"Les diurétiques, comme le Xipamide retrouvé dans le corps de Frank Schleck permettent de masquer l'absorption d'anabolisants", explique le médecin spécialisé. "Mais, ils ne cachent en aucun cas leur propre absorption. La molécule des diurétiques est artificielle. On l'identifie donc facilement."

Contamination ou empoisonnement ?

Le docteur de Mondenard continue : "Frank Schleck n'est pas assez débile ou suicidaire pour prendre des diurétiques. Il sait très bien que c'est facilement repérable. Il n'est pas bête. Selon moi, il n'a rien pris consciemment. Le produit peut s'être retrouvé dans un complément alimentaire. Une contamination via ces compléments est probable, car ils sont préparés sur la même surface que d'autres aliments susceptibles de contenir du Xipamide. L'autre possibilité serait le 'Doping to lose', un adversaire aurait très bien pu remplir le bidon du coureur avec des diurétiques."

"C'est d'ailleurs ce que l'aîné de Schleck compte faire. Il va porter plainte pour empoisonnement, car il y a 99% de chance qu'il y ait des diurétiques dans l'échantillon B", poursuit l'auteur de 'Tour de France : histoires extraordinaires des gens de la route', paru aux éditions Hugo Sport. "Le souci, c'est qu'il ne pourra pas invoquer la thèse de l'empoisonnement. En fait, chaque coureur doit remplir un procès-verbal notifiant tous les produits qu'il déclare avoir pris. Bien entendu, ne sachant pas ou ne souhaitant pas expliquer qu'il a absorbé du Xipamide, le coureur ne l'a jamais inscrit dans sa liste. Il ne pourra donc pas prouver que cette substance classée parmi les produits 'spécifiés' (les 'non spécifiés' étant tout simplement prohibés), n'avait pas pour but le dopage. Il devra prouuver nécessité des diurétiques pour sa santé, ce qui n'est pas possible. Sa seule chance est que l'enquête déclare l'empoisonnement par un tiers ou par les compléments alimentaires (si ceux-ci ne mentionne pas de Xipamide dans leur composition."

Mais à quoi servent normalement les diurétiques ?

"En fait, les diurétiques servent à diminuer la charge hydrique dans le sang. Ça permet de faire baisser l'hypertension. Ils sont très utilisés pour traitre des oedèmes", nous raconte Jean-Pierre de Mondenard. "Dans le sport, son utilisation est interdite. Outre le faite de masquer la prise d'anabolisants, ils font perdre du poids. Ils étaient très prisés dans les sports de combat. Ils permettaient aux compétiteurs de descendre artificiellement d'une catégorie de poids. Les gymnastes les prisaient également, car les diurétiques permettent d'alléger le corps en le déshydratant. Cela fait d'ailleurs plus de 25 ans (1986) que le CIO a interdit l'apsorption de diurétiques."

Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be

"Les diurétiques, comme le Xipamide retrouvé dans le corps de Frank Schleck permettent de masquer l'absorption d'anabolisants", explique le médecin spécialisé. "Mais, ils ne cachent en aucun cas leur propre absorption. La molécule des diurétiques est artificielle. On l'identifie donc facilement."Contamination ou empoisonnement ?Le docteur de Mondenard continue : "Frank Schleck n'est pas assez débile ou suicidaire pour prendre des diurétiques. Il sait très bien que c'est facilement repérable. Il n'est pas bête. Selon moi, il n'a rien pris consciemment. Le produit peut s'être retrouvé dans un complément alimentaire. Une contamination via ces compléments est probable, car ils sont préparés sur la même surface que d'autres aliments susceptibles de contenir du Xipamide. L'autre possibilité serait le 'Doping to lose', un adversaire aurait très bien pu remplir le bidon du coureur avec des diurétiques.""C'est d'ailleurs ce que l'aîné de Schleck compte faire. Il va porter plainte pour empoisonnement, car il y a 99% de chance qu'il y ait des diurétiques dans l'échantillon B", poursuit l'auteur de 'Tour de France : histoires extraordinaires des gens de la route', paru aux éditions Hugo Sport. "Le souci, c'est qu'il ne pourra pas invoquer la thèse de l'empoisonnement. En fait, chaque coureur doit remplir un procès-verbal notifiant tous les produits qu'il déclare avoir pris. Bien entendu, ne sachant pas ou ne souhaitant pas expliquer qu'il a absorbé du Xipamide, le coureur ne l'a jamais inscrit dans sa liste. Il ne pourra donc pas prouver que cette substance classée parmi les produits 'spécifiés' (les 'non spécifiés' étant tout simplement prohibés), n'avait pas pour but le dopage. Il devra prouuver nécessité des diurétiques pour sa santé, ce qui n'est pas possible. Sa seule chance est que l'enquête déclare l'empoisonnement par un tiers ou par les compléments alimentaires (si ceux-ci ne mentionne pas de Xipamide dans leur composition." Mais à quoi servent normalement les diurétiques ?"En fait, les diurétiques servent à diminuer la charge hydrique dans le sang. Ça permet de faire baisser l'hypertension. Ils sont très utilisés pour traitre des oedèmes", nous raconte Jean-Pierre de Mondenard. "Dans le sport, son utilisation est interdite. Outre le faite de masquer la prise d'anabolisants, ils font perdre du poids. Ils étaient très prisés dans les sports de combat. Ils permettaient aux compétiteurs de descendre artificiellement d'une catégorie de poids. Les gymnastes les prisaient également, car les diurétiques permettent d'alléger le corps en le déshydratant. Cela fait d'ailleurs plus de 25 ans (1986) que le CIO a interdit l'apsorption de diurétiques."Romain Van der Pluym, Sportfootmagazine.be