D'où viennent ces doutes ?

Björn Leukemans : J'ai déjà connu de meilleurs moments. J'avais la grippe pendant Paris-Nice. Je l'ai maintenue sous contrôle grâce aux médicaments mais les trois premiers jours, j'ai souffert de douleurs musculaires. Je suis très heureux d'avoir achevé la course, même si j'ai vraiment été à la peine, car cette course est importante en prévision des classiques. Je suis guéri mais c'est juste. Je ne sais donc pas ce que je peux espérer des classiques.

Comment abordez-vous les trois courses de cette semaine ?

Je vais d'abord établir un état des lieux de mon corps, voir quels dégâts la grippe y a faits et dans quelle mesure j'ai récupéré. Si je me sens bien, je courrai comme d'habitude. Mais la situation est difficile. Je n'ai pas de prise sur elle et je panique un peu. Tout ce que je peux faire, en fait, c'est laisser à mon corps le temps de récupérer.

Le temps passe. Vous aurez 36 ans en juillet.

On n'est pas encore usé à 36 ans. Tout dépend de votre motivation, des sacrifices que vous êtes prêt à réaliser. J'aime toujours la course, j'ai toujours faim de succès. Cet hiver, j'étais dans les temps jusqu'à cette grippe. En plus, mon contrat arrive à terme en fin d'année. Cette saison est donc très importante pour moi.

Comment voyez-vous l'avenir ?

Je veux encore rouler deux ans après cette saison. Si notre équipe reste dans le peloton, je discuterai d'abord avec elle. Mais je ne vais pas tourner autour du pot : à mon âge, l'argent joue un rôle important dans les négociations. Ceci dit, l'essentiel est d'être performant maintenant. On verra ensuite.

Vous avez déjà terminé parmi mes dix premiers du Ronde, de Roubaix, de l'Amstel et de la Doyenne.

Je vais participer à toutes ces classiques. Je continue à croire que je peux enlever une grande course. Je m'entraîne pour cela et j'ai de l'expérience. Je trouve que c'est Paris-Roubaix qui me convient le mieux. En plus, c'est la course la plus héroïque. Elle est superbe.

PAR BENEDICT VANCLOOSTER

D'où viennent ces doutes ? Björn Leukemans : J'ai déjà connu de meilleurs moments. J'avais la grippe pendant Paris-Nice. Je l'ai maintenue sous contrôle grâce aux médicaments mais les trois premiers jours, j'ai souffert de douleurs musculaires. Je suis très heureux d'avoir achevé la course, même si j'ai vraiment été à la peine, car cette course est importante en prévision des classiques. Je suis guéri mais c'est juste. Je ne sais donc pas ce que je peux espérer des classiques. Comment abordez-vous les trois courses de cette semaine ? Je vais d'abord établir un état des lieux de mon corps, voir quels dégâts la grippe y a faits et dans quelle mesure j'ai récupéré. Si je me sens bien, je courrai comme d'habitude. Mais la situation est difficile. Je n'ai pas de prise sur elle et je panique un peu. Tout ce que je peux faire, en fait, c'est laisser à mon corps le temps de récupérer. Le temps passe. Vous aurez 36 ans en juillet. On n'est pas encore usé à 36 ans. Tout dépend de votre motivation, des sacrifices que vous êtes prêt à réaliser. J'aime toujours la course, j'ai toujours faim de succès. Cet hiver, j'étais dans les temps jusqu'à cette grippe. En plus, mon contrat arrive à terme en fin d'année. Cette saison est donc très importante pour moi. Comment voyez-vous l'avenir ? Je veux encore rouler deux ans après cette saison. Si notre équipe reste dans le peloton, je discuterai d'abord avec elle. Mais je ne vais pas tourner autour du pot : à mon âge, l'argent joue un rôle important dans les négociations. Ceci dit, l'essentiel est d'être performant maintenant. On verra ensuite. Vous avez déjà terminé parmi mes dix premiers du Ronde, de Roubaix, de l'Amstel et de la Doyenne. Je vais participer à toutes ces classiques. Je continue à croire que je peux enlever une grande course. Je m'entraîne pour cela et j'ai de l'expérience. Je trouve que c'est Paris-Roubaix qui me convient le mieux. En plus, c'est la course la plus héroïque. Elle est superbe. PAR BENEDICT VANCLOOSTER