"On ne saura qu'à Rome (à l'arrivée du Giro le 27 mai) s'il en sortira vainqueur", a déclaré Vegni en conférence de presse à la veille du départ à Jerusalem, soulignant s'être entretenu avec le président de l'UCI David Lappartient sur l'incidence de la décision finale.

"En tout cas, il (Lappartient) a clairement dit que si Froome remportait le Giro alors cette victoire resterait sienne", a insisté le patron du Giro.

Vegni a dit à Lappartient que, en cas de sanction, celle-ci devrait intervenir au moment de la décision et pas au moment du contrôle anormal à la Vuelta. "Il (Lappartient) s'est montré ouvert à notre raisonnement et, en quelque sorte, m'a fait savoir que ce ne serait pas un problème pour le Giro".

L'organisateur italien ne veut clairement pas revivre l'épisode similaire de 2011 lorsque Alberto Contador a remporté le Giro pour être ensuite détrôné pour contrôle positif au clenbutérol avant l'épreuve italienne.

Le cas de Froome est connu, mais ses conséquences restent incertaines. Le contrôle, en date de septembre, montre un taux de salbutamol (anti-asthmatique pouvant avoir des effets anabolisants) très supérieur au plafond autorisé. L'affaire est en cours d'instruction et la décision du tribunal antidopage de l'UCI (Union cycliste internationale) est espérée en juin.

"La logique voudrait que s'il devait être condamné, dans cette hypothèse-là, les classements obtenus entre les deux (dates du contrôle et de la sanction) devraient être enlevés", a déclaré dernièrement le président de l'UCI, le Français David Lappartient, à la RTS (radio suisse romande).