Le parcours de la 97e édition, présenté lundi à Milan, comportera 9 arrivées en altitude, dont cinq en haute montagne. Mais les difficultés interviendront surtout en fin d'étape, a souligné le directeur de course Mauro Vegni. "C'est un parcours nerveux comme le veut le cyclisme moderne", a estimé Pier Bergonzi, l'un des responsables du journal (Gazzetta dello Sport) du groupe organisateur (RCS). Avec le souci affiché de soigner la récupération pour les coureurs qui auront une journée de repos supplémentaire pour digérer le transfert aérien de Dublin, terme d'un séjour initial en forme de trait d'union entre l'Irlande du Nord et l'Eire.

Le tracé italien remonte ensuite vers le nord sans escamoter la moyenne montagne qui constitue l'épine dorsale de la péninsule. Après un contre-la-montre de 46,4 kilomètres dans les vignobles prestigieux du Piémont (12e étape), il attaque les cols alpestres à la fin de la deuxième semaine et rend hommage, en arrivant à Oropa (14e étape) et Montecampione (15e étape), au grimpeur italien Marco Pantani, décédé voici dix ans. Deux sites où s'était illustré le Pirate, dernier Italien à avoir gagné le Tour de France (1998).

5000 m de dénivelé en moins Dans sa troisième semaine, la course rose reprend le tracé de l'étape du Val Martello qui avait été annulée en mai dernier à cause de la neige (par le Gavia et le Stelvio). Elle passe par les Dolomites (refuge Panarotta) et met en scène un spectaculaire contre-la-montre en côte sur les pentes du Monte Grappa, théâtre d'affrontements meurtriers pendant la Première guerre mondiale. Avant l'apothéose du Monte Zoncolan, l'une des ascensions les plus dures d'Italie, à la veille de l'arrivée à Trieste.

"C'est un Giro plus humain mais qui n'est pas plus facile", a estimé son dernier lauréat, l'Italien Vincenzo Nibali, l'un des coureurs venus assister à la cérémonie milanaise (avec Evans, Valverde, Quintana, A. Schleck, Basso et Scarponi notamment). "Sur la carte, c'est un parcours pour un coureur complet", a ajouté le Sicilien. "Le jour-clé pourrait être le chrono de Barolo (12e étape). Celui qui fera la différence pourra gérer la dernière semaine".

"Par rapport à la précédente édition, il y aura 5000 mètres de dénivelé en moins", a confirmé Mauro Vegni. "Mais ce ne sera pas un Giro moins dur".

Les 7 étapes les plus importantes du Giro 2014:

8e étape (Foligno - Montecopiolo, 174 km): L'étape piégeuse par excellence dans les collines des Marches, aux pentes qui peuvent atteindre de forts pourcentages.

12e étape (Barbaresco - Barolo contre-la-montre, 46,4 km): D'un vignoble à l'autre dans le Piémont, le premier "chrono" individuel avantage les rouleurs malgré une côte près de l'arrivée.

14e étape (Agliè - Oropa, 162 km): Le Giro revient au sanctuaire d'Oropa, au-dessus de Biella. Pantani y avait accompli l'une de ses performances les plus stupéfiantes dans le Giro 1999.

15e étape (Valdengo - Montecampione, 217 km): Encore un haut lieu pour les nostalgiques du Pirate, auteur d'un coup de force en 1998. La montée finale est aussi longue (18,6 km) qu'éprouvante.

16e étape (Ponte di Legno - Val Martello, 139 km): Le concentré de difficultés n'a pu être "offert" en mai dernier à cause du mauvais temps: le Gavia, le Stelvio (le point culminant) et la longue montée dans le Val Martello.

19e étape (Bassano del Grappa - Monte Grappa contre-la-montre, 26,8 km): Le second "chrono" individuel commence par une partie en faux-plat. Puis, la route s'élève pour rejoindre le sommet du Monte Grappa, au-dessus de la plaine de Vénétie.

20e étape (Maniago - Monte Zoncolan, 167 km): Deux cols avant l'ascension finale du Zoncolan, la montagne-totem du Frioul escaladée une seule fois (et non deux comme envisagé). "Pour ne pas bloquer la course et laisser des ouvertures aux attaquants", a expliqué le directeur de course Mauro Vegni.

Le parcours de la 97e édition, présenté lundi à Milan, comportera 9 arrivées en altitude, dont cinq en haute montagne. Mais les difficultés interviendront surtout en fin d'étape, a souligné le directeur de course Mauro Vegni. "C'est un parcours nerveux comme le veut le cyclisme moderne", a estimé Pier Bergonzi, l'un des responsables du journal (Gazzetta dello Sport) du groupe organisateur (RCS). Avec le souci affiché de soigner la récupération pour les coureurs qui auront une journée de repos supplémentaire pour digérer le transfert aérien de Dublin, terme d'un séjour initial en forme de trait d'union entre l'Irlande du Nord et l'Eire. Le tracé italien remonte ensuite vers le nord sans escamoter la moyenne montagne qui constitue l'épine dorsale de la péninsule. Après un contre-la-montre de 46,4 kilomètres dans les vignobles prestigieux du Piémont (12e étape), il attaque les cols alpestres à la fin de la deuxième semaine et rend hommage, en arrivant à Oropa (14e étape) et Montecampione (15e étape), au grimpeur italien Marco Pantani, décédé voici dix ans. Deux sites où s'était illustré le Pirate, dernier Italien à avoir gagné le Tour de France (1998). 5000 m de dénivelé en moins Dans sa troisième semaine, la course rose reprend le tracé de l'étape du Val Martello qui avait été annulée en mai dernier à cause de la neige (par le Gavia et le Stelvio). Elle passe par les Dolomites (refuge Panarotta) et met en scène un spectaculaire contre-la-montre en côte sur les pentes du Monte Grappa, théâtre d'affrontements meurtriers pendant la Première guerre mondiale. Avant l'apothéose du Monte Zoncolan, l'une des ascensions les plus dures d'Italie, à la veille de l'arrivée à Trieste. "C'est un Giro plus humain mais qui n'est pas plus facile", a estimé son dernier lauréat, l'Italien Vincenzo Nibali, l'un des coureurs venus assister à la cérémonie milanaise (avec Evans, Valverde, Quintana, A. Schleck, Basso et Scarponi notamment). "Sur la carte, c'est un parcours pour un coureur complet", a ajouté le Sicilien. "Le jour-clé pourrait être le chrono de Barolo (12e étape). Celui qui fera la différence pourra gérer la dernière semaine". "Par rapport à la précédente édition, il y aura 5000 mètres de dénivelé en moins", a confirmé Mauro Vegni. "Mais ce ne sera pas un Giro moins dur".