Rabobank allonge 15 millions d'euros pour respecter ses engagements envers son équipe cycliste, jusqu'au terme de son contrat, mais la banque ne veut plus être associée au cyclisme professionnel masculin. Cela n'empêchera pas la banque de faire la une de la presse cycliste internationale, la semaine prochaine, avec une affaire bien ennuyeuse qui remonte à la surface.

Mardi, le tribunal d'Arnhem juge effectivement en appel la plainte de Michael Rasmussen, un ancien coureur de Rabobank. Le Danois de 38 ans, qui a roulé pour Christina Watches, une équipe de D3, cette saison, était bien parti pour s'adjuger le Tour 2007 quand la direction de Rabobank l'a écarté de la course avant de le limoger séance tenante. Une anecdote du commentateur TV italien Davide Cassani avait révélé que Rasmussen n'avait pas préparé le Tour au Mexique comme il l'avait prétendu et qu'il avait donc menti en remplissant ses whereabouts.

La décision de la direction de Rabobank lui a coûté une fortune, se plaint le grimpeur. Il exige donc une indemnité de 5,8 millions de son ancien employeur. " L'estimation est modérée quand on sait ce que les récents vainqueurs du Tour ont empoché ", affirme Rasmussen.

En 2008, le tribunal d'Utrecht s'était déjà penché sur l'affaire et avait contraint Rabobank à verser une indemnité de licenciement de 715.000 euros à son coureur. La banque et le sportif s'étaient pourvus en appel. Celui-ci est traité depuis le mois dernier à Arnhem. Le tribunal a entendu les témoignages de l'ancien manager, Theo de Rooij, et de l'ancien directeur d'équipe Erik Breukink. Ils ont répété n'avoir réalisé le trucage des whereabouts qu'en juillet 2007.

Mardi, Rasmussen compte démontrer qu'il a été injustement renvoyé car selon lui, l'équipe savait pertinemment bien qu'il n'était pas au Mexique mais en Italie. De Rooij lui avait ainsi faxé des étapes des Alpes sur son numéro italien. " Breukink a une très mauvaise conscience ", souligne le Danois. En septembre, avant que Rabobank ne mette fin à son sponsoring, il a limogé le directeur technique, juste avant le début de l'appel.

Par Benedict Vanclooster

Rabobank allonge 15 millions d'euros pour respecter ses engagements envers son équipe cycliste, jusqu'au terme de son contrat, mais la banque ne veut plus être associée au cyclisme professionnel masculin. Cela n'empêchera pas la banque de faire la une de la presse cycliste internationale, la semaine prochaine, avec une affaire bien ennuyeuse qui remonte à la surface.Mardi, le tribunal d'Arnhem juge effectivement en appel la plainte de Michael Rasmussen, un ancien coureur de Rabobank. Le Danois de 38 ans, qui a roulé pour Christina Watches, une équipe de D3, cette saison, était bien parti pour s'adjuger le Tour 2007 quand la direction de Rabobank l'a écarté de la course avant de le limoger séance tenante. Une anecdote du commentateur TV italien Davide Cassani avait révélé que Rasmussen n'avait pas préparé le Tour au Mexique comme il l'avait prétendu et qu'il avait donc menti en remplissant ses whereabouts.La décision de la direction de Rabobank lui a coûté une fortune, se plaint le grimpeur. Il exige donc une indemnité de 5,8 millions de son ancien employeur. " L'estimation est modérée quand on sait ce que les récents vainqueurs du Tour ont empoché ", affirme Rasmussen.En 2008, le tribunal d'Utrecht s'était déjà penché sur l'affaire et avait contraint Rabobank à verser une indemnité de licenciement de 715.000 euros à son coureur. La banque et le sportif s'étaient pourvus en appel. Celui-ci est traité depuis le mois dernier à Arnhem. Le tribunal a entendu les témoignages de l'ancien manager, Theo de Rooij, et de l'ancien directeur d'équipe Erik Breukink. Ils ont répété n'avoir réalisé le trucage des whereabouts qu'en juillet 2007. Mardi, Rasmussen compte démontrer qu'il a été injustement renvoyé car selon lui, l'équipe savait pertinemment bien qu'il n'était pas au Mexique mais en Italie. De Rooij lui avait ainsi faxé des étapes des Alpes sur son numéro italien. " Breukink a une très mauvaise conscience ", souligne le Danois. En septembre, avant que Rabobank ne mette fin à son sponsoring, il a limogé le directeur technique, juste avant le début de l'appel.Par Benedict Vanclooster