En 1995, la firme Unilin, de Wielsbeek, lance sa marque de parquet Quick-Step dans le milieu sportif. Le logo apparaît soudain sur les maillots du SV Waregem voisin, qui évolue alors en D1. Le contrat est rompu la saison suivante, le club ayant été relégué en D2. Berry Floor, son concurrent, joue aux remplaçants durant la saison 1996-1997. Quick-Step apparaît encore sur des panneaux publicitaires lors de matches belges et étrangers, et met sur pied des actions à l'occasion des matches des Diables rouges.
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En 1995, la firme Unilin, de Wielsbeek, lance sa marque de parquet Quick-Step dans le milieu sportif. Le logo apparaît soudain sur les maillots du SV Waregem voisin, qui évolue alors en D1. Le contrat est rompu la saison suivante, le club ayant été relégué en D2. Berry Floor, son concurrent, joue aux remplaçants durant la saison 1996-1997. Quick-Step apparaît encore sur des panneaux publicitaires lors de matches belges et étrangers, et met sur pied des actions à l'occasion des matches des Diables rouges. Fin 1998, Unilin intensifie son sponsoring sportif. Cet automne-là, le GIB Group met en effet un terme au sponsoring de l'équipe cycliste Mapei, après sept ans. D'abord sous le nom de la chaîne de supermarchés GB (1991-1996), puis avec Bricobi. La raison? Le management n'est pas disposé à augmenter son soutien de dix millions, pour atteindre quarante millions de francs belges, soit un million d'euros, rebuté par la publicité négative subie par son concurrent Lotto suite à un cas de dopage et au fameux Tour de France 1998. À en croire Jean-Marie Christiaens, le manager de Brico, les motifs d'ordre économique priment sur les autres considérations. Patrick Lefevere, le manager de Mapei, doit quant à lui chercher un nouveau sponsor à la branche belge de son équipe et trouve rapidement un accord avec Unilin. Son administrateur-délégué, Frans De Cock, voit le stand de Mapei assailli de visiteurs lors d'un événement à Bologne, grâce à la publicité générée par l'équipe cycliste. Des entretiens avec la direction de Brico achèvent de le convaincre du retour potentiel. De Cock parle avec plusieurs formations avant de choisir Mapei, pour le rayonnement de l'équipe, la meilleure du monde, et la popularité de sa figure de proue, Johan Museeuw, qui travaille à son come-back. De Cock conclut rapidement un accord avec Giorgio Squinzi, le grand patron de la firme italienne, "pour environ le montant qu'aurait versé le GIB Group". Quick-Step reste co-sponsor pendant quatre ans, jusqu'en 2002, bien que Patrick Lefevere renonce au poste de manager après 2000, à cause de problèmes de santé et de tensions constantes avec l'entourage italien de l'équipe. Lefevere veut alors prendre une année sabbatique. Puis Nico Mattan le met en contact avec Dennis De Jonckere, le directeur du marketing de Domo, une firme textile qui souhaite intégrer le cyclisme en 2001. Lefevere doute, mais finit par se laisser convaincre. Deux ans plus tard, Farm Frites met un terme à son co-sponsoring. Lotto perd également perdu les siens, Adecco et ABX. Lefevere propose à Jan De Clerck, le propriétaire de Domo, de former une grande équipe belge avec Lotto, mais ça ne plaît pas à Rik Daems, le ministre des Affaires Publiques. Juste avant le début du Tour, Lefevere reçoit un coup de fil d'une vieille connaissance: Frans De Cock. Peut-il se rendre à son appartement à Knokke? Là, le CEO de Quick-Step lui raconte que son voisin, Marc Coucke, envisage de mettre Omega Pharma en vitrine en cyclisme et que Quick-Step souhaite devenir le sponsor principal, après le départ de Mapei en 2002. Coucke donne son accord pendant le Tour, au grand dam de Domo, qui menace de réclamer des millions en guise de dommages et intérêts, mais Lefevere parvient à bien négocier le tout. 2003 est donc la première année de l'équipe cycliste Quick-Step - Davitamon. Une histoire qui continue, certes avec des cosponsors: Omega Pharma (2012-2016) et Deceuninck (2019-2021). Et qui se voit donc prolongée jusqu'en 2027 avec une nouvelle figure de proue: Remco Evenepoel.