"Avec deux favoris dans l'équipe, nous avons chacun tenu nos rôles à la perfection", a réagi le champion de Belgique, qui avait décroché le dernier maillot arc-en-ciel pour nos couleurs en 2005. "Jusqu'au pied du Cauberg nous avions deux atouts dans notre jeu. Lorsque Gilbert a démarré, je me trouvais un peu plus loin en tête du peloton. J'ai directement su que le titre mondial lui était destiné. Mais bravo aussi à chacun de l'équipe. Nous avons réussi la course presque parfaite, réalisant l'un des plus beaux jours de l'histoire du sport cycliste belge."

"Incroyable comme cette équipe était soudée et comme tout le monde a travaillé pour tout le monde. Attention, ce ne fut pas aussi facile qu'on pourrait le penser, parce qu'avec le vent il a fallu souvent rouler à bloc. Ce fut un bien plus grand problème que la pression qui allait soi-disant être présente. Si Phil est en forme et moi aussi, nous ne sentons pas la pression. Nous allons droit vers notre objectif."

Carlo Bomans : "Les neuf coureurs belges sont responsables du titre de Gilbert"

Le sélectionneur Carlo Bomans était aux anges après le titre remporté par Gilbert et l'excellente prestation de l'équipe belge. "Nos neuf coureurs ont montré comment je voulais qu'ils roulent, mais ce sont surtout eux, qui étaient sur le vélo, les responsables de ce titre mondial", s'est-il réjoui. "Nous n'avons fait qu'une seule faute, au début de la course quand 11 coureurs sont partis. Deux coureurs avaient été désignés pour accompagner cette première échappée mais ils n'étaient pas là. Ils ont bien corrigé cela par la suite".

"Dries Devenyns, Johan Vansummeren et Kevin De Weert ont tout donné pour réduire l'écart. Après cela nous étions vraiment entrés dans la course et nous n'avons plus lâché prise jusqu'à la fin. Roelandts et Meersman devaient rester près de Boonen, Leukemans et Van Avermaet étaient les hommes de Gilbert. Je leur ai demandé d'arriver dans le final avec autant de soldats que possible. J'ai même dû réfréner Boonen pour qu'il ne commence pas trop vite".

"C'est dommage, je n'ai plus pu regarder les derniers kilomètres sur l'écran dans la voiture. L'image est revenue dans les cent derniers mètres. Mais ce n'est pas un problème, je regarderai les vidéos à nouveau plus tard pour en profiter. Personnellement, ce titre ne change rien pour moi. Je poursuivrai mon travail l'an prochain. Sur le parcours de Florence, Gilbert a autant de chances qu'aujourd'hui à Vlakenburg."

Gilbert : "Je n'ai pas gagné seul"

Vingt-huit ans après Claudy Criquielion, la Wallonie détient à nouveau un champion du monde élites avec Philippe Gilbert. 'Phil' a fait honneur à son statut de favori, mais a surtout tenu à remercier l'ensemble de ses équipiers, qui ont géré à merveille l'épreuve.

"Je remercie aussi mon équipe parce que malgré ma mauvaise saison ils ne m'ont jamais mis de pression mais ont continué à me soutenir", a réagi le nouveau champion du monde. "J'avais trois objectifs pour 2012. Les classiques n'ont rien donné. J'avais retrouvé un bon niveau lors de la course olympique, et aujourd'hui j'étais super. Mais je n'ai pas gagné seul. Tous les coureurs de l'équipe belge ont livré un travail fantastique. Nous avons formé un bloc très solide."

"Je me suis retourné à l'endroit le plus raide du Cauberg et j'ai vu un trou de dix à quinze mètres. Je n'ai pas hésité à tout donner. J'ai d'abord pris le côté gauche de la route pour être protégé, puis j'ai eu le vent dans le dos dans le dernier kilomètre. Je roulais à soixante à l'heure et savais que mes poursuivants ne pouvaient rouler plus vite pour me rattraper. C'est tout simplement énorme de gagner ici à Valkenburg. Je suis d'Aywaille, à cinquante kilomètres d'ici, et me sens comme à la maison. C'était une course sur mon Cauberg, un parcours qui me convenait. Juste énorme!"

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Le 26e titre pour la Belgique

Philippe Gilbert a donné dimanche à la Belgique le 26e maillot arc-en-ciel de son histoire dans le Championnat du monde de cyclisme sur route, sept ans après le succès de Tom Boonen à Madrid.

Deux immenses champions, Rik Van Steenbergen et Eddy Merckx, comptent trois victoires à leur palmarès. Ils partagent ce record avec deux autres coureurs, le "campionissimo" italien Alfredo Binda avant la Seconde Guerre mondiale et l'Espagnol Oscar Freire.

Le premier Championnat du monde de l'histoire a été couru en 1927.

Les victoires belges depuis la reprise en 1946 :

1948 (Valkenburg, Pays-Bas): Brik Schotte

1949 (Copenhague): Rik Van Steenbergen

1950 (Moorslede, Belgique): Brik Schotte

1955 (Frascati, Italie): Stan Ockers

1956 (Copenhague): Rik Van Steenbergen

1957 (Waregem, Belgique): Rik Van Steenbergen

1960 (Sachsenring, Allemagne): Rik Van Looy

1961 (Berne): Rik Van Looy

1963 (Renaix, Belgique): Benoni Beheyt

1967 (Heerlen, Pays-Bas): Eddy Merckx

1970 (Leicester, Grande-Bretagne): Jean-Pierre Monseré

1971 (Mendrisio, Suisse): Eddy Merckx

1974 (Montréal, Canada): Eddy Merckx

1976 (Ostuni, Italie): Freddy Maertens

1981 (Prague): Freddy Maertens

1984 (Montjuich, Espagne): Claude Criquielion

1990 (Utsunomiya, Japon): Rudy Dhaenens

1996 (Lugano, Suisse): Johan Museeuw

2005 (Madrid): Tom Boonen

2012 (Valkenburg, Pays-Bas): Philippe Gilbert

"Avec deux favoris dans l'équipe, nous avons chacun tenu nos rôles à la perfection", a réagi le champion de Belgique, qui avait décroché le dernier maillot arc-en-ciel pour nos couleurs en 2005. "Jusqu'au pied du Cauberg nous avions deux atouts dans notre jeu. Lorsque Gilbert a démarré, je me trouvais un peu plus loin en tête du peloton. J'ai directement su que le titre mondial lui était destiné. Mais bravo aussi à chacun de l'équipe. Nous avons réussi la course presque parfaite, réalisant l'un des plus beaux jours de l'histoire du sport cycliste belge." "Incroyable comme cette équipe était soudée et comme tout le monde a travaillé pour tout le monde. Attention, ce ne fut pas aussi facile qu'on pourrait le penser, parce qu'avec le vent il a fallu souvent rouler à bloc. Ce fut un bien plus grand problème que la pression qui allait soi-disant être présente. Si Phil est en forme et moi aussi, nous ne sentons pas la pression. Nous allons droit vers notre objectif." Carlo Bomans : "Les neuf coureurs belges sont responsables du titre de Gilbert" Le sélectionneur Carlo Bomans était aux anges après le titre remporté par Gilbert et l'excellente prestation de l'équipe belge. "Nos neuf coureurs ont montré comment je voulais qu'ils roulent, mais ce sont surtout eux, qui étaient sur le vélo, les responsables de ce titre mondial", s'est-il réjoui. "Nous n'avons fait qu'une seule faute, au début de la course quand 11 coureurs sont partis. Deux coureurs avaient été désignés pour accompagner cette première échappée mais ils n'étaient pas là. Ils ont bien corrigé cela par la suite". "Dries Devenyns, Johan Vansummeren et Kevin De Weert ont tout donné pour réduire l'écart. Après cela nous étions vraiment entrés dans la course et nous n'avons plus lâché prise jusqu'à la fin. Roelandts et Meersman devaient rester près de Boonen, Leukemans et Van Avermaet étaient les hommes de Gilbert. Je leur ai demandé d'arriver dans le final avec autant de soldats que possible. J'ai même dû réfréner Boonen pour qu'il ne commence pas trop vite". "C'est dommage, je n'ai plus pu regarder les derniers kilomètres sur l'écran dans la voiture. L'image est revenue dans les cent derniers mètres. Mais ce n'est pas un problème, je regarderai les vidéos à nouveau plus tard pour en profiter. Personnellement, ce titre ne change rien pour moi. Je poursuivrai mon travail l'an prochain. Sur le parcours de Florence, Gilbert a autant de chances qu'aujourd'hui à Vlakenburg." Gilbert : "Je n'ai pas gagné seul" Vingt-huit ans après Claudy Criquielion, la Wallonie détient à nouveau un champion du monde élites avec Philippe Gilbert. 'Phil' a fait honneur à son statut de favori, mais a surtout tenu à remercier l'ensemble de ses équipiers, qui ont géré à merveille l'épreuve. "Je remercie aussi mon équipe parce que malgré ma mauvaise saison ils ne m'ont jamais mis de pression mais ont continué à me soutenir", a réagi le nouveau champion du monde. "J'avais trois objectifs pour 2012. Les classiques n'ont rien donné. J'avais retrouvé un bon niveau lors de la course olympique, et aujourd'hui j'étais super. Mais je n'ai pas gagné seul. Tous les coureurs de l'équipe belge ont livré un travail fantastique. Nous avons formé un bloc très solide." "Je me suis retourné à l'endroit le plus raide du Cauberg et j'ai vu un trou de dix à quinze mètres. Je n'ai pas hésité à tout donner. J'ai d'abord pris le côté gauche de la route pour être protégé, puis j'ai eu le vent dans le dos dans le dernier kilomètre. Je roulais à soixante à l'heure et savais que mes poursuivants ne pouvaient rouler plus vite pour me rattraper. C'est tout simplement énorme de gagner ici à Valkenburg. Je suis d'Aywaille, à cinquante kilomètres d'ici, et me sens comme à la maison. C'était une course sur mon Cauberg, un parcours qui me convenait. Juste énorme!" Sportfootmagazine.be, avec Belga