Les Jeux Olympiques sont accessibles aux cyclistes professionnels depuis vingt ans, à Atlanta. Pourtant, la course sur route reste plutôt amateur. Comme les pays ne peuvent aligner que cinq coureurs maximum, il leur est difficile de contrôler la course, dont le déroulement est donc imprévisible. Le favori gagne rarement, comme l'a expérimenté Mark Cavendish lors de la dernière édition. La formule est également propice aux combines, comme l'a démontré Alexandre Vinokourov à Sydney au profit de Jan Ullrich et à Londres pour lui-même.

Cette fois, les favoris ont quand même plus de chances de faire honneur à leur statut: le parcours est en effet très élitiste. Même Peter Sagan l'a jugé trop ardu et a préféré se rabattre sur le VTT. Greg Van Avermaet et Philippe Gilbert, qui forment avec Tim Wellens, Serge Pauwels et Laurens De Plus le quintette du sélectionneur Kevin De Weert, pensent pouvoir réussir quelque chose à Rio.

Carlo Bomans, le prédécesseur de De Weert, avait comparé le parcours olympique à une étape de montagne du Tour de France. L'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et la Colombie, les pays qui, comme la Belgique, peuvent aligner cinq coureurs, délèguent des leaders qui sont déjà montés sur le podium de grands tours. Bernard Bourreau, l'expérimenté sélectionneur français, a un favori. L'année dernière, Alexis Vuillermoz a gagné l'épreuve-test olympique, au plateau peu ronflant, tandis que Romain Bardet était troisième. Bourreau ne pense pas à un succès hexagonal. Il insiste sur le fait que la Vista Chinesa, la côte de neuf kilomètres, gravie à trois reprises, est suivie par douze kilomètres de plat dans la finale. "Un homme seul aura du mal à s'imposer. Je pense que c'est une course taillée à la mesure d'un grimpeur doté d'un bon sprint, comme Alejandro Valverde."

L'année dernière, Pauwels, deuxième de l'épreuve-test, s'est demandé si le parcours n'était pas trop ardu pour Van Avermaet et Gilbert. Rainman Wellens grimpe bien mais ne supporte pas la chaleur. Les amateurs belges de cyclisme n'ont plus qu'à espérer que la course leur réserve une surprise, conformément à la tradition.

Par Benedict Vanclooster

Les Jeux Olympiques sont accessibles aux cyclistes professionnels depuis vingt ans, à Atlanta. Pourtant, la course sur route reste plutôt amateur. Comme les pays ne peuvent aligner que cinq coureurs maximum, il leur est difficile de contrôler la course, dont le déroulement est donc imprévisible. Le favori gagne rarement, comme l'a expérimenté Mark Cavendish lors de la dernière édition. La formule est également propice aux combines, comme l'a démontré Alexandre Vinokourov à Sydney au profit de Jan Ullrich et à Londres pour lui-même.Cette fois, les favoris ont quand même plus de chances de faire honneur à leur statut: le parcours est en effet très élitiste. Même Peter Sagan l'a jugé trop ardu et a préféré se rabattre sur le VTT. Greg Van Avermaet et Philippe Gilbert, qui forment avec Tim Wellens, Serge Pauwels et Laurens De Plus le quintette du sélectionneur Kevin De Weert, pensent pouvoir réussir quelque chose à Rio.Carlo Bomans, le prédécesseur de De Weert, avait comparé le parcours olympique à une étape de montagne du Tour de France. L'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et la Colombie, les pays qui, comme la Belgique, peuvent aligner cinq coureurs, délèguent des leaders qui sont déjà montés sur le podium de grands tours. Bernard Bourreau, l'expérimenté sélectionneur français, a un favori. L'année dernière, Alexis Vuillermoz a gagné l'épreuve-test olympique, au plateau peu ronflant, tandis que Romain Bardet était troisième. Bourreau ne pense pas à un succès hexagonal. Il insiste sur le fait que la Vista Chinesa, la côte de neuf kilomètres, gravie à trois reprises, est suivie par douze kilomètres de plat dans la finale. "Un homme seul aura du mal à s'imposer. Je pense que c'est une course taillée à la mesure d'un grimpeur doté d'un bon sprint, comme Alejandro Valverde."L'année dernière, Pauwels, deuxième de l'épreuve-test, s'est demandé si le parcours n'était pas trop ardu pour Van Avermaet et Gilbert. Rainman Wellens grimpe bien mais ne supporte pas la chaleur. Les amateurs belges de cyclisme n'ont plus qu'à espérer que la course leur réserve une surprise, conformément à la tradition. Par Benedict Vanclooster