De toutes les classiques, elle est la plus facile à rouler mais la plus difficile à remporter. Ce ne sont pas les Belges qui nous démentiront. Depuis la victoire de Fons De Wolf à Sanremo en 1981, on ne trouve plus que des étrangers sur la plus haute marche du podium - ainsi que notre compatriote naturalisé Andrei Tchmil. La Primavera est la seule classique où les Belges font autant défaut.

Dans les années 80, quand la Belgique était encore une nation de sprinters, Milan-Sanremo ne s'achevait jamais par un sprint massif. La Primavera n'est devenue un festival du sprint qu'à partir de 1997 et de la première des quatre victoires d'Erik Zabel. Le Poggio était trop raide pour notre sprinter d'alors, Tom Steels, et depuis, à l'exception de Tom Boonen, le pays ne compte plus de grands sprinters. Selon ses propres dires, Boonen n'a été suffisamment en jambes pour s'adjuger la Classicissima qu'à une seule reprise, en 2007, mais il a été enfermé et n'a terminé que troisième. Vu le déroulement de Paris-Nice, rien n'indique que dimanche, le champion de Belgique sera en grande forme.

En 2008, l'adjonction de Le Manie, une ascension qui use le peloton à 90 kilomètres de la finale, a peut-être constitué un tournant. Ces cinq dernières années, la victoire est revenue à trois reprises à un coureur qui avait animé la finale sans se contenter d'économiser ses forces. Cette tendance est favorable à Philippe Gilbert, même si le champion du monde n'a pas axé sa préparation sur cette classique: " Quand on atteint sa meilleure forme à Sanremo, on ne peut pas la conserver jusqu'à La Doyenne. " À Paris-Nice, Gilbert n'était pas encore le coureur qui va certainement briller, dans un mois, dans ses Ardennes.

D'un autre côté, le leader BMC ajoute: " Il n'est pas non plus nécessaire d'être à 100% pour enlever Milan-Sanremo. " Mais Gilbert croit-il en ses chances, en son for intérieur ? Car ces dernières semaines, Peter Sagan a de nouveau été impressionnant. Les Belges qui voudront briser le sort de Sanremo devront battre le Slovaque. Mais personne ne sait où c'est possible.

Par Benedict Vanclooster

De toutes les classiques, elle est la plus facile à rouler mais la plus difficile à remporter. Ce ne sont pas les Belges qui nous démentiront. Depuis la victoire de Fons De Wolf à Sanremo en 1981, on ne trouve plus que des étrangers sur la plus haute marche du podium - ainsi que notre compatriote naturalisé Andrei Tchmil. La Primavera est la seule classique où les Belges font autant défaut.Dans les années 80, quand la Belgique était encore une nation de sprinters, Milan-Sanremo ne s'achevait jamais par un sprint massif. La Primavera n'est devenue un festival du sprint qu'à partir de 1997 et de la première des quatre victoires d'Erik Zabel. Le Poggio était trop raide pour notre sprinter d'alors, Tom Steels, et depuis, à l'exception de Tom Boonen, le pays ne compte plus de grands sprinters. Selon ses propres dires, Boonen n'a été suffisamment en jambes pour s'adjuger la Classicissima qu'à une seule reprise, en 2007, mais il a été enfermé et n'a terminé que troisième. Vu le déroulement de Paris-Nice, rien n'indique que dimanche, le champion de Belgique sera en grande forme.En 2008, l'adjonction de Le Manie, une ascension qui use le peloton à 90 kilomètres de la finale, a peut-être constitué un tournant. Ces cinq dernières années, la victoire est revenue à trois reprises à un coureur qui avait animé la finale sans se contenter d'économiser ses forces. Cette tendance est favorable à Philippe Gilbert, même si le champion du monde n'a pas axé sa préparation sur cette classique: " Quand on atteint sa meilleure forme à Sanremo, on ne peut pas la conserver jusqu'à La Doyenne. " À Paris-Nice, Gilbert n'était pas encore le coureur qui va certainement briller, dans un mois, dans ses Ardennes.D'un autre côté, le leader BMC ajoute: " Il n'est pas non plus nécessaire d'être à 100% pour enlever Milan-Sanremo. " Mais Gilbert croit-il en ses chances, en son for intérieur ? Car ces dernières semaines, Peter Sagan a de nouveau été impressionnant. Les Belges qui voudront briser le sort de Sanremo devront battre le Slovaque. Mais personne ne sait où c'est possible.Par Benedict Vanclooster