Lizzie Deignan a pris l'avantage avant d'entrée dans le premier secteur pavé, à 82 kilomètres de l'arrivée. "J'avais pris de la vitesse avant le secteur et je l'ai conservée en y entrant", a expliqué la lauréate britannique. "Je me suis retournée et le trou était fait. La consigne m'a ensuite été donnée d'y aller à fond. Je dois préciser qu'Ellen Van Dijk et Elise Longo-Borghini étaient leaders de mon équipe, j'étais plutôt la 3e. Je n'aurais jamais pensé gagner cette course, c'est même surréaliste. Le matin, j'étais sur le vélodrome mais je n'avais aucune intention précise. J'étais même très relax, sans stress. Je n'ai vraiment cru à la victoire qu'après le dernier secteur pavé car je savais que Vos était plus fraîche que moi et qu'elle avait repris du terrain et que nous ferions jeu égal dans les derniers kilomètres sur le plat". La Britannique a roulé sur les pavés du Nord sans gants. "J'en ai même des cloches aux mains, mais je ne porte jamais de gants à vélo".

Lizzie Deignan ajoute ainsi Paris-Roubaix à son palmarès déjà bien étoffé, avec, notamment, une 2e place sur route aux JO de 2012, un titre de championne du monde sur route en 2015, des succès au Tour des Flandres et aux Strade Bianche en 2016, à Liège-Bastogne-Liège et à la Course by Le Tour de France en 2020. Cette saison, elle s'est classée 14e du championnat du monde à Louvain, 11e de la course olympique sur route à Tokyo, 4e du Giro d'Italia, elle a également remporté le Tour de Suisse. "Roubaix est un de mes meilleurs résultats", a-t-elle avoué. "C'est vrai que le fait de me retrouver seule en tête a été le bon plan, sans toutefois le préméditer. Je ne suis pas une spécialiste du cyclocross et, seule à l'avant, j'ai pu gérer mes trajectoires et éviter les incidents. J'ai même dérapé dans le secteur de Camphin-en-Pévèle, mais j'ai pu rectifier et continuer à pédaler. Pour garder une adhérence maximale, mes pneus étaient gonflés à 2,5 bars seulement".

La lauréate de Roubaix obtenu une prime de 1.535 euros.

Le vainqueur de la course masculine de dimanche en recevra 30.000. "La différence existe au niveau des primes entre les femmes et les hommes, mais nous continuons à nous faire entendre", a indiqué encore Lizzie Deignan. "Paris-Roubaix féminin a été organisé pour la première fois et la course existe donc désormais, c'est déjà un pas en avant. Nous faisons partie de l'histoire de la course. Je pense que le peloton féminin acquis beaucoup d'expérience à Paris-Roubaix où la Tranchée d'Arenberg n'était pas au programme, pour des raisons de sécurité. Mais, avec le temps, les choses vont évoluer. La course ne sera plus la même dans dix ans".

Lizzie Deignan a pris l'avantage avant d'entrée dans le premier secteur pavé, à 82 kilomètres de l'arrivée. "J'avais pris de la vitesse avant le secteur et je l'ai conservée en y entrant", a expliqué la lauréate britannique. "Je me suis retournée et le trou était fait. La consigne m'a ensuite été donnée d'y aller à fond. Je dois préciser qu'Ellen Van Dijk et Elise Longo-Borghini étaient leaders de mon équipe, j'étais plutôt la 3e. Je n'aurais jamais pensé gagner cette course, c'est même surréaliste. Le matin, j'étais sur le vélodrome mais je n'avais aucune intention précise. J'étais même très relax, sans stress. Je n'ai vraiment cru à la victoire qu'après le dernier secteur pavé car je savais que Vos était plus fraîche que moi et qu'elle avait repris du terrain et que nous ferions jeu égal dans les derniers kilomètres sur le plat". La Britannique a roulé sur les pavés du Nord sans gants. "J'en ai même des cloches aux mains, mais je ne porte jamais de gants à vélo". Lizzie Deignan ajoute ainsi Paris-Roubaix à son palmarès déjà bien étoffé, avec, notamment, une 2e place sur route aux JO de 2012, un titre de championne du monde sur route en 2015, des succès au Tour des Flandres et aux Strade Bianche en 2016, à Liège-Bastogne-Liège et à la Course by Le Tour de France en 2020. Cette saison, elle s'est classée 14e du championnat du monde à Louvain, 11e de la course olympique sur route à Tokyo, 4e du Giro d'Italia, elle a également remporté le Tour de Suisse. "Roubaix est un de mes meilleurs résultats", a-t-elle avoué. "C'est vrai que le fait de me retrouver seule en tête a été le bon plan, sans toutefois le préméditer. Je ne suis pas une spécialiste du cyclocross et, seule à l'avant, j'ai pu gérer mes trajectoires et éviter les incidents. J'ai même dérapé dans le secteur de Camphin-en-Pévèle, mais j'ai pu rectifier et continuer à pédaler. Pour garder une adhérence maximale, mes pneus étaient gonflés à 2,5 bars seulement". La lauréate de Roubaix obtenu une prime de 1.535 euros. Le vainqueur de la course masculine de dimanche en recevra 30.000. "La différence existe au niveau des primes entre les femmes et les hommes, mais nous continuons à nous faire entendre", a indiqué encore Lizzie Deignan. "Paris-Roubaix féminin a été organisé pour la première fois et la course existe donc désormais, c'est déjà un pas en avant. Nous faisons partie de l'histoire de la course. Je pense que le peloton féminin acquis beaucoup d'expérience à Paris-Roubaix où la Tranchée d'Arenberg n'était pas au programme, pour des raisons de sécurité. Mais, avec le temps, les choses vont évoluer. La course ne sera plus la même dans dix ans".