La Primavera de samedi sera longue d'exactement 299 kilomètres, après toutes les modifications apportées au parcours. Les maires de la Côte ligurienne ont préféré réserver leurs routes aux milliers de touristes attendus sur leurs plages.

C'est ainsi que le Turchino et les trois Capi (Melo, Cervo et Berta) ont disparu. Le peloton empruntera un itinéraire plus à l'ouest, par le Niella Belbo (735 mètres d'altitude) et le Colle di Nava (936 mètres), pour atteindre la Cipressa et le Poggio. Seuls les 36 derniers kilomètres sont similaires au parcours habituel et la distance totale est plus longue de huit kilomètres par rapport à l'édition 2019.

299 kilomètres, c'est aussi un record dans l'histoire de Milan-Sanremo, un kilomètre de plus que les éditions entre 2008 et 2012, lorsque l'arrivée a été déplacée de la célèbre Via Roma au Lungomare Italo Calvino à Sanremo.

Il faut encore ajouter une zone neutre plus longue, après le départ non officiel à Milan, de dix kilomètres. Les coureurs passeront donc pas moins de 309 kilomètres en selle.

La Primavera in l'Estate

Ce n'est pas la seule chose unique à propos de cette édition estivale de la classique de printemps.

Depuis la première édition en 1907, elle n'a jamais eu lieu après le 15 avril (en 1917). Au cours de ses premières années, la course était généralement prévue fin mars-début avril. Après quoi, en 1935, la tradition a commencé à faire se dérouler l'épreuve le 19 mars, jour de la fête de la Saint Joseph - d'où l'autre surnom de Milan-Sanremo : la classique de Saint Joseph.

Cette tradition a été maintenue jusqu'en 1977. Il n'y a qu'en 1950 (Bartali), 1961 (Poulidor), 1967 et 1972 (Merckx) et 1974 (Gimondi) que La Primavera est tombée un jour plus tôt, le 18 mars, et en 1966 le 20 mars (lorsque Merckx a remporté la première de sept victoires).

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Des pavés en automne

Les autres monuments de début d'année ont également été reportés suite à la crise du coronavirus : le Tour des Flandres le 18 octobre et Paris-Roubaix le 25 octobre. Si les circonstances le permettent, du moins.

C'est également unique dans l'histoire de ces deux courses. L'Enfer du Nord n'a jamais eu lieu plus tard que le 25 avril, en 1943, quand Marcel Kint l'a emporté.

La classique flandrienne ne s'est, elle, jamais tenue plus tard que le 10 juin. C'était en 1945, quand Sylvain Grysolle s'y est montré le plus rapide, un mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'était également la troisième fois que le Ronde ne se disputait pas entre mi-mars et mi-avril. La première édition, en 1913, a eu lieu le dimanche 25 mai tandis que celle de 1941 a été disputée un 4 mai.

Liège-Bastogne-Liège est le seul monument du printemps qui s'était déjà tenu en été par le passé. Mais la dernière fois remonte déjà à 1945, quand Jean Engels y avait triomphé.

C'était moins exceptionnel auparavant, avec une édition en juillet (1913), trois en août (1894, 1908 et 1924) et même deux en septembre : le 15 septembre 1912 et le 28 septembre 1919, lorsque Léon De Vos l'emporta.

Classique d'automne en été

Le Tour de Lombardie faitquant à lui le chemin inverse : de l'automne à l'été. La classique des feuilles mortes est prévue le samedi 15 août.

C'est également unique, car Il Lombardia n'a jamais été disputé avant le 29 septembre, en 2012, avec Joaquim Rodriguez comme vainqueur.

À noter : la Vuelta a également lieu plus tard que jamais cette année : du 20 octobre au 8 novembre. La dernière fois qu'une course qui appartient désormais à la catégorie World Tour a été programmée aussi tard dans l'année, c'était en 1936, lorsque le Tour de Lombardie a également eu lieu le 8 novembre.

Le Tour de Guangxi doit même se terminer le 10 novembre cette année, mais il sera très probablement annulé.

La Primavera de samedi sera longue d'exactement 299 kilomètres, après toutes les modifications apportées au parcours. Les maires de la Côte ligurienne ont préféré réserver leurs routes aux milliers de touristes attendus sur leurs plages.C'est ainsi que le Turchino et les trois Capi (Melo, Cervo et Berta) ont disparu. Le peloton empruntera un itinéraire plus à l'ouest, par le Niella Belbo (735 mètres d'altitude) et le Colle di Nava (936 mètres), pour atteindre la Cipressa et le Poggio. Seuls les 36 derniers kilomètres sont similaires au parcours habituel et la distance totale est plus longue de huit kilomètres par rapport à l'édition 2019.299 kilomètres, c'est aussi un record dans l'histoire de Milan-Sanremo, un kilomètre de plus que les éditions entre 2008 et 2012, lorsque l'arrivée a été déplacée de la célèbre Via Roma au Lungomare Italo Calvino à Sanremo.Il faut encore ajouter une zone neutre plus longue, après le départ non officiel à Milan, de dix kilomètres. Les coureurs passeront donc pas moins de 309 kilomètres en selle.Ce n'est pas la seule chose unique à propos de cette édition estivale de la classique de printemps.Depuis la première édition en 1907, elle n'a jamais eu lieu après le 15 avril (en 1917). Au cours de ses premières années, la course était généralement prévue fin mars-début avril. Après quoi, en 1935, la tradition a commencé à faire se dérouler l'épreuve le 19 mars, jour de la fête de la Saint Joseph - d'où l'autre surnom de Milan-Sanremo : la classique de Saint Joseph.Cette tradition a été maintenue jusqu'en 1977. Il n'y a qu'en 1950 (Bartali), 1961 (Poulidor), 1967 et 1972 (Merckx) et 1974 (Gimondi) que La Primavera est tombée un jour plus tôt, le 18 mars, et en 1966 le 20 mars (lorsque Merckx a remporté la première de sept victoires).Les autres monuments de début d'année ont également été reportés suite à la crise du coronavirus : le Tour des Flandres le 18 octobre et Paris-Roubaix le 25 octobre. Si les circonstances le permettent, du moins. C'est également unique dans l'histoire de ces deux courses. L'Enfer du Nord n'a jamais eu lieu plus tard que le 25 avril, en 1943, quand Marcel Kint l'a emporté. La classique flandrienne ne s'est, elle, jamais tenue plus tard que le 10 juin. C'était en 1945, quand Sylvain Grysolle s'y est montré le plus rapide, un mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'était également la troisième fois que le Ronde ne se disputait pas entre mi-mars et mi-avril. La première édition, en 1913, a eu lieu le dimanche 25 mai tandis que celle de 1941 a été disputée un 4 mai. Liège-Bastogne-Liège est le seul monument du printemps qui s'était déjà tenu en été par le passé. Mais la dernière fois remonte déjà à 1945, quand Jean Engels y avait triomphé.C'était moins exceptionnel auparavant, avec une édition en juillet (1913), trois en août (1894, 1908 et 1924) et même deux en septembre : le 15 septembre 1912 et le 28 septembre 1919, lorsque Léon De Vos l'emporta.Le Tour de Lombardie faitquant à lui le chemin inverse : de l'automne à l'été. La classique des feuilles mortes est prévue le samedi 15 août.C'est également unique, car Il Lombardia n'a jamais été disputé avant le 29 septembre, en 2012, avec Joaquim Rodriguez comme vainqueur. À noter : la Vuelta a également lieu plus tard que jamais cette année : du 20 octobre au 8 novembre. La dernière fois qu'une course qui appartient désormais à la catégorie World Tour a été programmée aussi tard dans l'année, c'était en 1936, lorsque le Tour de Lombardie a également eu lieu le 8 novembre. Le Tour de Guangxi doit même se terminer le 10 novembre cette année, mais il sera très probablement annulé.