Jadis, les Espagnols Alejandro Valverde et Joaquim Rodriguez étaient coéquipiers et amis. Pourtant, au tour de leur pays, qui débute demain sans le tenant du titre, Alberto Contador, les deuxième et troisième de l'édition précédente préféreraient que la victoire revienne à un étranger qu'à l'un d'eux.

La tension qui couvait depuis longtemps entre les deux hommes a explosé durant la dernière Vuelta. Le peloton roulait en éventail quand Valverde, qui était alors leader, a chuté. Katusha a continué à foncer et son leader, Rodriguez, s'est emparé du maillot rouge. " C'est un comportement antisportif ", a fulminé Valverde. " Purito me le paiera. "

Deux semaines plus tard, Rodriguez portait toujours le maillot rouge quand Contador l'a attaqué par surprise, sous l'oeil ravi de Valverde, qui a refusé d'aider son ancien lieutenant, lui infligeant même un coup fatal dans l'ultime ascension. Depuis ce jour, plus personne n'imagine un seul instant qu'ils se réconcilieront.

Valverde et Rodriguez trainent le poids de cet incident mais aussi celui du dernier Tour de France : tous deux se sont distingués dans l'Hexagone mais jamais, dans l'histoire du cyclisme, un protagoniste du Tour n'a remporté la Vuelta la même année depuis son décalage en automne, en 1995.

Pour réussir un doublé, il faut actuellement miser sur la combinaison Giro-Vuelta, comme l'a prouvé Vincenzo Nibali il y a trois ans, en enlevant la Vuelta après être monté sur la troisième marche du podium dans la Botte. Cependant, le vainqueur du Giro veut atteindre son pic de forme le 29 septembre car il vise le Mondial, qui se déroule en Toscane. Astana ne s'attend donc pas à le voir en forme avant la troisième semaine de la Vuelta. Reste à voir si les dés ne seront pas déjà jetés.

Il est peu probable qu'un coureur domine le tour espagnol comme Nibali le Giro ou Chris Froome le Tour. Plus ouverte, la course pourrait tourner à l'avantage des Colombiens Uran, Henao et Betancur, qui ont fait l'impasse sur le Tour. Avec huit arrivées en montagne, les occasions de mener la guérilla ne manqueront pas.

Par Benedict Vanclooster

Jadis, les Espagnols Alejandro Valverde et Joaquim Rodriguez étaient coéquipiers et amis. Pourtant, au tour de leur pays, qui débute demain sans le tenant du titre, Alberto Contador, les deuxième et troisième de l'édition précédente préféreraient que la victoire revienne à un étranger qu'à l'un d'eux. La tension qui couvait depuis longtemps entre les deux hommes a explosé durant la dernière Vuelta. Le peloton roulait en éventail quand Valverde, qui était alors leader, a chuté. Katusha a continué à foncer et son leader, Rodriguez, s'est emparé du maillot rouge. " C'est un comportement antisportif ", a fulminé Valverde. " Purito me le paiera. "Deux semaines plus tard, Rodriguez portait toujours le maillot rouge quand Contador l'a attaqué par surprise, sous l'oeil ravi de Valverde, qui a refusé d'aider son ancien lieutenant, lui infligeant même un coup fatal dans l'ultime ascension. Depuis ce jour, plus personne n'imagine un seul instant qu'ils se réconcilieront.Valverde et Rodriguez trainent le poids de cet incident mais aussi celui du dernier Tour de France : tous deux se sont distingués dans l'Hexagone mais jamais, dans l'histoire du cyclisme, un protagoniste du Tour n'a remporté la Vuelta la même année depuis son décalage en automne, en 1995. Pour réussir un doublé, il faut actuellement miser sur la combinaison Giro-Vuelta, comme l'a prouvé Vincenzo Nibali il y a trois ans, en enlevant la Vuelta après être monté sur la troisième marche du podium dans la Botte. Cependant, le vainqueur du Giro veut atteindre son pic de forme le 29 septembre car il vise le Mondial, qui se déroule en Toscane. Astana ne s'attend donc pas à le voir en forme avant la troisième semaine de la Vuelta. Reste à voir si les dés ne seront pas déjà jetés.Il est peu probable qu'un coureur domine le tour espagnol comme Nibali le Giro ou Chris Froome le Tour. Plus ouverte, la course pourrait tourner à l'avantage des Colombiens Uran, Henao et Betancur, qui ont fait l'impasse sur le Tour. Avec huit arrivées en montagne, les occasions de mener la guérilla ne manqueront pas. Par Benedict Vanclooster