"Les autorités ont trouvé des compléments alimentaires tout à fait légaux, même s'ils ne leur sont pas familiers. Pour qu'il n'y ait aucune doute, aucune substance dopante n'a été trouvée. J'ai été convoqué par le procureur, j'ai tout nié et répondu à toutes les questions avec clarté et la conscience tranquille. Je n'ai rien à cacher et n'ai jamais rien eu à cacher. Pour éclaircir un malentendu, durant le Tour et lors de toutes les autres courses, je n'ai jamais consulté quelqu'un d'extérieur à l'équipe. Moi, je suis un coureur propre et j'ai un passeport biologique impeccable. Je veux dire à tout le monde que durant toute ma carrière chez les jeunes, les U23, les pros, je n'ai jamais eu recours à des substances illégales qui améliorent le rendement sportif ni trahi les principes du sport", a déclaré dans un communiqué le Colombien, 30 ans, 17e de la Grande Boucle dimanche, vainqueur du Tour d'Italie en 2014 et du Tour d'Espagne en 2016.

Lundi, l'on apprenait l'ouverture d'une enquête préliminaire, suite, notamment, à la découverte "de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante".

Une perquisition menée par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique visant plusieurs coureurs de l'équipe Arkéa-Samsic, dont le Colombien Dayer Quintana, le frère de Nairo, et des membres de l'équipe médicale, a été menée le 16 septembre, avant la fin du Tour, près de Méribel en Savoie.

Les coureurs entendus, qui ne sont pas nommés par la procureure, sont soupçonnés d'avoir détenu "sans justification médicale" une "substance ou méthode interdite" pouvant avoir servi de dopage, dans le cadre du Tour de France.

Soupçons de dopage chez Arkéa-Samsic: les deux gardes à vue levées

"Les deux gardes à vue ont été levées (mardi) en début de nuit, les intéressés ont été laissés en liberté", précise le communiqué de Dominique Laurens, la procureure de la République de Marseille, au sujet du médecin et du kinésithérapeute de l'équipe française Arkea-Samsic.

"L'enquête est toujours en cours", insiste Mme Laurens dans son communiqué, laissant entendre que de nouveaux développements sont possibles: "Des investigations et des auditions (doivent) être réalisées avant d'aboutir à une décision du Ministère public sur la base des éléments recueillis".

Les deux membres de l'équipe médicale d'Arkéa-Samsic, emmenée sur le Tour de France par le grimpeur colombien Nairo Quintana, étaient en garde à vue depuis lundi en fin de matinée, notamment pour "administration et prescription à un sportif, sans justification médicale, de substance ou méthode interdite dans le cadre d'une manifestation sportive".

Plusieurs coureurs de l'équipe ont également "été entendus en audition libre de suspect", avait précisé Mme Laurens mardi soir dans un précédent communiqué. Ces coureurs, dont l'identité n'a pas été confirmée par le parquet de Marseille, sont soupçonnés d'avoir détenu "sans justification médicale" une "substance ou méthode interdite" pouvant avoir servi de dopage, dans le cadre du Tour de France.

Les peines maximales encourues par les soignants sont de cinq ans de prison et de 75.000 euros d'amende. Les coureurs risquent cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende pour "transport et détention illicites de substances vénéneuses".

"Les autorités ont trouvé des compléments alimentaires tout à fait légaux, même s'ils ne leur sont pas familiers. Pour qu'il n'y ait aucune doute, aucune substance dopante n'a été trouvée. J'ai été convoqué par le procureur, j'ai tout nié et répondu à toutes les questions avec clarté et la conscience tranquille. Je n'ai rien à cacher et n'ai jamais rien eu à cacher. Pour éclaircir un malentendu, durant le Tour et lors de toutes les autres courses, je n'ai jamais consulté quelqu'un d'extérieur à l'équipe. Moi, je suis un coureur propre et j'ai un passeport biologique impeccable. Je veux dire à tout le monde que durant toute ma carrière chez les jeunes, les U23, les pros, je n'ai jamais eu recours à des substances illégales qui améliorent le rendement sportif ni trahi les principes du sport", a déclaré dans un communiqué le Colombien, 30 ans, 17e de la Grande Boucle dimanche, vainqueur du Tour d'Italie en 2014 et du Tour d'Espagne en 2016. Lundi, l'on apprenait l'ouverture d'une enquête préliminaire, suite, notamment, à la découverte "de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante". Une perquisition menée par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique visant plusieurs coureurs de l'équipe Arkéa-Samsic, dont le Colombien Dayer Quintana, le frère de Nairo, et des membres de l'équipe médicale, a été menée le 16 septembre, avant la fin du Tour, près de Méribel en Savoie. Les coureurs entendus, qui ne sont pas nommés par la procureure, sont soupçonnés d'avoir détenu "sans justification médicale" une "substance ou méthode interdite" pouvant avoir servi de dopage, dans le cadre du Tour de France.