A 11h28 (09h28 GMT) au moment du départ réel, le maillot jaune était toujours bien accroché aux épaules de Julian Alaphilippe.

Mais les adversaires du Français comptent bien profiter du parcours long et dantesque de l'étape (208 km) pour faire craquer enfin le leader du classement général. Après deux jours de canicule sur la route de la Grande Boucle, les orages attendus en fin d'après-midi en Savoie offriront un décor propice à tout coup de tonnerre au classement.

Vars, Izoard, Galibier: trois grands cols des Alpes, tous au-dessus de 2.000 mètres, se chargeront de saper l'énergie du coureur de l'équipe Deceuninck, qui a toutefois le bonheur, en tant que bon descendeur, de voir que l'arrivée est située à Valloire, dans la vallée. Au contraire des arrivées des deux jours suivants, jugée en haut de difficiles ascensions.

Seuls 156 combattants sont encore présents pour attaquer le massif mythique: l'Allemand Tony Martin (Jumbo-Visma) et le Britannique Luke Rowe (Ineos), qui se sont écharpés mercredi en pleine étape, ont été exclus par les commissaires et verront leurs coéquipiers de loin, leurs appels à une "seconde chance" n'ayant pas été entendus.

Le Danois Soeren Kragh Andersen (Sunweb), qui souffre de douleurs à la selle, a lui renoncé mercredi soir. Et l'Allemand Lukas Pöstlberger (Bora-Hansgrohe), pourtant présent dans l'échappée hier et qui a terminé 12e à Gap, n'a non plus pas pris le départ jeudi.