"L'avant-dernière montée, celle où je me suis retrouvé tout seul, était très difficile (1re catégorie, ndlr). Je me suis retrouvé avec Maté et j'ai senti qu'il n'était pas en si bonne forme que ça, je ne pouvais pas me permettre de l'attendre. Je me suis retrouvé seul devant avec un bon écart. Je n'y croyais pas vraiment, mais l'écart s'est stabilisé et je devais tout donner dans la dernière ascension. J'étais vraiment à la limite. Ce n'est jamais facile de gagner dans ces conditions", a raconté Thomas De Gendt, à chaud, de suite après l'arrivée.

"J'aime vraiment cette course, je m'entraîne souvent en Espagne, je connais les gens. C'est la 8e fois d'affilée que je suis au départ ici et j'ai toujours fait de bons résultats. Je reviens toujours avec plaisir. En plus c'est la première fois que nous avons du si beau temps."

Avec le jeu des bonifications, Thomas De Gendt, premier leader au général, possède 2:48 d'avance sur l'Allemand Maximilian Schachmann (Bora-Hansgrohe), 2:54 sur le Slovène Grega Bole (Bahrain Merida), 2:56 sur l'Espagnol Alejandro Valverde (Movisar), 2:57 sur le Colombien Egan Bernal (Sky) et 2:58 sur le reste du peloton.

"C'est une course difficile, même si je connais bien les routes et les passages en montagne. Je ne suis pas venu pour le classement général parce qu'il y a des coureurs comme Bernal qui seront difficile à battre. Je crois que je vais perdre ce maillot de leader dès la première arrivée en montagne. Je suis sûr qu'avoir moins de trois minutes d'avance n'est pas suffisant pour défendre ce maillot face aux meilleurs grimpeurs."

Comme à Paris-Nice, Thomas De Gendt ambitionne de remporter le maillot du classement de la montagne.