Il a en effet couvert les 27,7 kilomètres du parcours en 33:15.24, à la moyenne horaire de 49,97 km/h, pour devancer d'1:23 l'Australien Lucas Plapp, deuxième, et d'1:37 l'Italien Andrea Piccolo, troisième, qui complète le podium.

Ilan Van Wilder s'est lui classé septième à 2:21 et Branko Huys, quarante-quatrième à 4:30.

"J'ai remarqué dès le départ que j'avais des super-jambes", a avoué Evenepoel à sa descente de podium. "Le plan consistait à partir prudemment, avant de mettre le paquet dans la partie dénivelée du circuit. Mais j'ai mis toute la gomme dès le dixième kilomètre. Je me sentais tellement bien. C'est une impression fantastique de comprendre que l'énorme travail de préparation va effectivement porter ses fruits au moment voulu. Je dois remercier tous ceux qui ont participé à ce long et dur labeur, mes parents en particulier. Mais aussi la fédération, le staff de l'équipe nationale, mon entraîneur, mes amis. C'est le meilleur moment de ma vie et non, je ne regrette pas d'avoir arrêté de jouer au football", a plaisanté l'ex-espoir U15 et U16 du RSC Anderlecht et du PSV Eindhoven.

Evenepoel, qui sera pro pour le compte de Quick-Step Floors la saison prochaine, également champion de Belgique et d'Europe de la spécialité, disputera l'épreuve en ligne jeudi.

La Belgique avait déjà récolté une médaille au cours de ces mondiaux, lundi grâce à Brent Van Moer, deuxième du contre-la-montre espoirs.

Evenpoel succède notamment à Jurgen Van den Broeck (vainqueur en 2001) et au regretté Igor Decraene (2013), au palmarès.

"J'avais promis à la famille d'Igor de gagner", révèle-t-il, visiblement ému. "J'ai été régulièrement en contact avec elle ces derniers temps, et j'ai aussi déjà fleuri sa tombe. Il était champion du monde comme moi aujourd'hui, quand il est mort. Je suis vraiment heureux de lui avoir succédé. C'est un rêve qui se réalise. Je suis fier d'offrir ce titre à la Belgique. Ce n'est pas si facile de gagner quand on est le grand favori. Les gens n'imaginent pas ce que cela représente comme somme de travail, de préparer une victoire comme celle-ci. Ils trouvent normal que je gagne, sans chercher à savoir pourquoi, et me surnomment le petit cannibale. Mais bon cela ne me touche pas plus que cela. Je vise le doublé, mais en attendant, j'ai déjà empoché le premier trophée en jeu...", conclut Evenepoel.