L'Allemand Gerard Ciolek, qui roule dans l'équipe Pro continentale sud-africaine invitée MTN-Qhubeka, a créé la surprise en enlevant au sprint dimanche la 104e édition de Milan-Sanremo. Il a battu dans un sprint à six le grandissime favori le Slovaque Peter Sagan (Cannondale).

Le vainqueur a donné ses impressions à la fin de la course: "La journée a été étrange... mais elle se termine bien. Cela a été très dur. Il a fait très froid et, ensuite, il a fallu reprendre sous la pluie après l'arrêt. Dans le Poggio, j'ai dépensé beaucoup de forces. La Cannondale a accéléré l'allure. Je me suis accroché pour tenir sur le dernier kilomètre, l'allure était très rapide. Je voulais suivre pour essayer de tirer bénéfice de la situation car Cancellara aussi était devant. Sagan ? c'était le grand favori, il avait toutes les responsabilités sur les épaules. Dans les 150 derniers mètres, j'avais de très bonnes jambes, j'ai pu le passer. Les gens ont été surpris de me voir rejoindre l'équipe MTN-Qhubeka. J'ai adhéré au projet. Par rapport à ma précédente équipe, c'est très différent. J'ai eu plusieurs fois ma chance ces dernières années mais fondamentalement j'étais un équipier. Dans cette équipe, je suis leader. Après mes débuts (champion du monde espoirs 2006), les gens attendaient de moi que je gagne de grandes courses. J'ai dû attendre. Cette victoire est d'autant plus belle. Je la partage avec mes coéquipiers, de toutes les couleurs, qui font partie de cette famille." Luca Paolini (Ita/Katusha), 5e: "Je suis satisfait. Je pense que j'ai fait un excellent travail à Poggio afin de combler l'écart sur Chavanel et Stannard mais j'ai payé cet effort dans les deux derniers kilomètres. Je suis un peu déçu parce que j'ai toujours envie de faire le meilleur résultat possible. Dans le groupe, je me suis retrouvé avec de grands coureurs. De toute façon, il y en avait de plus rapides que moi."

Peter Sagan: "Je suis parti trop tôt dans le sprint "
Peter Sagan (Svq/Cannondale), 2e: "Je suis déçu parce que je suis devant mais je rate mon sprint. J'ai perdu une occasion. Quand Chavanel a produit son effort dans le sprint, j'ai anticipé car je sais qu'il va vite. Ciolek m'a surpris. Les autres équipes ont couru en fonction de nous. La rivalité avec Cancellara ? Non, ça n'explique pas le résultat. J'ai commis une erreur dans le sprint. Je suis parti trop tôt. Si j'attends un peu plus, vingt mètres, je gagne... C'est dommage d'avoir eu ces conditions. La course ne s'est pas faite sur 300 kilomètres." Fabian Cancellara (Sui/RadioShack), 3e: "Après l'arrivée, j'étais en colère car je cours pour la victoire et je n'ai pas gagné. Puis, je me suis repris. Tous ceux qui ont couru ce Milan-Sanremo l'ont gagné. La neige, le froid... on ne peut pas croire tout ce que l'on a rencontré. Avant le ravitaillement, je n'y croyais pas tellement j'avais froid. Et, à la fin, j'étais là. Je suis prêt pour les classiques."

Philippe Gilbert: "J'ai essayé dans la Cipressa"

Les mauvaises conditions climatiques ne m'ont pas dérangé, car j'ai suffisamment d'expérience", a déclaré Philippe Gilbert après Milan-Sanremo. "Après le deuxième départ, c'était très rapide et c'était difficile. J'ai finalement tenté ma chance dans la Cipressa." "J'ai pris la tête au sommet, de telle façon je pouvais choisir ma propre trajectoire. Dans le bas, nous étions un petit groupe de 8 ou 9 coureurs, mais cela ne s'est pas organisé dans le groupe et donc cela n'a pas abouti. J'ai encore essayé avec Jurgen Roelandts de revenir sur Chavanel, Vorganov et Stannard, mais je trouvais que cela n'avait aucun sens de poursuivre. En regardant après coup, nous aurions peut-être mieux fait d'encore essayer de boucher le trou."

Concernant les insinuations d'avoir utilisé de la cortisone, publiées ce week-end dans la presse, le champion du monde a répliqué: "J'ai appris à ne pas tenir compte de ce genre de bêtises et donc cela ne me touche pas."

Tom Boonen: "Je n'avais plus envie"
Le champion de Belgique a décidé de son côté de quitter la course qui n'en était plus tout à fait une à ses yeux. Il est resté dans le bus lors du deuxième départ, dimanche après-midi. "Je n'ai tout simplement pas envie de continuer", a-t-il expliqué. "Je suis coureur cycliste, mais une course comme celle-ci s'éloigne trop de ma conception du métier. Les premières heures ont pratiquement été inhumaines. Rouler à vélo des heures dans la neige n'est pas normal. Il y avait d'ailleurs près de cent coureurs largués lors de cette neutralisation. Mais on les a fait monter dans un bus afin qu'il puissent repartir avec le groupe lors du départ bis. C'est notamment pourquoi j'estime qu'il ne s'agit plus d'une vraie course et que je je préfère m'arrêter là. Je suis d'ailleurs convaincu que beaucoup auraient voulu faire comme moi, mais n'ont pas osé à cause des intérêts en jeu. Je les comprends. Mais sans l'envie, celà ne servait à rien de continuer dans mon cas..."

Reste maintenant à voir si cet abandon va modifier le programme de Tom Boonen qui pourrait disputer A travers les Flandres mercredi à Waregem, s'il estime n'avoir pas suffisamment de kilomètres dans les jambes avant de s'attaquer au GP de l'E3 Harelbeke (le 22 mars) et Gand-Wevelgem (le 24).

Le Suisse Fabian Cancellara (RadioShack) se classe 3e, après avoir terminé 2e les deux années précédentes et remporté la course en 2008. Le Français Sylvain Chavanel (Omega Pharma-Quick Step) a pris la 4e place, l'Italien Luca Paolini (Katusha) la 5e et le Britannique Ian Stannard (Sky) la 6e. L'Américain Taylor Phinney (BMC), revenu de l'arrière, a échoué à la 7e place. Jurgen Roelandts (Lotto-Belisol), premier Belge, s'est classé 16e à 14 secondes.

Une course en deux parties
Première classique du calendrier, la "Primavera" (le printemps) s'est déroulée pour la première fois un dimanche. La course, longue initialement de 298 kilomètres, a été disputée en deux parties à cause d'une neutralisation d'environ deux heures, du jamais vu sur la "classicissima" de mémoire de suiveur. La neige tombée en abondance a contraint les organisateurs à arrêter la course à Ovada, au pied de la montée du col du Turchino (535 m d'altitude), devenu infranchissable. Les coureurs ont rejoint à bord de leurs bus d'équipes le littoral de la mer ligure pour les 126,5 derniers kilomètres.

Les six coureurs (Bak Belkov, Fortin, Lastras, Montaguti, Rosa), échappés dans la matinée, sont repartis avec leur avance au moment de l'arrêt d'Ovada, soit 7 min 10 sec.

La chasse énergiquement menée par les équipiers de Peter Sagan et de l'Italien Vincenzo Nibali, puis par ceux du Norvégien Edvald Boasson Hagen, a provoqué le regroupement à 30 kilomètres de l'arrivée, avant la Cipressa.

Le champion du monde, Philippe Gilbert, a pris les devants dans la descente avant qu'un trio formé de Chavanel, de Stannard et du Russe Eduard Vorganov se dégage pour aborder la dernière difficulté, le Poggio, au seuil des 10 derniers kilomètres, avec 27 secondes d'avance.

L'offensive de Cancellara, contrôlé par Sagan, a condamné l'échappée reprise à l'entrée de Sanremo où le sprint a tourné à l'avantage de Ciolek, en tête dans les 30 derniers mètres.

"J'étais dans la roue de Sagan, c'était la meilleure place", a déclaré le coureur allemand de 26 ans, champion du monde espoirs en 2006 mais vainqueur pour la première fois de sa carrière d'une grande classique.

Le classement du Top-20

Classement officiel de la 104e édition de Milan-Sanremo courue dimanche:

- Classement: 1. Gerald Ciolek (All/MTN-Qhubeka), les 245 km en 5h37:20.
(moyenne: 43,754 km/h)
2. Peter Sagan (Svq)
3. Fabian Cancellara (Sui)
4. Sylvain Chavanel (Fra); 5. Luca Paolini (Ita); 6. Ian Stannard
(G-B); 7. Taylor Phinney (USA); 8. Alexander Kristoff (Nor) à 0:14;
9. Mark Cavendish (G-B); 10. Bernhard Eisel (Aut); 11. Francisco
Ventoso (Esp); 12. Sonny Colbrelli (Ita); 13. Heinrich Haussler (Aus);
14. Enrico Gasparotto (Ita); 15. Sébastien Turgot (Fra); 16. Jurgen
Roelandts (Bel); 17. Romain Bardet (Fra); 18. John Degenkolb (All);
19. Yoann Offredo (Fra); 20. Oscar Gatto (Ita); ... 32. Philippe
Gilbert (Bel)

200 coureurs au départ, 135 classés.

Gerald Ciolek en bref

Nom: Ciolek

Prénom: Gerald

Date de naissance: 19 septembre 1986

Lieu de naissance: Cologne (Allemagne)

Nationalité: allemand

Taille: 1,79 m

Poids: 75 kg

Equipes: Wiesenhof (2006), T-Mobile puis HighRoad (2007 et 2008), Milram (2009 et 2010), Quick Step puis Omega Pharma (2011 et 2012), MTN-Qhubeka (2013)

Palmarès:
Courses d'un jour:
Championnat du monde espoirs 2006, Championnat d'Allemagne 2005

Milan-Sanremo 2013

Tour de Nuremberg 2006, Trophée Calvia 2008, Sparkassen Cup 2008

Courses par étapes:
Tour de Rhénanie-Palatina 2007

cinq étapes du Tour d'Allemagne (1 en 2006, 3 en 2007, 1 en 2008), deux étapes du Tour d'Autriche 2007, trois étapes du Tour de Bavière (2 en 2008, 1 en 2010), une étape du Tour d'Algarve 2012, une étape des Trois Jours de Flandre occidentale (2013),

Grands tours:
Vuelta: une étape (2009).

L'Allemand Gerard Ciolek, qui roule dans l'équipe Pro continentale sud-africaine invitée MTN-Qhubeka, a créé la surprise en enlevant au sprint dimanche la 104e édition de Milan-Sanremo. Il a battu dans un sprint à six le grandissime favori le Slovaque Peter Sagan (Cannondale). Le vainqueur a donné ses impressions à la fin de la course: "La journée a été étrange... mais elle se termine bien. Cela a été très dur. Il a fait très froid et, ensuite, il a fallu reprendre sous la pluie après l'arrêt. Dans le Poggio, j'ai dépensé beaucoup de forces. La Cannondale a accéléré l'allure. Je me suis accroché pour tenir sur le dernier kilomètre, l'allure était très rapide. Je voulais suivre pour essayer de tirer bénéfice de la situation car Cancellara aussi était devant. Sagan ? c'était le grand favori, il avait toutes les responsabilités sur les épaules. Dans les 150 derniers mètres, j'avais de très bonnes jambes, j'ai pu le passer. Les gens ont été surpris de me voir rejoindre l'équipe MTN-Qhubeka. J'ai adhéré au projet. Par rapport à ma précédente équipe, c'est très différent. J'ai eu plusieurs fois ma chance ces dernières années mais fondamentalement j'étais un équipier. Dans cette équipe, je suis leader. Après mes débuts (champion du monde espoirs 2006), les gens attendaient de moi que je gagne de grandes courses. J'ai dû attendre. Cette victoire est d'autant plus belle. Je la partage avec mes coéquipiers, de toutes les couleurs, qui font partie de cette famille." Luca Paolini (Ita/Katusha), 5e: "Je suis satisfait. Je pense que j'ai fait un excellent travail à Poggio afin de combler l'écart sur Chavanel et Stannard mais j'ai payé cet effort dans les deux derniers kilomètres. Je suis un peu déçu parce que j'ai toujours envie de faire le meilleur résultat possible. Dans le groupe, je me suis retrouvé avec de grands coureurs. De toute façon, il y en avait de plus rapides que moi." Peter Sagan: "Je suis parti trop tôt dans le sprint " Peter Sagan (Svq/Cannondale), 2e: "Je suis déçu parce que je suis devant mais je rate mon sprint. J'ai perdu une occasion. Quand Chavanel a produit son effort dans le sprint, j'ai anticipé car je sais qu'il va vite. Ciolek m'a surpris. Les autres équipes ont couru en fonction de nous. La rivalité avec Cancellara ? Non, ça n'explique pas le résultat. J'ai commis une erreur dans le sprint. Je suis parti trop tôt. Si j'attends un peu plus, vingt mètres, je gagne... C'est dommage d'avoir eu ces conditions. La course ne s'est pas faite sur 300 kilomètres." Fabian Cancellara (Sui/RadioShack), 3e: "Après l'arrivée, j'étais en colère car je cours pour la victoire et je n'ai pas gagné. Puis, je me suis repris. Tous ceux qui ont couru ce Milan-Sanremo l'ont gagné. La neige, le froid... on ne peut pas croire tout ce que l'on a rencontré. Avant le ravitaillement, je n'y croyais pas tellement j'avais froid. Et, à la fin, j'étais là. Je suis prêt pour les classiques." Philippe Gilbert: "J'ai essayé dans la Cipressa"Les mauvaises conditions climatiques ne m'ont pas dérangé, car j'ai suffisamment d'expérience", a déclaré Philippe Gilbert après Milan-Sanremo. "Après le deuxième départ, c'était très rapide et c'était difficile. J'ai finalement tenté ma chance dans la Cipressa." "J'ai pris la tête au sommet, de telle façon je pouvais choisir ma propre trajectoire. Dans le bas, nous étions un petit groupe de 8 ou 9 coureurs, mais cela ne s'est pas organisé dans le groupe et donc cela n'a pas abouti. J'ai encore essayé avec Jurgen Roelandts de revenir sur Chavanel, Vorganov et Stannard, mais je trouvais que cela n'avait aucun sens de poursuivre. En regardant après coup, nous aurions peut-être mieux fait d'encore essayer de boucher le trou." Concernant les insinuations d'avoir utilisé de la cortisone, publiées ce week-end dans la presse, le champion du monde a répliqué: "J'ai appris à ne pas tenir compte de ce genre de bêtises et donc cela ne me touche pas." Tom Boonen: "Je n'avais plus envie" Le champion de Belgique a décidé de son côté de quitter la course qui n'en était plus tout à fait une à ses yeux. Il est resté dans le bus lors du deuxième départ, dimanche après-midi. "Je n'ai tout simplement pas envie de continuer", a-t-il expliqué. "Je suis coureur cycliste, mais une course comme celle-ci s'éloigne trop de ma conception du métier. Les premières heures ont pratiquement été inhumaines. Rouler à vélo des heures dans la neige n'est pas normal. Il y avait d'ailleurs près de cent coureurs largués lors de cette neutralisation. Mais on les a fait monter dans un bus afin qu'il puissent repartir avec le groupe lors du départ bis. C'est notamment pourquoi j'estime qu'il ne s'agit plus d'une vraie course et que je je préfère m'arrêter là. Je suis d'ailleurs convaincu que beaucoup auraient voulu faire comme moi, mais n'ont pas osé à cause des intérêts en jeu. Je les comprends. Mais sans l'envie, celà ne servait à rien de continuer dans mon cas..." Reste maintenant à voir si cet abandon va modifier le programme de Tom Boonen qui pourrait disputer A travers les Flandres mercredi à Waregem, s'il estime n'avoir pas suffisamment de kilomètres dans les jambes avant de s'attaquer au GP de l'E3 Harelbeke (le 22 mars) et Gand-Wevelgem (le 24). Le Suisse Fabian Cancellara (RadioShack) se classe 3e, après avoir terminé 2e les deux années précédentes et remporté la course en 2008. Le Français Sylvain Chavanel (Omega Pharma-Quick Step) a pris la 4e place, l'Italien Luca Paolini (Katusha) la 5e et le Britannique Ian Stannard (Sky) la 6e. L'Américain Taylor Phinney (BMC), revenu de l'arrière, a échoué à la 7e place. Jurgen Roelandts (Lotto-Belisol), premier Belge, s'est classé 16e à 14 secondes. Une course en deux parties Première classique du calendrier, la "Primavera" (le printemps) s'est déroulée pour la première fois un dimanche. La course, longue initialement de 298 kilomètres, a été disputée en deux parties à cause d'une neutralisation d'environ deux heures, du jamais vu sur la "classicissima" de mémoire de suiveur. La neige tombée en abondance a contraint les organisateurs à arrêter la course à Ovada, au pied de la montée du col du Turchino (535 m d'altitude), devenu infranchissable. Les coureurs ont rejoint à bord de leurs bus d'équipes le littoral de la mer ligure pour les 126,5 derniers kilomètres. Les six coureurs (Bak Belkov, Fortin, Lastras, Montaguti, Rosa), échappés dans la matinée, sont repartis avec leur avance au moment de l'arrêt d'Ovada, soit 7 min 10 sec. La chasse énergiquement menée par les équipiers de Peter Sagan et de l'Italien Vincenzo Nibali, puis par ceux du Norvégien Edvald Boasson Hagen, a provoqué le regroupement à 30 kilomètres de l'arrivée, avant la Cipressa. Le champion du monde, Philippe Gilbert, a pris les devants dans la descente avant qu'un trio formé de Chavanel, de Stannard et du Russe Eduard Vorganov se dégage pour aborder la dernière difficulté, le Poggio, au seuil des 10 derniers kilomètres, avec 27 secondes d'avance. L'offensive de Cancellara, contrôlé par Sagan, a condamné l'échappée reprise à l'entrée de Sanremo où le sprint a tourné à l'avantage de Ciolek, en tête dans les 30 derniers mètres. "J'étais dans la roue de Sagan, c'était la meilleure place", a déclaré le coureur allemand de 26 ans, champion du monde espoirs en 2006 mais vainqueur pour la première fois de sa carrière d'une grande classique. Le classement du Top-20 Classement officiel de la 104e édition de Milan-Sanremo courue dimanche: - Classement: 1. Gerald Ciolek (All/MTN-Qhubeka), les 245 km en 5h37:20. (moyenne: 43,754 km/h) 2. Peter Sagan (Svq) 3. Fabian Cancellara (Sui) 4. Sylvain Chavanel (Fra); 5. Luca Paolini (Ita); 6. Ian Stannard (G-B); 7. Taylor Phinney (USA); 8. Alexander Kristoff (Nor) à 0:14; 9. Mark Cavendish (G-B); 10. Bernhard Eisel (Aut); 11. Francisco Ventoso (Esp); 12. Sonny Colbrelli (Ita); 13. Heinrich Haussler (Aus); 14. Enrico Gasparotto (Ita); 15. Sébastien Turgot (Fra); 16. Jurgen Roelandts (Bel); 17. Romain Bardet (Fra); 18. John Degenkolb (All); 19. Yoann Offredo (Fra); 20. Oscar Gatto (Ita); ... 32. Philippe Gilbert (Bel) 200 coureurs au départ, 135 classés.