Le premier Monument de la saison cycliste est au programme en ce jour de San Guiseppe (ou Saint-Joseph en français) pendant lequel la course fut longtemps organisée peu importe le jour de la semaine. Depuis, l'évolution des audiences télévisuelles, ainsi que la disparition du jour de San Guiseppe du calendrier des jours fériés ont replacé la course au samedi de l'avant-dernier week-end de mars qui coïncide souvent avec l'arrivée du printemps, d'où son surnom de Primavera pour ceux qui comprennent la langue de Verdi. Milan-San Remo consiste en une longue sieste rythmée par une échappée matinale dont l'on se réveille quelque peu avec les premiers Capi avant d'ouvrir l'oeil plus attentivement dans une Cipressa où se dessinent en principe les premières escarmouches.

Tadej Pogacar a impressionné tout le monde sur les routes de Tirreno-Adriatico et des Strade Bianche. De là à réussir le même numéro samedi ? Le parcours est différent de celui de Toscane et les Poggio/Cipressa ne proposent pas les même pourcentages que Monte Carpegna où le Slovène avait écrasé la concurrence., iStock
Tadej Pogacar a impressionné tout le monde sur les routes de Tirreno-Adriatico et des Strade Bianche. De là à réussir le même numéro samedi ? Le parcours est différent de celui de Toscane et les Poggio/Cipressa ne proposent pas les même pourcentages que Monte Carpegna où le Slovène avait écrasé la concurrence. © iStock

Tadej Pogacar, brillant depuis le début de saison et qui paraît invincible, a laissé sous-entendre qu'il pourrait y mettre le feu, ouvrant un lot de théories où le champion slovène rejoindrait l'arrivée en solo, ce que même Marco Pantani, au faîte de sa gloire et de son taux d'hématocrite, n'avait pas réussi en 1999 malgré une escorte de motos pour lui permettre de profiter de l'aspiration sur la longue partie plate avant le Poggio. C'est sur "la petite colline" surplombant San Remo que se décidera probablement la Primavera. Pogacar et Wout Van Aert, ainsi que d'autres audacieux (et pourquoi pas un Mads Pedersen en forme sur Paris-Nice et invité de dernière minute), devraient y mettre le feu pour faire plier les derniers purs sprinteurs du peloton parmi lesquels Fabio Jakobsen, dernier rescapé de la confrérie depuis les forfaits vendredi de Sam Bennett et surtout deCaleb Ewan. Une sacrée épine en moins dans les pieds des autres favoris quant on se souvient qu'il y a douze mois, l'Australien de poche s'était "baladé" dans les roues de WVA, Julian Alaphilippe ou Mathieu van der Poel dans la dernière montée.

En parlant des deux derniers, le champion du monde ne sera pas de la partie, malade, tout comme le vainqueur sortant Jasper Stuyven et le champion d'Europe Sonny Colbrelli. Quant à MVDP, la rumeur d'une participation enflait d'heures en heures depuis jeudi soir. Mais relancer un coureur qui n'a disputé qu'un cross et demi depuis octobre sur une course d'usure comme Milan-San Remo (même si les difficultés ne sont pas nombreuses) semble un pari aussi audacieux que pas très malin. Mais au vu la kyrielle de forfaits de ces derniers jours, il faut parfois bricoler et l'on peut quand même saliver à l'idée de revoir le fuoriclasse néerlandais au départ d'une course.

Le premier Monument de la saison cycliste est au programme en ce jour de San Guiseppe (ou Saint-Joseph en français) pendant lequel la course fut longtemps organisée peu importe le jour de la semaine. Depuis, l'évolution des audiences télévisuelles, ainsi que la disparition du jour de San Guiseppe du calendrier des jours fériés ont replacé la course au samedi de l'avant-dernier week-end de mars qui coïncide souvent avec l'arrivée du printemps, d'où son surnom de Primavera pour ceux qui comprennent la langue de Verdi. Milan-San Remo consiste en une longue sieste rythmée par une échappée matinale dont l'on se réveille quelque peu avec les premiers Capi avant d'ouvrir l'oeil plus attentivement dans une Cipressa où se dessinent en principe les premières escarmouches.Tadej Pogacar, brillant depuis le début de saison et qui paraît invincible, a laissé sous-entendre qu'il pourrait y mettre le feu, ouvrant un lot de théories où le champion slovène rejoindrait l'arrivée en solo, ce que même Marco Pantani, au faîte de sa gloire et de son taux d'hématocrite, n'avait pas réussi en 1999 malgré une escorte de motos pour lui permettre de profiter de l'aspiration sur la longue partie plate avant le Poggio. C'est sur "la petite colline" surplombant San Remo que se décidera probablement la Primavera. Pogacar et Wout Van Aert, ainsi que d'autres audacieux (et pourquoi pas un Mads Pedersen en forme sur Paris-Nice et invité de dernière minute), devraient y mettre le feu pour faire plier les derniers purs sprinteurs du peloton parmi lesquels Fabio Jakobsen, dernier rescapé de la confrérie depuis les forfaits vendredi de Sam Bennett et surtout deCaleb Ewan. Une sacrée épine en moins dans les pieds des autres favoris quant on se souvient qu'il y a douze mois, l'Australien de poche s'était "baladé" dans les roues de WVA, Julian Alaphilippe ou Mathieu van der Poel dans la dernière montée.En parlant des deux derniers, le champion du monde ne sera pas de la partie, malade, tout comme le vainqueur sortant Jasper Stuyven et le champion d'Europe Sonny Colbrelli. Quant à MVDP, la rumeur d'une participation enflait d'heures en heures depuis jeudi soir. Mais relancer un coureur qui n'a disputé qu'un cross et demi depuis octobre sur une course d'usure comme Milan-San Remo (même si les difficultés ne sont pas nombreuses) semble un pari aussi audacieux que pas très malin. Mais au vu la kyrielle de forfaits de ces derniers jours, il faut parfois bricoler et l'on peut quand même saliver à l'idée de revoir le fuoriclasse néerlandais au départ d'une course.