On dit souvent d'un maillot distinctif comme le maillot de champion du monde qu'il donne des ailes, mais d'autres disent qu'il est lourd à porter. Qui a raison?

JULIAN ALAPHILIPPE: Le maillot de champion du monde procure des sensations spéciales, tant à l'entraînement qu'en course. Rien que le fait de le regarder motive davantage. Mais de là dire qu'il donne des ailes... Ce que je sais, c'est qu'il est très lourd à porter. J'ai été beaucoup plus sollicité. En stage, j'étais toujours en train de poser pour des photos, alors que mes équipiers étaient déjà sur la table de massage. Ce maillot engendre davantage de pression et de stress. On attend de celui qui le porte qu'il soit bon ou qu'il remporte chaque course. Et c'est ce qu'on veut aussi, mais c'est ça qui complique encore les choses.

Tu as été surpris par le poids de ce maillot?

ALAPHILIPPE: Le titre de champion du monde était le plus grand objectif de ma carrière. J'étais donc très content de l'avoir atteint, mais je savais que ça allait changer pas mal de choses, qu'il serait difficile de lui faire honneur et de continuer à gagner des courses. C'était un défi qui n'était pas gagné d'avance.

Tu serais libéré si tu devais céder ton maillot à Louvain?

ALAPHILIPPE: C'est difficile à dire. Oui, peut-être dans le sens où je serais moins sollicité et moins sous pression, mais j'arrive à faire la part des choses. Je savais que la seule façon de réussir était de continuer à courir comme avant, même si le maillot avait changé. Il fallait travailler dur et prendre du plaisir en course. Je suis resté moi-même, pas seulement dans ma façon de courir, mais aussi dans mes rapports avec les médias et les autres personnes qui me sollicitaient. Mais quand on prend part à un championnat du monde, on rêve de le gagner. Donc je vais tout faire pour prolonger mon titre. Si je n'y arrive pas, je n'aurai aucun regret, car j'aurai fait de mon mieux et j'aurai la satisfaction du devoir accompli. Mais ça reste un maillot emblématique qui fait rêver, le plus beau qui soit. Je ne dirai donc pas non à une nouvelle année avec le maillot arc-en-ciel (Il rit)."

On dit souvent d'un maillot distinctif comme le maillot de champion du monde qu'il donne des ailes, mais d'autres disent qu'il est lourd à porter. Qui a raison?JULIAN ALAPHILIPPE: Le maillot de champion du monde procure des sensations spéciales, tant à l'entraînement qu'en course. Rien que le fait de le regarder motive davantage. Mais de là dire qu'il donne des ailes... Ce que je sais, c'est qu'il est très lourd à porter. J'ai été beaucoup plus sollicité. En stage, j'étais toujours en train de poser pour des photos, alors que mes équipiers étaient déjà sur la table de massage. Ce maillot engendre davantage de pression et de stress. On attend de celui qui le porte qu'il soit bon ou qu'il remporte chaque course. Et c'est ce qu'on veut aussi, mais c'est ça qui complique encore les choses.Tu as été surpris par le poids de ce maillot?ALAPHILIPPE: Le titre de champion du monde était le plus grand objectif de ma carrière. J'étais donc très content de l'avoir atteint, mais je savais que ça allait changer pas mal de choses, qu'il serait difficile de lui faire honneur et de continuer à gagner des courses. C'était un défi qui n'était pas gagné d'avance.Tu serais libéré si tu devais céder ton maillot à Louvain?ALAPHILIPPE: C'est difficile à dire. Oui, peut-être dans le sens où je serais moins sollicité et moins sous pression, mais j'arrive à faire la part des choses. Je savais que la seule façon de réussir était de continuer à courir comme avant, même si le maillot avait changé. Il fallait travailler dur et prendre du plaisir en course. Je suis resté moi-même, pas seulement dans ma façon de courir, mais aussi dans mes rapports avec les médias et les autres personnes qui me sollicitaient. Mais quand on prend part à un championnat du monde, on rêve de le gagner. Donc je vais tout faire pour prolonger mon titre. Si je n'y arrive pas, je n'aurai aucun regret, car j'aurai fait de mon mieux et j'aurai la satisfaction du devoir accompli. Mais ça reste un maillot emblématique qui fait rêver, le plus beau qui soit. Je ne dirai donc pas non à une nouvelle année avec le maillot arc-en-ciel (Il rit)."