Ses détracteurs rétorquent qu'il n'a connu la victoire que sur les pavés français et flamands, que le cyclisme n'est pas aussi mondialisé qu'on le dit et que beaucoup de journalistes spécialisés en cyclisme ont massivement voté pour lui, dans les rédactions sportives.

Celui qui jette un coup d'oeil au palmarès du Sportif de l'Année réalise toutefois que le fameux lobby du cyclisme ne peut être systématiquement pointé du doigt. De 1978 à 2005, seuls trois coureurs ont été récompensés, trois champions du monde : Rudy Dhaenens (1990), Claude Criquielion (1984) et Freddy Maertens (1981).

Johan Museeuw ne l'a jamais remporté. En 1996, l'année durant laquelle il s'est adjugé Paris-Roubaix et le Mondial, il a dû s'effacer, à juste titre, devant le champion olympique Fred Deburghraeve, comme en 1995. Les autres saisons, il s'est notamment incliné face à Vincent Rousseau (1993) et Stefan Everts (2002).

Le fait est que la Belgique a manqué de sportifs masculins de ce calibre, en-dehors du cyclisme, ces dernières années. Elle n'a pas eu d'athlètes qui dominent un sport populaire. Hans Van Alphen n'est malheureusement pas parvenu à se hisser au faîte de la hiérarchie du décathlon. Il est donc logique qu'il s'empare seulement d'un accessit, quand un coureur comme Boonen reste sur une année fantastique, digne de 2005, comme Gilbert la saison passée.

Leur élection et leur sport -accablé par le dopage- a-t-il moins de valeur qu'un autre ? Ce n'est pas l'avis de la Grande-Bretagne, qui est pourtant dénuée de tradition cycliste. Pour la deuxième année de suite, après Mark Cavendish, un cycliste, Bradley Wiggins, vainqueur du Tour et médaille d'or du contre-la-montre olympique, a été élu Sportspersonality of the Year. devant Jessica Ennis, Andy Murray et Mo Farah, médailles d'or olympique dans des disciplines " mondiales " comme l'athlétisme et le tennis...

Jonas Créteur

Ses détracteurs rétorquent qu'il n'a connu la victoire que sur les pavés français et flamands, que le cyclisme n'est pas aussi mondialisé qu'on le dit et que beaucoup de journalistes spécialisés en cyclisme ont massivement voté pour lui, dans les rédactions sportives.Celui qui jette un coup d'oeil au palmarès du Sportif de l'Année réalise toutefois que le fameux lobby du cyclisme ne peut être systématiquement pointé du doigt. De 1978 à 2005, seuls trois coureurs ont été récompensés, trois champions du monde : Rudy Dhaenens (1990), Claude Criquielion (1984) et Freddy Maertens (1981).Johan Museeuw ne l'a jamais remporté. En 1996, l'année durant laquelle il s'est adjugé Paris-Roubaix et le Mondial, il a dû s'effacer, à juste titre, devant le champion olympique Fred Deburghraeve, comme en 1995. Les autres saisons, il s'est notamment incliné face à Vincent Rousseau (1993) et Stefan Everts (2002).Le fait est que la Belgique a manqué de sportifs masculins de ce calibre, en-dehors du cyclisme, ces dernières années. Elle n'a pas eu d'athlètes qui dominent un sport populaire. Hans Van Alphen n'est malheureusement pas parvenu à se hisser au faîte de la hiérarchie du décathlon. Il est donc logique qu'il s'empare seulement d'un accessit, quand un coureur comme Boonen reste sur une année fantastique, digne de 2005, comme Gilbert la saison passée.Leur élection et leur sport -accablé par le dopage- a-t-il moins de valeur qu'un autre ? Ce n'est pas l'avis de la Grande-Bretagne, qui est pourtant dénuée de tradition cycliste. Pour la deuxième année de suite, après Mark Cavendish, un cycliste, Bradley Wiggins, vainqueur du Tour et médaille d'or du contre-la-montre olympique, a été élu Sportspersonality of the Year. devant Jessica Ennis, Andy Murray et Mo Farah, médailles d'or olympique dans des disciplines " mondiales " comme l'athlétisme et le tennis...Jonas Créteur