Le patron de l'équipe Ineos Dave Brailsford a réagi en estimant qu'il s'agissait d'une punition trop sévère. Selon le directeur sportif de l'équipe du vainqueur 2018 Geraint Thomas, la formation Jumbo-Visma aurait également plaidé auprès du jury pour garder les deux coureurs dans le Tour.

Rowe, équipier de Thomas et Bernal, occupait la 116e place du général mercredi matin au départ de de la 17e étape au Pont du Gard. Martin, équipier de Kruijswijk, était 160e à 3h07:46.

A la fin de l'étape, Martin a empêché Rowe de se porter à l'avant du peloton et les deux hommes ont eu une explication avec gestes.

A l'arrivée, Rowe a minimisé les faits. "Il n'y a rien de sérieux", a-t-il dit. "Nous avons parcouru les dix derniers kilomètres ensemble, nous avons franchi la ligne d'arrivée ensemble et nous nous sommes serré la main. Nous faisons tous les deux le même travail : nous voulons mettre notre leader dans une bonne position", a-t-il déclaré devant les caméras de télévision. "Il n'y a rien de mal pour moi. On s'est un peu accroché, mais vous (journalistes, ndlr) aimez cela, n'est-ce pas ?"

Ce à quoi le journaliste en question a répondu : "Cela semblait malveillant". "Ah oui ? je ne sais pas combien de Tour tu as fait, mais parfois ça devient un peu tendu et à la fin de la journée tu dois jouer des coudes. On a fait les dix derniers kilomètres ensemble, en se parlant, tout allait bien."

"Bagarre normale"

Le leader Geraint Thomas minimisait également les faits. "Je ne gaspillerais pas beaucoup de mots à ce sujet," dit-il. "C'est la bagarre normale pour mettre un leader en position. C'est tout, rien de plus. C'est toujours comme ça. Luke, Tony et Imanol (Erviti, ndlr) : ils font tous le même travail, placer leurs leaders à l'avant. Ils doivent donc toujours se battre pour leur place. Cela arrive tous les jours. Il n'y avait donc rien de spécial là-dedans."

"Ca arrive souvent, mais c'était devant les caméras"

Dans le camp de Jumbo-Visma, Laurens De Plus a déclaré : "A la fin, c'était encore assez stressant. Je ne pensais pas que c'était approprié de la part d'Ineos : nous roulions simplement à droite de la route et nous avons été poussés hors du train. Tony et Rowe ont tous les deux amené le train. De toute façon, ça arrive souvent. Maintenant, c'était devant la caméra. Je pense que cela s'est terminé rapidement et qu'il n'y a pas besoin d'en discuter. C'est le Tour, c'est stressant et tout le monde veut se placer devant. Ça avait l'air pire que ça ne l'était, il n'y a pas eu de contact, je crois. Ce n'est pas un incident majeur du tout, il se passe des choses pires ici qui ne sont pas visibles malgré toutes ces caméras."