"Le meilleur du train bleu", tel est le nom de la série proposée par Lance Armstrong sur The Move. Tout le monde aura compris la référence à l'armada US Postal et Discovery Channel, emmenée par le Texan entre 1999 et 2005. Lors de ces sept années de règne sans partage, l'Américain avait à chaque fois ramené le maillot jaune à Paris.Sept maillots qui ne lui appartiennent plus suite aux scandales de dopage qui ont frappé l'équipe quelques années plus tard, menant à une suspension à vie à son encontre, ainsi qu'à celle de Johan Bruyneel, le directeur sportif du team ricain.Une sanction qui ne les empêche pas aujourd'hui de se remémorer cette période de domination quasi intégrale, aux côtés de George Hincapie, le sprinter de l'équipe.

Des anecdotes qui ne sont pas forcément de grandes révélations, mais qui intéresseront sans doute les amateurs de cyclisme. Ceux-ci apprécieront les récits des entraînements spartiates du Boss, les mouvements tactiques de Bruyneel et les histoires sur les concurrents d'Armstrong, comme par exemple le regretté Marco Pantani. L'interaction entre le Belge et l'Américain se révèle pleine d'esprit.

Insultes et retrouvailles

La présence de Bruyneel et Hincapie est surprenante. On se souvient en effet que le premier s'était lâché dans une interview accordée à HUMO, traitant le second, ainsi que Tyler Hamilton et Jonathan Vaughters, deux anciens d'US Postal, de "tapettes" (sic) et de "mecs sans couilles." (re-sic) "Je n'ai rien à savoir sur ce genre de geignards", avait ajouté l'ancien cycliste. Rappelons que c'était leurs aveux qui avaient mené Armstrong à l'échafaud.Bien que ce dernier y aille de déclarations fortes, le mot dopage n'y est pas prononcé une seule fois. Cela n'étonne guère, quand on sait que ses podcasts vivent à coups de gros sponsoring (ils sont d'ailleurs régulièrement interrompus par des "messages professionnels", comme l'indique lui-même L.A.). Inutile donc de se montrer trop clivant..Il aborde pourtant le thème dans le premier épisode de la série, mais de façon très superficielle, avec un accent essentiellement mis sur les résultats sportifs, même s'ils ont peut-être été acquis en trichant.

"Laissez-moi vous dire ceci : Nous savons tous ce qui s'est passé à l'époque. Nous ne voulons pas ignorer ou minimiser les sentiments et émotions de qui que ce soit à propos de cette période du cyclisme. Nous aimons ces souvenirs, les chérissons et nous ne pensons pas être les seuls. Mais nous gardons les pieds sur terre. À ceux qui nous écoutent et nous regardent sur Facebook : nous vous aimons, vous apprécions et sommes conscients de la réalité, mais nous ne voulons pas jeter ça à la face des gens Je n'avais même pas prévu de dire cela, mais Johan m'a rappelé de le faire, d'une façon ou d'une autre."

Sale période

Bruyneel cite ensuite l'exemple d'Alex Zülle, arrivé deuxième du Tour 1999, derrière Armstrong. À cette époque, le Suisse revenait d'une suspension de huit mois après avoir été impliqué dans l'affaire Festina, survenue un an auparavant sur la même épreuve. "Personne n'a jamais parlé de Zülle de cette manière", explique le Belge.

"Mais il n'a pas remporté le Tour à sept reprise", nuance alors Lance. "Si ça avait été le cas, il aurait subi la même chose." "Nous devons reconnaître qu'à cette époque, le cyclisme était ce qu'il était", poursuit Bruyneel. "C'était sale", confirme Armstrong. "Rappelons également que la façon dont tout cela a été présenté dans les médias était très incohérente", selon Hincapie. On n'ira pas plus loin. Car comme sur les routes françaises, c'est le patron Armstrong qui imprime le tempo. Ou change de sujet dans ce cas-ci.

"Le meilleur du train bleu", tel est le nom de la série proposée par Lance Armstrong sur The Move. Tout le monde aura compris la référence à l'armada US Postal et Discovery Channel, emmenée par le Texan entre 1999 et 2005. Lors de ces sept années de règne sans partage, l'Américain avait à chaque fois ramené le maillot jaune à Paris.Sept maillots qui ne lui appartiennent plus suite aux scandales de dopage qui ont frappé l'équipe quelques années plus tard, menant à une suspension à vie à son encontre, ainsi qu'à celle de Johan Bruyneel, le directeur sportif du team ricain.Une sanction qui ne les empêche pas aujourd'hui de se remémorer cette période de domination quasi intégrale, aux côtés de George Hincapie, le sprinter de l'équipe. Des anecdotes qui ne sont pas forcément de grandes révélations, mais qui intéresseront sans doute les amateurs de cyclisme. Ceux-ci apprécieront les récits des entraînements spartiates du Boss, les mouvements tactiques de Bruyneel et les histoires sur les concurrents d'Armstrong, comme par exemple le regretté Marco Pantani. L'interaction entre le Belge et l'Américain se révèle pleine d'esprit.Insultes et retrouvaillesLa présence de Bruyneel et Hincapie est surprenante. On se souvient en effet que le premier s'était lâché dans une interview accordée à HUMO, traitant le second, ainsi que Tyler Hamilton et Jonathan Vaughters, deux anciens d'US Postal, de "tapettes" (sic) et de "mecs sans couilles." (re-sic) "Je n'ai rien à savoir sur ce genre de geignards", avait ajouté l'ancien cycliste. Rappelons que c'était leurs aveux qui avaient mené Armstrong à l'échafaud.Bien que ce dernier y aille de déclarations fortes, le mot dopage n'y est pas prononcé une seule fois. Cela n'étonne guère, quand on sait que ses podcasts vivent à coups de gros sponsoring (ils sont d'ailleurs régulièrement interrompus par des "messages professionnels", comme l'indique lui-même L.A.). Inutile donc de se montrer trop clivant..Il aborde pourtant le thème dans le premier épisode de la série, mais de façon très superficielle, avec un accent essentiellement mis sur les résultats sportifs, même s'ils ont peut-être été acquis en trichant. "Laissez-moi vous dire ceci : Nous savons tous ce qui s'est passé à l'époque. Nous ne voulons pas ignorer ou minimiser les sentiments et émotions de qui que ce soit à propos de cette période du cyclisme. Nous aimons ces souvenirs, les chérissons et nous ne pensons pas être les seuls. Mais nous gardons les pieds sur terre. À ceux qui nous écoutent et nous regardent sur Facebook : nous vous aimons, vous apprécions et sommes conscients de la réalité, mais nous ne voulons pas jeter ça à la face des gens Je n'avais même pas prévu de dire cela, mais Johan m'a rappelé de le faire, d'une façon ou d'une autre."Sale périodeBruyneel cite ensuite l'exemple d'Alex Zülle, arrivé deuxième du Tour 1999, derrière Armstrong. À cette époque, le Suisse revenait d'une suspension de huit mois après avoir été impliqué dans l'affaire Festina, survenue un an auparavant sur la même épreuve. "Personne n'a jamais parlé de Zülle de cette manière", explique le Belge."Mais il n'a pas remporté le Tour à sept reprise", nuance alors Lance. "Si ça avait été le cas, il aurait subi la même chose." "Nous devons reconnaître qu'à cette époque, le cyclisme était ce qu'il était", poursuit Bruyneel. "C'était sale", confirme Armstrong. "Rappelons également que la façon dont tout cela a été présenté dans les médias était très incohérente", selon Hincapie. On n'ira pas plus loin. Car comme sur les routes françaises, c'est le patron Armstrong qui imprime le tempo. Ou change de sujet dans ce cas-ci.