La Machine a connu des malheurs au Tour, comme en 2007 quand son équipe Cofidis a dû quitter l'épreuve suite au contrôle positif de Cristian Moreni et en 2012 quand une infection des voies respiratoires l'a contrainte à l'abandon mais aussi des joies. Chavanel a gagné l'étape de Montluçon en 2008 et triomphé deux fois en 2010, avec le maillot jaune en prime. Cette année-là, Chavanel a volé à travers la vitre arrière d'une voiture de Liquigas dans les derniers kilomètres de Liège-Bastogne-Liège, s'occasionnant une fracture de la base du crâne. On a craint pour sa carrière et le diagnostic le plus rassurant a été " au moins huit semaines de repos. " Mais alors pas de Tour.
...

La Machine a connu des malheurs au Tour, comme en 2007 quand son équipe Cofidis a dû quitter l'épreuve suite au contrôle positif de Cristian Moreni et en 2012 quand une infection des voies respiratoires l'a contrainte à l'abandon mais aussi des joies. Chavanel a gagné l'étape de Montluçon en 2008 et triomphé deux fois en 2010, avec le maillot jaune en prime. Cette année-là, Chavanel a volé à travers la vitre arrière d'une voiture de Liquigas dans les derniers kilomètres de Liège-Bastogne-Liège, s'occasionnant une fracture de la base du crâne. On a craint pour sa carrière et le diagnostic le plus rassurant a été " au moins huit semaines de repos. " Mais alors pas de Tour. Le coureur Quick-Step s'est rétabli étonnamment vite. Son horizon s'est éclairci pendant le Tour de Suisse et il n'a jamais été aussi bon au Tour. Dans les Ardennes, là où il s'était brisé le crâne en avril, il a gagné l'étape contestée de Spa, celle où Fabian Cancellara a arrêté le peloton après plusieurs chutes. Une semaine plus tard, Chavanel a clôturé avec succès une échappée à la Station des Rousses. À l'arrivée, il a embrassé à deux reprises la chaîne qu'il porte au cou, un cadeau de ses fils Baptiste et Maxence pour la fête des pères. Le geste de Cancellara, qui avait embrassé une figurine au Tour des Flandres, l'avait inspiré. Sylvain avait promis de l'imiter s'il remportait une étape. Il en a gagné deux. Chavanel a donc notamment enlevé l'étape de la Station des Rousses, l'arrivée de cette étape. Les coureurs ont pris le départ à Dole, à 187,5 kilomètres de là. C'est le village natal de Louis Pasteur, qui a vu le jour il y a 195 ans, en 1822. Le biologiste français est devenu célèbre pour avoir inventé la technique de pasteurisation, à laquelle il a donné son nom, et pour avoir découvert le vaccin contre la rage. Le départ est donné à une altitude de 244 mètres. Le tracé s'élève progressivement à travers le massif du Jura pour atteindre le sommet du Col de la Joux (1035), puis le faite de la Côte de Viry. La Montée de la Combe de Laisia Les Molunes constitue le principal obstacle. Le peloton va enchaîner les fameux lacets de Septmoncel. L'ascension est spectaculaire mais pas insurmontable : 11,7 kilomètres à 6,7 %. Après le sommet, le peloton parcourt onze kilomètres sur des routes vallonnées jusqu'à l'arrivée à la Station des Rousses, une des plus anciennes stations de sports d'hiver de l'Hexagone. Il est donc peu probable que les coureurs de classement se remuent pendant cette étape, surtout compte tenu de la rude étape alpestre du lendemain. Les attaquants comme Tim Wellens auront donc leur chance. Le coureur Lotto-Soudal va certainement cocher cette étape car son tracé lui convient à merveille : ardu mais pas trop. Et qui sait ? Il pleuvra peut-être sur le Jura. Mais le Rainman belge devra sans doute tenir compte d'Alexis Vuillermoz. Il est originaire de Saint-Claude, un village situé au pied de l'ascension finale et rêve de se distinguer devant son public. Le poids plume français est populaire : depuis deux ans, en octobre, le village voisin de Moirans-en-Montagne organise la course de gentlemen Alexis Vuillermoz. Cette course est née dans la foulée de la surprenante victoire d'étape du coureur local à Mûr-de-Bretagne, en 2015, au nez et à la barbe de tous les favoris. Peu avant, un riche voisin a sauvé sa carrière quand Vuillermoz s'est retrouvé sans équipe, suite à la dissolution de Sojasun. L'homme d'affaires a convaincu Vincent Lavenu, le manager d'AG2R, d'engager le Jurassien en offrant de payer son salaire. Lavenu ne s'en est jamais mordu les doigts. Il ne se plaindra pas aujourd'hui non plus si Alexis frappe. Sous les yeux de son club de supporters Virage/Dossard 19. Le dossard avec lequel il s'est imposé à Mûr-de-Bretagne. Il est peu probable que les coureurs de classement se livrent bataille pendant l'étape du jour.