du cyclisme belge et spécialiste des chronos (4e sur celui du Tour de Romandie, 5e sur celui du Dauphiné Libéré et 4e du championnat de Belgique), on l'annonce partant dès l'été malgré un engagement courant jusqu'en 2022. "J'aurais dû faire mes débuts en Grand Tour, mais les dirigeants du Team DSMm'en ont empêché. Je ne peux pas expliquer à quel point j'ai été déçu depuis plusieurs semaines et à quel point je me sens déprimé depuis un moment. Une chose est sûre : j'espère prendre du plaisir et avoir plus de motivation en course. J'espère pouvoir prendre du plaisir dès l'an prochain dans un nouvel environnement. Je reviendrai", avait déclaré le jeune coureur sur les réseaux sociaux après son éviction pour une Vuelta qu'on lui avait promise quelques mois auparavant. Depuis lors, celui qui avait aussi estimé ne pas bénéficier de la même qualité de matériel que certains de ses petits camarades se serait rabiboché avec la formation allemande. Jusqu'au prochain épisode ou jusqu'au départ d'une autre figure de proue d'une équipe dont les leaders sont Romain Bardet et Sören Kragh Andersen ?

Que ce soit sous le nom de Giant, Sunweb ou DSM, la tradition des départs anticipés , iStock
Que ce soit sous le nom de Giant, Sunweb ou DSM, la tradition des départs anticipés © iStock

Jusqu'à présent la structure a toujours su pallier au départ de ses grands noms grâce à un réservoir qui grandit dans l'ombre et l'équipe développement. Avec un Michael Storer qui s'est révélé sur la dernière Vuelta ou un Marco Brenner, annoncé comme une grosse promesse du cyclisme mondial, DSM a fait le choix de travailler avec des éléments ambitieux et prêt à se développer dans des conditions moins confortables plutôt que de céder aux "caprices" de leaders confirmés. Une stratégie qui a parfois porté ses fruits, parfois moins.

C'est donc désormais au tour de Tiesj Benoot d'être sur le chemin de la sortie. D'après le site spécialisé néerlandais Wielerfiets, le Belge négocierait désormais son départ. Le directeur sportif Rudi Kemna reconnaît bien quelques frictions mais estime que les entraîneurs font de leur mieux afin de faire progresser leurs coureurs.

Après avoir éclos au sein de la structure de la Loterie National belge Tiesj Benoot avait décidé de changer d'air en 2020. Un choix qui semblait le bon pour le talentueux et polyvalent gantois qui parvenait à remporter des premiers succès intéressants (même s'il avait gagné les Strade Bianche chez Lotto). Une étape et une seconde place finale sur Paris-Nice avant de terminer dans le top 10 du Tour des Flandres et de Liège-Bastogne-Liège. Cette année, il se classait encore parmi les 10 meilleurs de la Doyenne et de la course au soleil. La suite de la saison fut moins productive. Est-ce cela et certains choix de la direction sportive de DSM qui poussent Benoot à prendre la poudre d'escampette avant le terme de son contrat ? Ou d'autres soucis d'ordre financier ? Et pour quelle destination ? Les réponses devraient arriver rapidement.

Y-a-t-il un souci de management au sein du team DSM ? Le problème n'est pas neuf puisque du temps où, elle s'appellait Sunweb ou Giant, la structure germano-néerlandaise avait déjà enregistré des départs anticipés de certaines de ses vedettes. En 2016, c'était Marcel Kittel qui était libéré de son contrat un an avant sa fin pour rejoindre Quick.Step. En 2017, Warren Barguil annonce son départ de la formation pour retourner en France chez Fortuneo. La collaboration finit même en eau de boudin lorsque le Breton est exclu en pleine Vuelta par son équipe parce que cette dernière estime qu'il ne remplit pas les objectifs décidés par la direction sportive. L'année suivante, c'est le vice-champion de Belgique Edward Theuns avec qui la collaboration se passe mal. Il retournera chez Trek, d'où il venait, à peine une saison plus tard. Sous contrat jusqu'en 2022 avec une formation au sein de laquelle il a remporté le Giro, Tom Dumoulin ne parvient pas à retrouver son meilleur niveau après une grave blessure au genou. Estimant que son équipe ne le soutient pas assez et manque d'ambition, il casse aussi son contrat pour rejoindre l'ambitieuse concurrente de Jumbo-Visma.En 2020, DSM a autorisé Michael Matthews, qui disposait encore d'une année de contrat, à aller voir ailleurs après que celui-ci n'ait pas été repris pour le Tour de France. Tout ça avant le départ inattendu de Marc Hirschi, annoncé entre-temps comme nouveau fer de lance, en janvier. Alors que les équipes sont généralement enregistrées dès décembre, le Suisse rompait son contrat de "commun accord" avant de rejoindre l'équipe UAE de Tadej Pogacar. Cette année, rebelotte avec le soap autour d'Ilan Van Wilder. Grande promessse du cyclisme belge et spécialiste des chronos (4e sur celui du Tour de Romandie, 5e sur celui du Dauphiné Libéré et 4e du championnat de Belgique), on l'annonce partant dès l'été malgré un engagement courant jusqu'en 2022. "J'aurais dû faire mes débuts en Grand Tour, mais les dirigeants du Team DSMm'en ont empêché. Je ne peux pas expliquer à quel point j'ai été déçu depuis plusieurs semaines et à quel point je me sens déprimé depuis un moment. Une chose est sûre : j'espère prendre du plaisir et avoir plus de motivation en course. J'espère pouvoir prendre du plaisir dès l'an prochain dans un nouvel environnement. Je reviendrai", avait déclaré le jeune coureur sur les réseaux sociaux après son éviction pour une Vuelta qu'on lui avait promise quelques mois auparavant. Depuis lors, celui qui avait aussi estimé ne pas bénéficier de la même qualité de matériel que certains de ses petits camarades se serait rabiboché avec la formation allemande. Jusqu'au prochain épisode ou jusqu'au départ d'une autre figure de proue d'une équipe dont les leaders sont Romain Bardet et Sören Kragh Andersen ? Jusqu'à présent la structure a toujours su pallier au départ de ses grands noms grâce à un réservoir qui grandit dans l'ombre et l'équipe développement. Avec un Michael Storer qui s'est révélé sur la dernière Vuelta ou un Marco Brenner, annoncé comme une grosse promesse du cyclisme mondial, DSM a fait le choix de travailler avec des éléments ambitieux et prêt à se développer dans des conditions moins confortables plutôt que de céder aux "caprices" de leaders confirmés. Une stratégie qui a parfois porté ses fruits, parfois moins.C'est donc désormais au tour de Tiesj Benoot d'être sur le chemin de la sortie. D'après le site spécialisé néerlandais Wielerfiets, le Belge négocierait désormais son départ. Le directeur sportif Rudi Kemna reconnaît bien quelques frictions mais estime que les entraîneurs font de leur mieux afin de faire progresser leurs coureurs.Après avoir éclos au sein de la structure de la Loterie National belge Tiesj Benoot avait décidé de changer d'air en 2020. Un choix qui semblait le bon pour le talentueux et polyvalent gantois qui parvenait à remporter des premiers succès intéressants (même s'il avait gagné les Strade Bianche chez Lotto). Une étape et une seconde place finale sur Paris-Nice avant de terminer dans le top 10 du Tour des Flandres et de Liège-Bastogne-Liège. Cette année, il se classait encore parmi les 10 meilleurs de la Doyenne et de la course au soleil. La suite de la saison fut moins productive. Est-ce cela et certains choix de la direction sportive de DSM qui poussent Benoot à prendre la poudre d'escampette avant le terme de son contrat ? Ou d'autres soucis d'ordre financier ? Et pour quelle destination ? Les réponses devraient arriver rapidement.