Un Belge tout seul sur les flancs du Mont Ventoux. Wout van Aert a dompté à deux reprises le "Géant de Provence" lors de l'étape du Tour entre Sorgues et Malaucène. D'abord avec quelques compagnons, puis seul. Lutte solitaire à travers le massif montagneux sauvage et lunaire, les couleurs nationales sur son dos, dans une région parfois aride.

Une image mémorable et télégénique dont on se souviendra longtemps. Van Aert n'a pas craqué, même sur les pentes les plus difficiles et exposées au vent. Il a su repousser ses limites comme si aucune barrière n'existait pour lui ce jour-là.

Des jambes au repos, d'autres en plein effort., iStock
Des jambes au repos, d'autres en plein effort. © iStock

Des superlatifs ont été utilisés, des images d'Eddy Merckx sur le Mont Chauve ont été retrouvées pour faire la comparaison entre les deux hommes. Auteur de nombreux numéros épiques dans les cols, le roi Eddy a également gravi le Ventoux en solitaire, mais avec le maillot jaune sur les épaules. Les comparaisons sont si rapides dans le cyclisme que soudain Van Aert est devenu un vainqueur potentiel du Tour de France.

Ces jubilations sont souvent creuses, dénuées de nuance dans l'instant de l'émotion.Van Aert sait qu'il ne gagnera jamais le Tour. La modestie du Campinois est également frappante en 2021. Aucune éloge après une victoire, tout au plus une satisfaction mesurée. Et encore et toujours beaucoup de respect pour ses adversaires. À cet égard, Van Aert fait penser à Eddy Merckx.

Plus que quelques mètres avant de basculer vers Malaucène pour une victoire méritée., iStock
Plus que quelques mètres avant de basculer vers Malaucène pour une victoire méritée. © iStock
Un Belge tout seul sur les flancs du Mont Ventoux. Wout van Aert a dompté à deux reprises le "Géant de Provence" lors de l'étape du Tour entre Sorgues et Malaucène. D'abord avec quelques compagnons, puis seul. Lutte solitaire à travers le massif montagneux sauvage et lunaire, les couleurs nationales sur son dos, dans une région parfois aride. Une image mémorable et télégénique dont on se souviendra longtemps. Van Aert n'a pas craqué, même sur les pentes les plus difficiles et exposées au vent. Il a su repousser ses limites comme si aucune barrière n'existait pour lui ce jour-là.Des superlatifs ont été utilisés, des images d'Eddy Merckx sur le Mont Chauve ont été retrouvées pour faire la comparaison entre les deux hommes. Auteur de nombreux numéros épiques dans les cols, le roi Eddy a également gravi le Ventoux en solitaire, mais avec le maillot jaune sur les épaules. Les comparaisons sont si rapides dans le cyclisme que soudain Van Aert est devenu un vainqueur potentiel du Tour de France. Ces jubilations sont souvent creuses, dénuées de nuance dans l'instant de l'émotion.Van Aert sait qu'il ne gagnera jamais le Tour. La modestie du Campinois est également frappante en 2021. Aucune éloge après une victoire, tout au plus une satisfaction mesurée. Et encore et toujours beaucoup de respect pour ses adversaires. À cet égard, Van Aert fait penser à Eddy Merckx.