Vainqueur du dernier Paris-Roubaix le 14 avril 2019, Philippe Gilbert (39 ans) conduira l'équipe Lotto-Soudal dimanche dans l'Enfer du Nord avec le dossard n°1 sur le maillot. Les coureurs ont effectué une reconnaissance des quelque 85 kilomètres du parcours, jusqu'à la sortie de la Tranchée de Wallers-Arenberg. "C'était bien de faire cette reconnaissance", a expliqué Philippe Gilbert. "Cela nous a permis de voir que le pavé est très glissant quand il est mouillé. Ça risque donc d'être chaotique dimanche." Plusieurs coureurs ont chuté jeudi pendant leurs reconnaissances. Le secteur 25 à Vertain, entre autres, était très boueux et très glissant. "Je n'ai jamais expérimenté Paris-Roubaix, que j'ai déjà disputé quatre fois, avec de la pluie et de la boue. C'est tout sauf amusant. Il y a peut-être encore une chance que la météo change pour dimanche, croisons donc les doigts. De plus, les pavés sont plus en montée cette année, ce qui complique les choses. Celui qui sera à l'avant ne sera pas celui qui roulera le plus vite mais bien celui qui restera sur le vélo."

PAS DE PRESSION POUR GILBERT

Le leader de Lotto-Soudal, vainqueur sortant à Roubaix, abordera l'Enfer du Nord sans stress, ne s'estimant pas dans les favoris de la course alors que de nombreux observateurs le citent parmi les principaux coureurs à suivre. "Je vais prendre le départ et essayer de m'amuser. J'aurai certes le dossard 1, ce qui est toujours un honneur; ça veut dire qu'on a gagné l'édition précédente de la course. Je ne pense pas, par ailleurs, qu'en tant qu'équipe, on peut réaliser un bon résultat, tout en sachant que c'est une course qui a déjà livré des surprises. L'échappée matinale peut donner des opportunités à tout le groupe. Ceci étant dit, nous aurons le vent dans le dos dans les 100 premiers kilomètres et ça va donc rouler très vite. Il se pourrait même qu'il n'y ait pas d'échappée. La course pourrait exploser dès le premier secteur pavé."

Paris-Roubaix sera organisé le 3 octobre, 30 mois après sa dernière édition, la course ayant été annulée en 2020 en raison de la crise sanitaire. "Tout le monde espérait avoir un Paris-Roubaix en 2020 mais ce ne fut pas le cas et ce fut une déception. Les raisons de l'annulation n'étaient pas fondées, il n'y avait pas plus de cas de Covid dans le Nord qu'ailleurs. Je pense que ce fut une mauvaise volonté politique de voir la course s'organiser."

Paris-Roubaix 2021 sera organisé, pour la première fois, en automne, une semaine après les championnats du monde, et pas dans le contexte des classiques printanières. "La course sera atypique, certes, après les championnats du monde. Ça sera un peu bizarre parce que le calendrier historique permet d'avoir une montée en pression, après le Tour des Flandres, notamment. Je pense qu'il y aura plus d'incertitude chez beaucoup de coureurs. Dans le cadre des classiques, on a plus de certitudes sur son état de forme. Cette fois, je dis chapeau à un coureur qui peut me dire qu'il terminera dans les cinq premiers dimanche. De plus, nous sommes en fin de saison, et nous devons gérer à l'entraînement parce que le corps est fatigué. Je pense par ailleurs que les coureurs qui ont disputé le championnat du monde ne seront pas désavantagés, car rouler une course de 268 kilomètres une semaine avant est un bon effort, une bonne préparation, avant un Paris-Roubaix."

En 2019, Philippe Gilbert avait devancé au vélodrome de Roubaix l'Allemand Nils Politt et Yves Lampaert. La classique française sera disputée sur la distance de 257 kilomètres, dont trente secteurs pavés à partir du km 96,3 à Troisvilles.

L'équipe Lotto-Soudal sera composée de John Degenkolb, Frederik Frison, Philippe Gilbert, Sébastien Grignard, Harry Sweeny, Tosh van der Sande et Florian Vermeersch.

Vainqueur du dernier Paris-Roubaix le 14 avril 2019, Philippe Gilbert (39 ans) conduira l'équipe Lotto-Soudal dimanche dans l'Enfer du Nord avec le dossard n°1 sur le maillot. Les coureurs ont effectué une reconnaissance des quelque 85 kilomètres du parcours, jusqu'à la sortie de la Tranchée de Wallers-Arenberg. "C'était bien de faire cette reconnaissance", a expliqué Philippe Gilbert. "Cela nous a permis de voir que le pavé est très glissant quand il est mouillé. Ça risque donc d'être chaotique dimanche." Plusieurs coureurs ont chuté jeudi pendant leurs reconnaissances. Le secteur 25 à Vertain, entre autres, était très boueux et très glissant. "Je n'ai jamais expérimenté Paris-Roubaix, que j'ai déjà disputé quatre fois, avec de la pluie et de la boue. C'est tout sauf amusant. Il y a peut-être encore une chance que la météo change pour dimanche, croisons donc les doigts. De plus, les pavés sont plus en montée cette année, ce qui complique les choses. Celui qui sera à l'avant ne sera pas celui qui roulera le plus vite mais bien celui qui restera sur le vélo." Le leader de Lotto-Soudal, vainqueur sortant à Roubaix, abordera l'Enfer du Nord sans stress, ne s'estimant pas dans les favoris de la course alors que de nombreux observateurs le citent parmi les principaux coureurs à suivre. "Je vais prendre le départ et essayer de m'amuser. J'aurai certes le dossard 1, ce qui est toujours un honneur; ça veut dire qu'on a gagné l'édition précédente de la course. Je ne pense pas, par ailleurs, qu'en tant qu'équipe, on peut réaliser un bon résultat, tout en sachant que c'est une course qui a déjà livré des surprises. L'échappée matinale peut donner des opportunités à tout le groupe. Ceci étant dit, nous aurons le vent dans le dos dans les 100 premiers kilomètres et ça va donc rouler très vite. Il se pourrait même qu'il n'y ait pas d'échappée. La course pourrait exploser dès le premier secteur pavé." Paris-Roubaix sera organisé le 3 octobre, 30 mois après sa dernière édition, la course ayant été annulée en 2020 en raison de la crise sanitaire. "Tout le monde espérait avoir un Paris-Roubaix en 2020 mais ce ne fut pas le cas et ce fut une déception. Les raisons de l'annulation n'étaient pas fondées, il n'y avait pas plus de cas de Covid dans le Nord qu'ailleurs. Je pense que ce fut une mauvaise volonté politique de voir la course s'organiser." Paris-Roubaix 2021 sera organisé, pour la première fois, en automne, une semaine après les championnats du monde, et pas dans le contexte des classiques printanières. "La course sera atypique, certes, après les championnats du monde. Ça sera un peu bizarre parce que le calendrier historique permet d'avoir une montée en pression, après le Tour des Flandres, notamment. Je pense qu'il y aura plus d'incertitude chez beaucoup de coureurs. Dans le cadre des classiques, on a plus de certitudes sur son état de forme. Cette fois, je dis chapeau à un coureur qui peut me dire qu'il terminera dans les cinq premiers dimanche. De plus, nous sommes en fin de saison, et nous devons gérer à l'entraînement parce que le corps est fatigué. Je pense par ailleurs que les coureurs qui ont disputé le championnat du monde ne seront pas désavantagés, car rouler une course de 268 kilomètres une semaine avant est un bon effort, une bonne préparation, avant un Paris-Roubaix." En 2019, Philippe Gilbert avait devancé au vélodrome de Roubaix l'Allemand Nils Politt et Yves Lampaert. La classique française sera disputée sur la distance de 257 kilomètres, dont trente secteurs pavés à partir du km 96,3 à Troisvilles. L'équipe Lotto-Soudal sera composée de John Degenkolb, Frederik Frison, Philippe Gilbert, Sébastien Grignard, Harry Sweeny, Tosh van der Sande et Florian Vermeersch.