Pau reste évidemment ancrée dans la légende du Tour mais quand le peloton ne rejoint pas la ville à partir des Pyrénées, l'étape peut être décevante car Pau est alors la dernière halte avant que le travail en montagne ne commence. Le parcours n'est pas exagérément long: 158 kilomètres. Certes, il est épicé par quelques côtes de troisième et quatrième catégories, mais les trente derniers kilomètres descendent en pente douce vers Pau, où le peloton va passer sa seconde journée de repos.

Auparavant, Pau avait une toute autre réputation: c'était la ville des abandons. On ne parle pas de coureurs moyens mais de grands noms, généralement des sprinters qui n'avaient pas envie de se coltiner les montagnes. Mieux valait abandonner discrètement car la direction du Tour ne parle que d'éthique, un concept étrange auquel ASO donne le sens qu'il veut. L'organisation n'apprécie pas du tout les abandons de coureurs qui, selon elle, n'ont pas de motif valable. Aux yeux de l'organisation, rouler en France est un honneur et un coureur doit être à moitié mort pour être autorisé à jeter l'éponge.

Un coureur a essayé de duper l'organisation du Tour: en 1998, Mario Cipollini gagne deux étapes durant la première semaine. Il en avait déjà empoché quatre au Giro et cela lui suffisait. Non seulement, il a abandonné ostensiblement en route vers Pau mais en plus, il a eu la bonne idée d'asperger les coureurs toujours à l'oeuvre avec son bidon, une fois réfugié dans la voiture suiveuse. Cela a fait rire tout le monde sauf Jean-Marie Leblanc, le directeur du Tour. De 2000 à 2003, Cipollini n'a tout simplement pas été autorisé à prendre le départ, malgré son titre de champion du monde en 2002. C'était la vengeance de Pau.

Sport/Foot Magazine 'spécial Tour 2012'

Pau reste évidemment ancrée dans la légende du Tour mais quand le peloton ne rejoint pas la ville à partir des Pyrénées, l'étape peut être décevante car Pau est alors la dernière halte avant que le travail en montagne ne commence. Le parcours n'est pas exagérément long: 158 kilomètres. Certes, il est épicé par quelques côtes de troisième et quatrième catégories, mais les trente derniers kilomètres descendent en pente douce vers Pau, où le peloton va passer sa seconde journée de repos. Auparavant, Pau avait une toute autre réputation: c'était la ville des abandons. On ne parle pas de coureurs moyens mais de grands noms, généralement des sprinters qui n'avaient pas envie de se coltiner les montagnes. Mieux valait abandonner discrètement car la direction du Tour ne parle que d'éthique, un concept étrange auquel ASO donne le sens qu'il veut. L'organisation n'apprécie pas du tout les abandons de coureurs qui, selon elle, n'ont pas de motif valable. Aux yeux de l'organisation, rouler en France est un honneur et un coureur doit être à moitié mort pour être autorisé à jeter l'éponge. Un coureur a essayé de duper l'organisation du Tour: en 1998, Mario Cipollini gagne deux étapes durant la première semaine. Il en avait déjà empoché quatre au Giro et cela lui suffisait. Non seulement, il a abandonné ostensiblement en route vers Pau mais en plus, il a eu la bonne idée d'asperger les coureurs toujours à l'oeuvre avec son bidon, une fois réfugié dans la voiture suiveuse. Cela a fait rire tout le monde sauf Jean-Marie Leblanc, le directeur du Tour. De 2000 à 2003, Cipollini n'a tout simplement pas été autorisé à prendre le départ, malgré son titre de champion du monde en 2002. C'était la vengeance de Pau. Sport/Foot Magazine 'spécial Tour 2012'